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vendredi, 17 mars 2006

"Ma vie est une énigme dont ton nom est le mot." Victor Hugo

Sans savoir rien l’un de l’autre, sans s’etre jamais vus ou parles, separes par un espace immense, nous avons su replier l’univers pour que nos 2 ames se fondent, se confondent, dans un grand foulard de soie. Quelques notes de musique et quelques mots ont suffi. La vie parait mesquine, presque insignifiante, en regard de notre grace, en regard de notre extase, en regard du big bang originel qui explose nos sens. Je tremble au point que le clavier se derobe. Chaque lettre doit etre arrachee a la felicite. Mais il le faut, il faut tenter de capturer un peu de cette emotion fragile et indestructible, l’enfermer dans une fiole de poesie pour en preserver a jamais l’empreinte.

Des traces de nous, nous en decouvrons partout a present. Elles etaient deja la, mais invisibles a nos coeurs. Nous avions appris leur sublime beaute sans la comprendre. Nous les trouvions tristes et magnifiques, elles etaient glorieuses. Enfin apprivoisees, elles revelent tranquillement leur splendeur immaculee.

D'amour et d'eau fraiche...expression insensee que Mamy utilisait pour essayer de nous mettre un peu de plomb dans la tete. Impossible d'ironiser de cette expression a present...L'eau fraiche est devenu ma substance nourriciere favorite, et toutes mes autres envies s'evaporent dans le nuage de soie de notre amour.

23:20 Publié dans Amour, Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Journaux personnels

jeudi, 16 mars 2006

"Je ne me demande pas où mènent les routes ; c'est pour le trajet que je pars." Anne Hébert

Vos visites, maintenant qu'elles sont reciproques, se sont muees en occupation permanente. Un seul corps habite par deux ames, deux coeurs. Le sommeil n'a pas eteint la flamme, bien au contraire. Le chant de nos ames fusionne en un celeste duo.

Vous m'avez recueillie dans vos bras, avez absorbe jusqu'au plus petit doute, a la plus insignifiante douleur et m'avez conduite au degre de conscience ultime, a la paix ultime, l'accomplissement ultime. Besoin de rien d'autre que le feu mele au miel de votre ame qui coule dans mes veines.

Suis-je au paradis? Je suis pourtant bien vivante, trop vivante.


[En devenir, a vous de revenir :-)]

L'un d'entre vous qui viendra aujourd'hui sur ces pages effectuera la 2000ieme visite du mois de Mars...merci de votre amour et de votre fidelite...:-)

mercredi, 15 mars 2006

"Il est faux de dire que l'amour est un sentiment ; c'est une matière, une substance, une eau fraîche qui coule aux fontaines de l'âme." Christian Charrière

Une autre ame coule a present dans mes veines.

L'espace d'un instant, j'ai hesite a poursuivre l'aventure blogospherique, mais 230 visiteurs hier...230 ames qui raisonnent en moi, impossible de me departir de cette force. De plus, Ecrire m'est devenu aussi essentiel que de respirer.

Cette nouvelle fusion demontre toutefois que les mots sont inaptes a exprimer ce don mysterieux qui me permet de sentir vibrer en moi d'autres ames que la mienne. Hier pour la premiere fois, j'ai partage ce cadeau. Il comprend seulement maintenant ce que je tentais bien maladroitement de lui dire. Continuer d'essayer de vous l'expliquer a vous chers lecteurs tout en sachant qu'il est probable que vous ne comprendrez vraiment que si vous en faites l'experience. Il faut tout de meme s'ateler a cette tache ingrate, ce pouvoir est plus precieux que tout.

S'habiller d'une ame complice comme d'un filtre protecteur. Leurs forces mystiques reunies se mettent en communion avec l'univers tout en les protegeant de tous les elements nocifs. Rien de nefaste ne peut plus nous atteindre et toute la beaute et la purete originelle du monde nous penetrent profondement au rythme de la musique de nos ames a l'unisson.
Lamondre m'a fait un episode d'attachement ce matin mais mon coeur et son double se sont associes pour une contre-attaque d'amour imparable...Rien ne peut plus aller mal...Nous avons le pouvoir de tout transformer en parfait ideal...Ces nouvelles facultes nous font un peu peur...si nouveau...si soudain...si ultime...

"Jusqu'ici tout va bien...Jusqu'ici tout va bien..."

Merci chere Gente masculine pour votre cooperation cette nuit...Votre respect m'honore et a permis ce passage magique...Merci du fond du coeur ;-)

Tiens, le Dieu Indifferent et le Prince des Fleurs sont plus empresses aujourd'hui! Ils doivent instinctivement sentir le changement...

Non, la science ne peut pas tout expliquer, mais l'art sans doute.

Dieu que cette note est confuse, comme moi sans doute, mais quel bonheur!!!

17:10 Publié dans Amour, Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Journaux personnels

mardi, 14 mars 2006

"Mr Green is my PE teacher but he is not really green you know..." Lamondre R.

Le mot d'un enfant vous raccroche d'un coup de baguette magique a la simplicite du bonheur. Heureusement, parce que ce soir ceinture. Mes minauderies tombent a plat devant mon gentil jardinier qui a travaille toute la journee dans la moiteur de cet ete de pacotille. Demain, le Jet Stream emportera la chaleur sur ses ailes et nous reviendrons a un Printemps plus traditionnel. Esperons juste qu'il sera clement et qu'il ne detruira pas la floraison naissante qui fait de la Virginie un si bel endroit a cette saison. Me voila donc avec ce corps gluant de desir. La lubricite inassouvie n'est pas un joli spectacle. Alors, je mange une madeleine.

Oyez! Oyez! Gente Masculine de mes lecteurs favoris! Votre esprit chevaleresque a la rescousse de votre gluante "Belle Aude aux bras blancs" (le surnom que ma Mamy m'avait donne d'apres La Chanson de Roland) est tout a votre honneur, mais...pas tous a la fois...s'il vous plait! Meme dans un gang bang, c'est chacun son tour...Bonjour le telescopage en serie! Un peu de discipline que diable! J'en appele donc a votre chevalerie pour remettre de l'ordre dans cette cacophonie:
- Premierement, les visites ne se font que sur invitation express de la gente Dame, si vous etes invite, elle vous le fera savoir.
- Deuxiemement, la gente Dame a besoin d'un tout petit peu de sommeil, elle n'a plus 20 ans!(Il est 4h17 ici et c'est la java depuis 1h40) Donc meme si vous essayez de tenter votre chance a l'improviste, ce qui est fortement deconseille, merci d'eviter le crenau Minuit-6h00 (6h00 - Midi en France)

Merci par avance de votre soutien pour cette noble entreprise qu'est mon bon plaisir ;-)

Moralite de cette histoire:
quand votre jardinier s'endort le soir,
sans avoir accompli son devoir,
n'alertez pas le lecteur masculin,
car le jardinier du matin
est bien plus coquin!

Le Silencieux reapparait...7 lignes... toute une semaine de correspondance...en une seule fois. Rien de tel que 7 preuves d'amour pour que la journee soit belle. But he can't silence the music of my heart. Pourquoi ne pas le dire en francais? Il ne peut faire taire la musique de mon coeur... Ca n'est pourtant pas sorcier!

Le Prince des Fleurs est aussi empresse, il a envie d'entendre quelque beau compliment pour sa prestation matinale et il les merite, alors il en obtient tout plein! Cette intimite particuliere qui s'installe parfois apres l'amour, une complicite joyeuse, parfaite, la communion de deux etres, qui ne fait pourtant pas taire la musique de mon coeur.

"C'est comme l'eau qui coule, on ne peut pas l'empecher." ("Un pont entre deux rives")

Car la musique du Vent ne me quitte plus. La musique du Vent assourdi tout le reste. La musique du Vent joue de mon chale de soie une symphonie de caresses aux envolees lyriques qui me transporte, avec ma priere a l'esprit protecteur de la riviere, pour rejoindre les oiseaux dans leur valse folle.


[ A suivre...maybe...pas facile de suivre le vent...non pas possible en fait...]

lundi, 13 mars 2006

"On ne comprend rien à la vie tant qu'on n'a pas compris que tout y est confusion." Henry de Montherlant

Ce matin, je me reveille le corps en fievre et un etaux opressant mon coeur.
Je ne crois pas que ce soit vous...
Ca devait arriver.
En m'eveillant ainsi aux emissions de l'ame, vous m'avez sensibilisee a d'autres signaux. Il n'est pas rare a present que je recoive une onde de chaleur d'un lecteur un peu avant un commentaire.
Mais la, c'est autre chose.
La brutale morsure du soleil dans la peau tendre de mon cou et de mes epaules en est la preuve. Une spirale infernale a la recherche de toujours plus d'amour, plus de sensations, un peu comme une drogue.
La blague de Steve Mc Queen dans les " 7 Mercenaires": un homme qui tombe du 5eme etage et qui devant chaque etage dit...jusqu'ici tout va bien...jusqu'ici tout va bien...
On prend toujours ce risque quand on aime. C'est pourquoi beaucoup de gens se protegent de l'amour. Quand on aime, on construit l'autre qui nous construit. Parfois, souvent, on construit trop grand, trop beau, un etre qui nous depasse, et l'autre doit prendre son envol sans nous.
Celui qui s'envole aime-t-il moins celui qui l'a construit pour autant? Pourquoi un amour devrait-il en exclure un autre?
Vous avez cru que vous ne pouviez pas me construire alors vous m'avez offerte a Fred. Vous croyez que vous ne pouvez toujours pas me construire, alors vous me poussez dans la Blogosphere a la decouverte de moi-meme. Vous me construisez toutefois plus que vous ne l'admettrez jamais, probablement plus que vous n'auriez du, au risque de voir mon coeur s'envoler. Mon voeux le plus cher est de vous construire a mon tour, mais plus seulement vous... Votre ame me hantera toujours, ou que me conduise mon plan de vol.

Ca n'est pas prudent d'etre silencieux aujourd'hui. La musique d'une autre ame pourrait combler le vide...Non, pas prudent...

23:04 Publié dans Amour, Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Journaux personnels

dimanche, 12 mars 2006

« Il n’y a que deux manières de mener sa vie. L’une comme si rien n’était miraculeux. L’autre comme si tout était miraculeux. » Albert Einstein

S'appreter pour Kidz Night Out, la sortie mensuelle sans les enfants. Fred en a fait la requete. Le rituel de la douche et du maquillage que vous connaissez par coeur, complete par un huilage complet avec une huile sensuelle au parfum d'epices, et il en faut pour calmer un peu la morsure brutale du soleil. Parfois, j'ai quand meme des idees bizarres. Pourquoi vouloir un coup de soleil? Ca fait mal! Que va-t-il me falloir encore pour garder mon corps en alerte, pret a recevoir toute les sensations reelles ou virtuelles dont je tente en vain de le rassasier. S'abandonner sans aucun dessous dans le satin de soie, une juppe courte (juste pour que Fred puisse bien voir rebondir mes cuisses a chaque pas) et un joli haut decollete qui met en valeur ma fiere poitrine qui vous omnibule toujours autant. La matiere lisse et glissante est un hymne a ma sensualite. Un peu d'essence de Guerlain aux points de pulsation. De haute sandales espadrilles viennent completer la panoplie de seduction (on peut toujours rever). Nous rejoignons un couple d'amis dans un bar a tapas branche. Nous mangeons trop et buvons trop et terminons la soiree a parler...sexe...Pas tres frequent dans ce pays de prudes. Mais en meme temps, quand ils ne sont pas coinces, ils abordent ces sujets tres directement. Ce couple est un peu notre miroir, totalement differents l'un de l'autre, a peu pres du meme age donc au meme stade, ils cherchent comme nous un peu d'exotisme pour renouveler le desir. Ca fait deja plusieurs mois que nous nous courtisons ainsi, mais la premiere fois que ce sujet est aborde, sans tabou. Sans doute le moyen le plus equilibre de realiser le fantasme le plus courant semble-t-il chez les hommes, et partage par Fred et Bob, faire l'amour avec plusieurs femmes. D'ou vient cet etrange fantasme? Il est facile de comprendre une femme avec plusieurs hommes vu la propension de la femme pour la jouissance. Dans ma periode Bridget Jones, j'ai souvent pratique sans jamais etre decue. Mais fort peu d'hommes parviennent a jouir sans ejaculer, donc comment comptent-ils en satisfaire plus d'une? Mystere! C'est tout de meme un cadeau que je souhaite offrir a Fred et a Eric, tout comme Celeste a Bob. A 4 cela semble plus confortable et moins risque. Elle est encore plus grosse que moi Celeste, elle a un cul enorme, presque le double du mien qui est deja plus que respectable dans son genre. Sa peau fine et blanche semble douce a souhait et j'essaie d'imaginer la sensation de ma main sur ses chairs. En plus elle possede le charme d'une coincee qui s'est epanouie, une timidite depassee tout a fait attrayante. C'est tout a l'honneur de Bob qui pique donc ma curiosite. Un homme de 45 ans assez typique, avec un bon ventre arrondi. L'embonpoint chez les hommes m'a toujours attiree, c'est plus moelleux quand on fait l'amour. Fred, grand et maigre, est l'oppose de mon "type" d'homme. Petit (parce que certaines positions s'executent plus facilement quand la difference de taille est moindre, voire inversee) et rond, c'etait ma preference. Mais ni Eric ni Fred ne correspondent a ce canon...Va comprendre... Enfin, Bob est grand mais il est plutot rond. Il a l'air assez libertin pour un Americain et a peu pres aussi obsede que Fred, pour son age. Il nous faudra sans doute quelques sorties de plus pour passer a l'acte et ce manege est excitant. Alors vous vous en doutez, comment se sent-elle votre supplement d'ame soeur? Eh, oui, elle a encore envie! Sauf que le vin a eu raison du partenaire...Il va falloir s'en passer...Non, non, je ne vais pas tout raconter a chaque fois...

De retour sur la terrasse, il fait encore chaud, presque lourd, mais le soleil a la delicate attention de m'epargner. Il est plus sage que moi! Lamondre est toujours puni. Alors Deja est adorable. Nous partageons un pamplemousse juteux, les petites poches de jus qui eclatent sous la pression de la langue taquinent les papilles. Un oeuf, a peine cuit dans le micro-onde, son jaune particulierement doux, tiede et onctueux, vient compenser la chatouille. C'est pour des instants comme celui-la qu'on veut tant etre Maman. L'amour d'un enfant est exceptionnel de simplicite et de purete. Comblee. Un the precieux, une autre de mes collections, reservee au week-end parce qu'il faut avoir le temps de l'apprecier, a petites gorgees lentes. La foret raisonne des melodies joyeuses des anges miniatures rouges, bleus, blancs et noirs avec un triangle de sang sur la tete. Un peu plus loin, le tac-tac-tac d'un pivert et le hou-hou d'une chouette. Fred nous met du Zebda et nous voici entrant dans la danse d'une confection de pate a crepes pour le deuxieme anniversaire de l'adoption, l'anniversaire de notre famille. Deux ans seulement, ca me parait une eternite pourtant, comme si nous avions toujours ete ensembles. Avec Fred, nous debriefons la soiree d'hier. Il avait trop bu, il n'a pas tout suivi. Mis au parfum, il voit deja notre avenir sexuel aggremente d'une partouse mensuelle! Je n'en etais pas encore la...On a meme pas encore essaye. Ca fait tellement longtemps que je n'ai pas fait l'amour avec un autre homme, Fred connait si bien les clefs de mon plaisir, et puis une autre femme...En tout cas, ca le stimule. L'etincelle de la gourmandise qui brille dans ses yeux bleus est emouvante, ennivrante.

S'arracher a la douceur de la terasse pour skyper la famille comme chaque Dimanche. Les enfants envoient des icones a leurs Grands-Parents, c'est vraiment mignon.

Les crepes, une vraie tradition maternelle! Rivee aux fourneaux, il faut faire tourner la pate, sauter les crepes et tout cela assez vite pour suivre les rythme des bebes oiseaux qui piaillent d'impatience. Cette tache ne me rebutte pas, bien au contraire, c'est l'apanage d'une vraie Maman, surtout quand Fred me paie chaque crepe d'un baiser tantot coquin, tantot tendre, tantot profond, tantot dans le cou, tantot derriere l'oreille...il en mange beaucoup des crepes Fred... A chaque fois, il me chavire. Alors vient l'heure de la sieste crapuleuse...avec un bandeau sur les yeux.


[a suivre...peut-etre...]

23:58 Publié dans Amour, Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Journaux personnels

samedi, 11 mars 2006

" La passion, cet absolu désir qu'on ne peut jamais combler quand il a pour moteur l'absence de l'autre." Jean Royer

Il y en a un, il se reconnaitra, qui peut se vanter d'avoir seme le trouble!

Sous ses petits airs de Saine Nitouche, il a reussi a brouiller tous les signaux. Impossible pour l'instant de demeler ce qui vient de lui de ce qui arrive d'Eric.

Un chaos qui me laisse... ruisselante de desir, bien sur!

Dans la confusion la plus totale des sensations, un seul point de repere...Il faut sortir du virtuel et se raccrocher au concret, celui qui respire tout pres de moi et qui peut me prodiguer l'appaisement de l'orgasme.

Ma tentative de viol echoue, il refuse de sortir des bras de Morphee. Mais compatissant, il m'encourage a utiliser le palliatif vibratoir qui ne mollit jamais (dont il faudra que je vous raconte la vie un jour). Pas besoin de le dire deux fois...

Ma premiere extase l'inspire enfin et la ferme chaleur remplace alors la vibration pour une deuxieme et une troisieme extase presque immediates, il faut dire que la stimulation initiale etait parfaite, c'est beau la quarantaine... La quatrieme se fera un peu attendre, capricieuse, elle demandera quelques ajustements de position, plus de coups de reins modules, plus de contractions mais parfaitement synchrone, atteinte dans un meme souffle, ce fut la meilleure.

Je reprends enfin pieds...:-)

Du haut du deck, avec la musique de celui qui se reconnaitra (maintenant je fais des mysteres a mon journal intime...), sous la tendre caresse du vent du Pacifique et la main chaude du Roi Soleil, l'exploration de la blogosphere se revele une aventure exquise. C'est comme une grosse vague d'amour et de tendresse qui deferle sur moi. Ma spiritualite est si repue que je mange beaucoup moins de nourritures terrestres et donc je fonds. Non???pas possible??? Le regime Blog, jamais entendu parle? Si ca continue comme ca, lorsque je vais aller voir le Dieu indifferent en Juin, on pourra se retrouver directement a l'hotel! Enfin ca n'est pas parce que j'aurais un peu plus confiance en moi qu'il aura assez confiance en lui...Il va falloir y travailler sans tarder. Et puis non, l'hotel n'est pas une bonne idee, il ne faudrait pas qu'il se mette a penser que tout ce qui m'interesse c'est son sexe moulé pour moi (vous avez remarque l'apparition magique de l'accent?).

Ma fillotte, un chapeau de feutre sur la tete pour se proteger des rayons aggressifs, joue avec une maison de fees miniatures en s'inventant un monde...pendant que Maman attendrie, qui n'a pas tant grandi que ca, augmente son univers en bloguant. Elle est trop belle! Je ne la regarde pas assez en ce moment...Il faudrait moins bloguer, moins b..., moins bosser...SOUPIR...ou moins aimer et etre moins aimee...TRIPLE SOUPIR en m'apercevant que le soleil est en train de bien bruler ma peau laiteuse mais que rien ne va l'en empecher...C'est comme les moustiques d'hier au soir, la premiere fois (de la saison) c'est important, il faut se laisser emporter sans resister, sans reflechir. Pensee un peu emue pour les premieres fois, et pour la Tour Eiffel (la maturite est decidement un enorme reservoir a histoire). Ca doit etre la melancolie du piano de celui qui se reconnaitra...

23:25 Publié dans Amour, Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Journaux personnels

vendredi, 10 mars 2006

"Tu ne serais pas une femme Si tu ne savais pas si bien Te faire et te refaire une âme, Une âme neuve avec un rien." Paul Géraldy

Renouer avec notre rituel du matin.

Il faut me faut bien me donner des nouvelles de moi puisque que vous vous refusez à le faire.

Je sais, vos activités d'emminence grise vous asborbent...mais bon, c'est Vendredi et le spectre de la séparation de fin de semaine. Et puis, tout le monde sait que je me tourne les pouces, moi…

Alors du fond de la douce nuit de Virginie, toute bruissante des grillons ravivés par la tièdeur que le Jet Stream a transportée de la cote Pacifique jusqu'ici, je vous souhaite une splendide journée et surtout l'issue positive de vos négotiations.

A ce propos, j'ai aussi reflechi à votre interêt pour mes conseils professionnels et j'ai une proposition malhonête. Vous pouriez me faire entrer dans votre conseil d'administration. Ca pourrait etre excitant, pardon, encore un vilain mot...désolée.

A tout de suite en songes.

Votre supplément d’âme sœur, Aude.


3h23...l'onde de votre message qui se faufile sur la toile viens me reveiller...

L'iPAQ m'apele. Ca fait comme un Ping dans mon cerveau. Dans un demi sommeil, vous lire comme on absorbe une substance illicite. Vous restez un long moment, vous tenez mes bras d'une poigne ferme, comme pour me forcer a vous regarder, comme pour me forcer a lire votre amour dans vos yeux. Quand vous relachez enfin votre emprise, la chaleur de Fred n'est pas de trop pour calmer mes tremblements interieurs. Emotions finalement purgees par le supreme orgasme du matin, celui qui se recoit vierge de toutes les pollutions du quotidien.

>5:59 alors bon petit dejeuner, c'est important le petit dej

>Eric

Cher enlumineur de vie, ca c'etait vraiment une attention gentille! (dont j'ai encore eu l'intuition de l'arrivee au moment ou vous avez du cliquer envoyer). Ca y est, je me suis transformee en super ordinateur ;-)
J'ai un milliard de trucs a vous raconter, mais vous n'aurez pas le temps...alors, je mettrai tout sur le blog :-) qui s'envole d'ailleurs...

Allons donc a l'essentiel. Pardon pour cette nuit, j'etais trop occupee par vos attentions tendres (celles dont vous ne voulez plus que je decrive les effets) et je n'ai pas reagi...C'est QUOI cette histoire de Clash????

Votre supplément d'âme sœur, Aude.

Le milliard de trucs...
Ici, c'est l'ete. Le Jet Stream chasse vigoureusement les dernieres traces de l'hiver, en entrechoquant les branches des arbres un peu surpris. Le bonheur de re-ouvrir la porte qui mene de la salle a manger a la terrasse (deck en idiome local) pour accomplir la plus grande partie de la routine matinale dehors. L'ocasion est trop bonne! Supervision du petit dejeuner des enfants (moi je le mange plus tard, au bureau) en me maquillant. Vous savez deja comme j'aime la caresse des pinceaux et des poudres...mais alors en ajoutant celle du soleil...le Paradis n'est pas loin. Dans les arbres, les ecureuils ont tout compris. Une bonne opportunite d'aborder le sujet du sexe avec les cherubins...Vous allez penser qu'ils sont trop petits, mais vu leurs tristes antecedents, on a pas le choix, il faut le faire quand ca se presente naturellement...2 oies passent cote a cote en engeulant l'astre du jour. Les oiseaux s'affolent aussi. Quand vient l'heure du chemin de l'ecole, devinez qui compose des prieres reconnaissantes a la Rivanna, a l'aller et au retour. Je m'installe au volant de la Monte-Carlo, ma grosse americaine. Ca peut paraitre un peu masculin mais j'aime conduire cette voiture, lourde, puissante, confortable. Calee bien a fond dans le siege, le toit ouvert et bien a l'abris derriere mes lunettes teintees, mon pied pese progressivement plus lourd sur la pedale...Les chevaux s'embalent faisant durcir le volant...(oui, vous lisez bien, le choix des mots n'est pas un hasard). Ca ne peut pas etre normal de jouir ainsi de TOUT! Enfermee dans mon bureau sans fenetre, malgre l'atmosphere paisible que j'y ai cree (lumiere douce, fontaine, parfum d'interieur), je suis a cran toute la journee. Je decide de partir apres ma derniere reunion pour venir me connecter de la terrasse. Et me voila, degustant la premiere piqure de moustique de la saison avec delice (meme ca, non c'est pas normal), croquant une petite pomme ferme et juteuse, bercee par les grillons, les oiseaux et le murmur du vent dans les branches. Pensee emue pour la vie citadine dans la crasse, la pollution et la grisaille.

22:34 Publié dans Amour, Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Journaux personnels

jeudi, 09 mars 2006

" Le destin n'est pas une chaîne mais un envol." Alessandro Baricco

Une pensée tendre glisse sous mon cashmere pour caresser mes épaules. Contact sensuel confirmé. Pas plus envie de sacrifier au rituel de la bénédiction de vos rêves qu’à celui du matin. « Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites. » Saint-Exupéry. Avec vous, on ne peut jamais savoir quand s’habiller le cœur, alors pourquoi auriez-vous droit à ce raffinement? Pauvre âme qui vous a trop gâté. Pauvre âme qui s’est usée la clairvoyance pour lire entre les rares lignes que vous avez abandonnées en aumône et décrypter vos aspirations, mais aussi vos besoins plus terre à terre. Pauvre âme qui s’est usée la fécondité à vous construire un univers pour combler ces moindres désirs, juste pour s’entendre dire que vous n’en étiez pas satisfait. Avec votre négligence habituelle, celle qui abandonne le contrôle de votre vie au quotidien, celle qui vous conduit à faire toutes ces promesses que vous ne tenez jamais, en quelques jours vous seriez désintoxiqué de moi si le lien était sevré. Pendant quelques temps, peut-être même quelques années, vous brûleriez lentement le combustible dont je vous ai alimenté jusqu'à la dernière vapeur et puis votre esprit affamé reviendrait me hanter. Donc, demain, ou après demain, ou un autre jour proche, mon âme servile, sœur siamoise inséparable de la votre, reprendra l’accomplissement du rite. « Peut-être jamais, peut-être demain, mais pas aujourd’hui, c’est certain ! » (Carmen de Bizet). Pourquoi chercher à se soustraire à son destin ? Alors à tout de suite dans nos songes sans auto-censures.


En pleine nuit, vous venez me serrer fort dans vos bras. Peut-être avez-vous visité ces pages et avez-vous envie d’apaiser ma douleur ou simple réminiscence de vos émotions? La puissance de votre étreinte me réveille et je m’abandonne à ce réconfort en rien sexuel. Un peu plus tard, votre main glisse tout de même vers mon sein, objet de toutes vos attentions, sans toutefois qu’elle ne manifeste de concupiscence, juste le plaisir simple de la délicatesse de l’épiderme soyeux. Quand vous repartez, pas de message, alors mon corps va instinctivement se blottir dans la chaleur de Fred. Il est si brûlant mon Fred, son énergie calorifique se diffuse en moi comme un baume réparateur. Finalement, lorsque le réveil sonne le glas de ce câlin, nous nous retournons pour prolonger le tendre moment et son sexe palpitant au creux de mes fesses me rappelle au bon souvenir de mon désir. La même, mais un peu différente. Toujours pas envie de tout vous apporter sur un plateau, comme une offrande à un Dieu indifférent. Si vous ne vous livrez pas plus, je travestirai encore aujourd’hui mes sentiments sous le masque des mots des autres.

Un peu du flamenco lanscinant de Carmen Linares pour inviter l'été dans la maison. 15 degrés au petit matin. La journée aura la tiedeur tendre et bouleversante des premiers émois amoureux.

Aux jeux du silence, vous êtes toujours le plus fort...Il faut que j'arête de jouer parce que pour vous la plupart du temps, ça n’est même pas un jeu !

Offrande à un Dieu indifférent:
"Le bonheur, c'est d'être fidèle aux aspirations de son âme. C'est d'être assez brave et assez fier pour écouter les voix qui montent de l'âme et obéir à la plus belle." Réjean Ducharme

Bonne soirée, beaux rêves,

Votre supplément d’âme sœur, Aude.


La caresse à même la peau du satin de soie noire de la longue jupe de gitane qui virevolte autour de moi à chaque pas, à chaque mouvement. Avec toute une journée de ces divins préliminaires, ce soir je serai à nouveau fin prête pour l’amour. Depuis nos retrouvailles, mais peut-on vraiment appeler cette forme de communication des retrouvailles, enfin depuis que nous avons repris le contact, mon corps est devenu une véritable usine à sensations. Tout est plus aigu, plus clair, écorchée vive. C’est fort, fabuleux et aussi déroutant, effrayant, comme être nue au milieu d’une foule (d’Américains). Mais surtout, cette augmentation exponentielle de données pourrait me submerger et m’empêcher de fonctionner…Mais pas du tout, c’est comme si mon processeur, déjà plutôt rapide, s’était démultiplié. Il y a bien de brefs instants de saturation, mais ça passe très vite. C’est une certaine satisfaction de se sentir opérer plus proche de ses possibilités, de repousser un peu plus les limites, juste pour voir. Je repense toujours à mon premier patron, Philippe, c’était lui le premier, le seul, qui m’avait dit que j’était clairvoyante et que je ne fonctionnais qu’à 10% de mes capacités. Il disait aussi en m’appelant du bureau d’à coté que ma voix au téléphone…chatouillait. A sa mémoire, je continue de cultiver cette tonalité qui nous a réuni et de tenter de la retranscrire lorsque j’écris. Mais Philippe, c’est une autre blessure, pour une autre fois…Trop jeune, ses pertinentes remarques ne m’avaient qu’effleurée sans pénétrer ma carapace le moins du monde.

mercredi, 08 mars 2006

"L'âme a des illusions comme l'oiseau a des ailes ; c'est ce qui la soutient." Victor Hugo

Pour la première fois depuis des semaines, votre premier message du matin ne sera pas de moi…Si vous avez envie de me lire, vous devrez faire l’effort de venir jusqu’ici.
Il me faut un peu de recul, une courte pause, le temps de trouver des thèmes susceptibles de vous intéresser. Pas de récit non plus de ce que Fred et moi avons fait sur la lancée de l’expérience d’hier, puisque ça ne vous inspire pas. Il suffira de dire que votre désintérêt n’est pas partagé et que c’est tant mieux pour mon plaisir. Pourtant, ce soir, les ondes que vous transmettez restent vivides. Je ne comprends plus rien. Tout d’un coup, un gros nuage noir est venu obscurcir ma clairvoyance et je suis aveugle. Pas envie de tricher en prétendant que votre rebuffade, limite mufle, ne m’affecte pas. C’est le karma des femmes d’aujourd’hui de se démultiplier sur tous les fronts sans jamais que leurs efforts ne soient reconnus. Mais je suis encore sous le choc et incapable de décrypter. Ce qui est sur, c’est qu’il est hors de question de vous laisser repousser une fois de plus notre évidence par lassitude, lâcheté ou incapacité de prendre des décisions. Pour le reste, espérons que la nuit porte conseil.

La matinée est charmante. Se réveiller toute mouillée comme chaque jour. Résister à la démangeaison de l’iPAQ, à la curiosité de savoir si vous avez répondu à l’ absence de message du matin. Pas plus de quelques minutes entre sommeil et veille. Vous non, quelques uns de nos fidèles, oui. Nous ronronnons maintenant au delà de la 100aine de visites quotidiennes, et à défaut de votre appréciation, la compassion de nos lecteurs est le supplément d’âme qui permet d’affronter le quotidien sans faiblir. Pour aujourd’hui, ne s’exprimer qu’au travers des mots des autres…Le message préparé hier au soir pour cette circonstance part donc : "La résignation est un suicide quotidien." Honoré de Balzac. Votre réponse ne se fait pas attendre pour une fois, seriez-vous un peu inquiet ? : « bonjour,bonne nuit ? Je ne suis pas résigné du tout. vous peut-être ? ». Ah ! Le jeux des questions!Pas envie de vous répondre. En plus, c’est une question idiote dont vous ne connaissez que trop l’issue. Mais, si c’est ça qui vous amuse…: "Qui est le plus sage? Celui qui accepte tout ou celui qui a décidé de ne rien accepter? La résignation est-elle une sagesse?" Eugene Ionesco
Et puis, la vie reprend son cours. Le cours des plaisirs sensuels quotidiens avec la même intensité : la douche, le maquillage, la légère amertume du café au lait, le rire des enfants, leurs réflexions si pertinentes, si surprenantes. La ballade pour l’école est sublimée par l’insolence du soleil. Prière respectueuse à la Rivanna, de part et d’autre du pont à l’aller et au retour. Absorber la force de la nature éblouissante par tous les pores de ma peau. Utiliser le court trajet pour le travail pour pratiquer les exercices de préparation sexuelle, ces contractions choisies de certaines parties du corps qui renforcent les muscles qui permettent de mieux jouir. Oui, toujours aussi obsédée! Blessure de la petite enfance qui ne peut pas se refermer... Arriver au bureau pour reprendre les affaires du jour, même si la transition vers un nouveau rôle bouleverse beaucoup l’emplois du temps. Ecrire un peu.
La même qu’hier, mais pas tout à fait. Aujourd’hui, j’ai vraiment besoin que vous me parliez d’amour et mon prochain message est déjà tout prêt : "L'amour, c'est rencontrer quelqu'un qui vous donne des nouvelles de vous." André Breton

Vous avez donc un peu peur..."je réfléchi avant de répondre" me dites-vous. Si Eugène avait la solution, il ne poserait pas la question. Et puis au fond, on s'en fout de qui est le plus sage puisque l'amour est une folie. En tout cas, c'est quand même André Breton qui vous donne la réplique, parce que comme au Loto : « 100% des gagnants ont tenté leur chance. » ;-)

L’heure a avancé inexorablement jusqu’au 2:00 fatidique sans que vous m’ayez donné des nouvelles de moi, des nouvelles de nous. 3 secondes d'Eric au fond du téléphone, 3 secondes d'éternité, 3 secondes de rêve, 3 secondes d'abandon, 3 secondes d'illusion, 3 secondes de miel, 3 secondes d'oubli, 3 secondes de pardon, 3 secondes d’amour.

mardi, 07 mars 2006

"Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges." Khalil Gibran

Bonjour,

La soirée s'est révèlée tout à fait à la hauteur de sa préparation. Une fois les petits choux au lit et quelques détails domestiques réglés, c'est sur un fauteuil jamais mis à contribution auparavant que notre chevauchée fantastique galope. D'abords, je m'appuie sur le dossier, les jambes toutes droites, plantées sur les talons aiguilles de 12 cm qui viennent compléter la guêpière et les bas. Bien cambrée, je diversifie les contractions pour accompagner les coups de reins de Fred d'un premier orgasme venu me surprendre très vite. Ensuite, Fred s'assied pour se laisser enfourcher. Il est absolument parfait ce fauteuil, de la hauteur exacte qui permet toutes les variations sans fatiguer les cuisses, je pourrais m'agiter ainsi des heures. Incroyable que nous l'ayons jamais encore utilisé. Nous sommes si stupéfaits l'un et l'autre de l'énergie que je déploie que plusieurs fois quand j'ouvre les yeux et que je vois mon Fred secoué comme un prunier qui sourit aux anges, nous éclatons de rire. Fou rire, orgasme. Fou rire, orgasme. Fou rire, orgasme. L'alliance anti-stress suprême ! Avant de reprendre la première position, nous jouons un peu avec les deux mètres de perles baroques que j'avais pendues autour de mon cou. Le contact lisse et froid de la nacre sur la peau est divin et Fred apprécie que je les enroule et les déroule autour de sa virilité, serrant juste assez, desserrant lentement ou d'un seul coup, glissant le long des cuisses pour venir caresser les bourses, me laissant guidée par ses soupirs. Quand enfin il me reprend les deux pieds sur terre, s'accrochant tour à tour à mes hanches, à ma taille et à mes seins, nous jouissons ensemble. Bon anniversaire!

Que voulez-vous, vous m'inspirez…dommage que vous ne puissiez pas en profiter plus!

Espérant que ce message matinal agrémentera votre journée de délices à la mesure de ceux que vous me suggérez,

A tout de suite en songes.

Votre supplément d'âme sœur, Aude.


C'est tout l'effet que ça vous fait? Content? Enfin, c'est mignon, surtout quand on partage vos pensées impures! Je me suis réveillée fébrile, tremblante et trempée...

Ici aussi, c'est une journée qui compte. La vipère va dévoiler la nouvelle organisation secrète. Je n'en connais que ce qui me concerne. Elle a des procédés du siècle dernier.

Je vous souhaites de réussir cette embauche en effet, ça vous permettra peut-être de vous concentrer sur des taches qui vous intéressent plus. Ou en est votre négo? Bouclée? Avez-vous testé les produits?


Votre supplément d'âme sœur, Aude.


"Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c'est le mystère de toutes les choses." Federico Garcia Lorca

Le mystère de la voisine d’en face...

La voisine d’en face. Belle femme, petite et élancée de 45/50 ans, un sourire charmant. Pas bavarde, la voisine d’en face, à peine un bonjour au bout d’un an de partage du cul de sac. Et encore, seulement depuis qu’elle me voit flâner le nez dans le ciel quand je reviens de l’école. Mais tous les matins, alors que je m’apprête à partir, la voisine d’en face s’esquive à son tour d’un pas félin dans le petit bois, sans manteau malgré le froid, et les mains vides. Elle revient au bout de 2 ou 3 minutes pour aller travailler. Ce rituel étrange me mystifie depuis des semaines. Et ce matin, c’est la révélation. Je la surprends de loin sur le petit pont de bois, regarder la rivière d’un coté, puis de l’autre avant de repartir, clairement observant un rite. Elle doit être d’origine indienne, la voisine d’en face, bien que pas vraiment typée. Une fois déjà, à l’automne, des signes évidents de la pratique d’un culte indien avaient surgis et disparus tout aussi soudainement sur le chemin de part et d’autre du pont : petites couvertures de prière, branches posées en croix à la croisée des chemins, gris-gris de terre et de plumes accrochées aux rambardes. Je les avais soigneusement contournés pour ne pas interférer. Ne voyant personne, j’avais été intriguée, séduite par la découverte de cette spiritualité insoupçonnée. Ce pays a si peu de racines qu’une telle révélation prend nécessairement une dimension fantastique. Et puis, il y a cette sensation qui hante notre maison depuis le début, l’impression d’une présence, des objets qui changent de disposition, des bruits, des portes qui s’ouvrent. Depuis longtemps, Fred et moi sommes un peu paranos. Maintenant, j’ai très envie de la connaître mieux, la voisine d’en face, d’être initiée à son rituel qui me semble capturer si justement l’essence de ce lieu et pourrait nous permettre d’apprivoiser son âme. Plus jamais je ne traverserai le pont de la même manière, seulement interloquée par la beauté brute de l’endroit.

Ceci ne diminue toutefois en rien la tension sexuelle que vous entretenez avec tant d’attentions. Sous l’écrin de la longue jupe fendue par devant, la guêpière noire et rose, les bas et les escarpins apprêtent une fois encore mon corps pour une rencontre moins spirituelle ce soir.

Votre supplément d’âme sœur, Aude.

Enfin, je parviens à vous joindre!
La fameuse réplique de Top Gun (on ne peut pas avoir que des références littéraires;-) ), me revient en mémoire, vous savez, celle juste après le duo de séduction de Goose et Maverick : « We've actually done the "You've lost that loving feeling" routine more times than i care to mention.. about half the time we crashed and burned » Traduction : « Nous avons en effet fait le numéro de "You've lost that loving feeling" plus souvent que je ne veux l’avouer…à peu près la moitié du temps, c’était un bide complet. ».
La tout de suite, je me sens vraiment « crashed & burnt » ! Quel bide !
La synchronisation n’était pas de trop…D’une part, je suis complètement obsédée, et vous me dites que ça ne vous excite plus, du moins pas consciemment. Bonjour l'appréciation du mal que je me donne pour ne pas tourner en boucle dans ce domaine! Il faut admettre que mon insatiabilité peut effrayer, et il me faudra être plus sensible à vos blocages et aussi à la sensibilité particulière de l’homme de la quarantaine qui doit avoir un peu peur de ne plus pouvoir assurer. Surtout quand son rival, lui, peut. Bon, pas toujours, je vous rassure, mais presque toujours aux vues du niveau de sollicitation. Pas besoin toutefois de ressortir vos mails pour savoir que c’est tout de même vous qui m’avez poussée sur cette pente tendancieuse. Je sais aussi que je n’invente pas vos visites, qu’elles ne sont pas de simples fantasmes, avant nos retrouvailles, je n’avais rien connu de tel. Mais bon, si leur récit ne vous excite plus, du moment qu'elles continuent, je vous épargnerais, promis…Qu’attendez-vous de moi ? Vous voulez rester en contact, mais pour partager quoi ? Mystère ! Vous n’avez pas l’air de le savoir vous-même. En bon Parisien, vous êtes dangereusement absorbé par le quotidien qui vous grignote. Vous ne semblez ne pas comprendre non plus l’aventure blogosphèrique, mais êtes incapable d’identifier ce qui vous fait plaisir. Vous avouez être trop occupé. Voila une épreuve de plus pour l’ingéniosité féminine ! La seule petite piste que vous me donnez sont les livres professionnels que je vous ai envoyés : De la performance à l'excellence et la parabole du changement : Qui a piqué mon fromage ? .Vous en appliquez donc les concepts, c’est génial et si au moins vous pouvez tirer de notre relation une plus grande réussite professionnelle, ce sera déjà une bonne chose. Moi du sexe, vous du succès, pas l’équilibre auquel j’aurai songé mais c’est un début :-)

23:42 Publié dans Amour, Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Journaux personnels

lundi, 06 mars 2006

"Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Saint-Exupéry

En écrivant un commentaire pour Maylis, l'évidence me gifle. Le plongeon dans l’un de mes essentiels date d’avant le Blog. Partagé avec Eric mais pas dans la blogosphère. Alors voici un lien vers mon chapitre fétiche:
http://www3.sympatico.ca/gaston.ringuelet/lepetitprince/c...
Suivez-le pour redécouvrir la poétique justesse de ce texte. L’émotion est intacte.

Petit mot tendre du Lundi matin pour que votre semaine regorge de satisfactions et de plaisirs.

Vous avez encore été omniprésent cher absent, avec cette sensualité irréelle et cette sexualité spirituelle qui caractérisent toutes nos rencontres. Doux rayons de lumière dans un week-end plutôt déprimant malgré le temps qui vire au Printemps, Lamondre pesant de tout son poids négatif dans l'équilibre familial.

Donc, dans l'espoir du plaisir de vous lire dès mon réveil, je viens vite vous retrouver dans nos songes.

Votre supplément d'âme sœur, Aude.

Vos mots, ce matin, coulent dans ma gorge comme une cuillerée de miel. Flashback sur la scène du réfrigérateur de 9 semaines et demi. Promesse d'une douche interminable...

Bon, je crois savoir ce que vous vous imaginez, douche interminable égale séance d’auto-érotisme torride…Détrompez-vous, si l’envie d’un orgasme me saisi, bien sur que la masturbation, à défaut de Fred, peut être salvatrice. Mais le rituel de la douche, quand un tendre message vient illuminer le petit matin, est une expérience d’une sensualité bien différente. Se livrer totalement aux caresses brûlantes de l’élément liquide, se laisser fondre et fusionner avec l’eau, avec le savon, avec la brume de la vapeur, avec les arômes appétissants des gels et autres fluides, sans autre but que d’oublier, l’espace d’un instant, les limites de l’enveloppe charnelle. S’arrachant à cette extase sensorielle, il faut ensuite sacrifier à l’autre cérémonial, celui tout aussi épicurien du maquillage. Pour qu’il soit gourmand, il faut qu’il soit Guerlain. Le parfum de chaque produit est un régal pour l’odorat et transforme ces gestes routiniers en festival des sens. Vient ensuite le fusionnement avec un autre élément, le sirocco exotique du sèche-cheveux. Ces derniers temps, aucune envie de discipliner mes ondulations naturelles, la tête en avant, se concentrer sur la caresse du souffle délicieux sans en contrôler les effets précis. Le résultat est ébouriffé comme après une nuit d’amour, complément idéal des cernes et des yeux brillants.
Comme aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Fred, désir de décliner plus loin l’humeur libertine. La guêpière de satin ivoire, digne d’une nuit de noce, est donc crochetée le long du corps, pigeonnant les seins dans une plongée vertigineuse. Avec les bas et les talons, chaque pas se métamorphose en préliminaire lubrique, présage du plaisir.

Votre supplément d’âme sœur, Aude.

Dernier message de la journée, à l’humour légèrement grivois. J’essaie de vous attraper au téléphone mais c’est encore manqué…"Le téléphone pleure"... Se contenter de 3 secondes de voix enchanteresse…Fermer les yeux et vous êtes là! Rieur, enjôleur, cajoleur, ensorceleur.

21:46 Publié dans Amour, Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Journaux personnels

dimanche, 05 mars 2006

"Le bonheur est une sorte d'archipel composé d'instants heureux. Entre ces îlots il y a de l'errance et de la solitude." Patrice Lepage

Une fatigue, une lassitude, le quotidien peut parfois être si harassant. Puiser au plus profond de soi l’énergie d’une interaction thérapeutique avec Lamondre. De celles qui me demandent un si grand effort parce que si peu naturelles à ma personnalité. Et Fred qui depuis hier, malgré une humeur plutôt charmante, cherche sans succès la petite bête, revient à la charge pour tout sur-analyser, brisant mes efforts nets. Je m’interpose, il disjoncte. Bref, la mini portée toute la journée sans string et avec des bas jarretelles pour le chauffer et les caresses prodiguées dans l’espoir d’une compensation en nature, tout peut repartir au placard…En plus, quelle idée brillante d’acquérir deux CD de Tom Waits? Son blues lancinant me submerge d’une profonde tristesse. Pourtant, tout devrait être merveilleux. Nous sommes encore dans la phase étroitement enlacée de la danse d’Eric, le Blog devient plus populaire chaque jour et les univers de certains de mes commentateurs promettent de fabuleux voyages… Pour ne pas sombrer, se plonger dans la collection de citations, et forcément, ce sont les plus sombres qui s’imposent ce soir. Je me découvre toutefois au diapason d’un auteur inconnu (tant d’années de retard de lecture), au moins, le prochaine livre est tout trouvé même s’il faut le faire venir du Canada.

Votre visite ce matin, longue, puissante, vivide, me redonne un peu d'enthousiasme. Fred boude toujours et je dois seule préparer les enfants pour la démo de Karaté...Ils m'énervent un peu, mais après l'exercice, ils seront sûrement plus calmes. J'en profite pour faire un peu de rameur, ça aide aussi. Et bien sur je me connecte au café du club de sport...accroc grave ;-)

La splendeur de la journée ensoleillée et la bienveillance des cimes bleues devraient parachever la sortie du Blues...On verra...

Virginie magicienne, tu m'as encore bien regonflée. Impossible de s’accrocher à un petit bout de déprime avec ta nature insolente et déjà bourgeonnante, ton ciel de cristal et la brûlure brute de l’astre du jour sans aucun filtre. Malgré le succès du Karaté, Lamondre est toujours tangent, au bord de la crise d’attachement, mais une nouvelle opportunité thérapeutique ne s’est pas encore présentée, alors il faut faire le dos rond et prétendre être ailleurs. C’est bon de pouvoir se réfugier dans le blog ou de se laisser emporter au loin sur les ailes de vos pensées.

Fred a découvert par hasard le titre de ce journal intime et pourrait maintenant facilement le trouver. Pas question de tenter de mystification en changeant d’intitulé ou en maquillant le site. Je lui ai simplement demandé de respecter mon jardin secret. Maintenant, tomber le masque est une question qui se pose de nouveau…Il y a 3 mois, mes amis m’avaient dissuadée de lui parler d’Eric, mais ils ne le connaissent pas comme je le connais.

Alors questions pour vous blogueurs. Avez-vous partagé votre Blog avec vos proches ? Pourquoi ? Pourquoi pas ? Comment le prennent-ils ?

samedi, 04 mars 2006

Pour Impromptu: "L'art, mes enfants, c'est d'être absolument soi-même." Paul Verlaine

Vous avez pénétré dans la 5ème dimension : la Blogosphère. C’est une dimension bien étrange , composée d’univers parallèles diverses qui entrent en collision les uns avec les autres, se nourrissant mutuellement au gré de ces accidents. Au début, on croit être seul devant son écran blanc. On est arrivé là poussé par une furieuse envie d’exprimer quelque chose en nous, un secret qu’on ne croit pas nos proches en mesure de comprendre, une douleur qu’on ne comprend pas soi-même, une simple énergie créatrice que la vie a gardé enfermée… Maylis se demande comment vous bloguez http://mythicmaylis.blogspirit.com/trackback/607651 , je me demande pourquoi ? Comme une thérapie ? L’écriture est une aventure introspective qui force à se mieux comprendre. Comme un exutoire ? Ca soulage de pouvoir tout dévoiler sans vraiment se mettre en danger d’être jugé. C’est un peu l’effet Carnaval, grâce au masque, tout est permis. Comme une échappatoire ? On ne peut tout de même pas laisser le quotidien tout avaler.
Je sais comment je suis arrivée ici : Eric ne pouvait pas suivre le flux abondant de ma production, et ça m’énervait un peu que toute cette énergie se perde. Je découvre encore chaque jour pourquoi je reste :-). Et vous, pourquoi bloguez-vous ?

Impromptu, votre histoire de fil me tracasse…
Je ne devrais sûrement pas me mêler de ça, et puis je ne sais rien de votre histoire, mais je sens quelque chose qui cloche. Comme j’ai payé le prix le plus élevé qu’on puisse payer de n’avoir pas suivi mon intuition (ce sera un bon sujet pour une autre note), maintenant je l’écoute et je la partage bon gré, mal gré.
Quand on rencontre l’âme sœur, il est vrai que ce n’est pas toujours le bon moment. Toutefois, si j’avais été il y a 15 ans celle que je suis aujourd’hui, ou si j’avais su ce que je sais aujourd’hui… Bien sur, ce que je suis à présent je le dois surtout à Fred me direz-vous, mais tout de même. Ce que je sais aujourd’hui, c’est que même si ce n’est pas le bon moment, c’est toutefois celui où l’on a la meilleure chance de pouvoir se synchroniser. La vie nous emporte ensuite encore plus loin l’un de l’autre et ne fait que compliquer plus encore cette mise en phase. Alors une seule question pour vous, etes-vous sur de vouloir prendre ce risque ?

vendredi, 03 mars 2006

"J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer." Michel Ange

Cher ange du matin, merci d’avoir pris la peine de venir bénir mon Vendredi!
L’arrivée de votre message à 4h39 m’a réveillée, comme si j’avais pu le deviner emprunter les méandres de la toile pour parvenir jusqu'à moi. Il faut dire qu'allongée sur le ventre, je pouvais aussi percevoir votre poids et votre chaleur contre mes fesses, le long de tout mon corps et vos mains emprisonnant mes seins…

Richelieu, voila une description qui vous va comme un gant ! Aux vues des pensées badines dont vous m’avez honorée toute la semaine, il faut même croire que les jeux du pouvoir vous excitent. Décèlerais-je là l’une de ces aspirations secrètes trop peu mise en valeur ? Flash d’une vie parallèle où, après l’amour, nous combinons la vivacité de nos deux esprits pour élaborer des stratégies invincibles.

Pour votre couple, peut-être mon petit scénario pourra vous engager sur une meilleure voix…L'avez-vous reçu cette fois?

Souvenez-vous, Fred est …jardinier ! Et votre compagne que fait-elle ?

A tout à l’heure pour votre message de bonne soirée et de bon week-end :-)

Votre supplément d’âme sœur, Aude.

Bonsoir,

Les oiseaux ont raison. Maintenant, lorsque nous traversons le bois le matin, le soleil beaucoup plus haut dans le ciel, ne caresse plus que la cime des arbres, projetant des zébrures sur le sol de la forêt. Je marche doucement pour le retour, humant l'air à pleins poumons, dégustant la morsure de la fraîcheur sur mon visage, souriant au ciel et composant dans ma tête les phrases que j'ai envie de vous écrire. La vie prend une toute autre dimension quand vous vous livrez un peu.

Que votre week-end soit délicieux. Puisse votre esprit voguer vers moi pour s'abriter à la moindre frustration. Puissent ma joie et ma paix intérieures dessiner un sourire sur vos lèvres et enchanter vos nuits.

Votre supplément d'âme sœur, Aude.

Votre dernier tout petit message avant de partir m’a fait l’effet d’un romantique bouquet de violettes, charmant, émouvant. Cette danse de séduction que vous conduisez avec tant de dextérité est toujours la même. Elle commence à chaque fois l’un contre l’autre tendrement enlacés comme aujourd’hui, puis la force centrifuge du quotidien nous arrache progressivement l’un à l’autre, et chaque fois, au moment où je crois que vous allez me laisser glisser hors d’atteinte comme hier, vous me ressaisissez dans un mouvement souple et virile pour me recoller à vous. C’est peut-être votre manière d’affirmer votre domination, sauf que je vous voue allégeance sans résistance et que cette manipulation est inutile. Pour moi, c’est un yo-yo émotionnel dont je tente par tous les moyens de minimiser les oscillations. En recherchant les fantasmes que je vous ai écrits pour en préparer une éventuelle « blogisation » (pas encore tout à fait décidée, ils sont peut-etre un peu trop graphiques…), j’ai relu certains récits de ces abîmes et sommets. Certes, la tendresse de Fred, le sexe et le blog permettent de compenser un peu, mais ça reste difficile. D’un autre coté, il me faut concevoir que vous avez probablement besoin, en véritable éminence grise, d'exercer ce minimum de contrôle, alors je vais continuer à travailler à mon adaptation. J’ai néanmoins décidé de ne pas vous demander votre avis et de venir vous voir lors de mon prochain séjour en France, pas question de revivre les instants douloureux de Noël ! Nous verrons bien ce que deviendra ce moment. En dépit de nos craintes respectives, j’ai confiance dans notre amour.

Soirée de pur bonheur familial, les enfants sont super choux, Fred adorable et tendre. Au menu : concours de bisous, de rigolades, de danse, de phares avec les 2 voitures. 4 heures de déconnexion, de sevrage, mais dès mon retour à la maison, je ne pense qu’à me reconnecter…Je suis donc gravement atteinte !