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lundi, 07 mars 2016

Passage à vie

Une brume de tristesse caresse le sourire. Une lame de soleil pour chaque larme, le creux de l'infini en réfraction de l'âme. Un demi siècle d'instants, la voix égrainée dans le vent et ses pétales de mots tamisés sombrent dans les encens. Respirer la mort de Glass, l'abandon dans la voilure et le baiser inconditionnel pur.

Un mot d'amour?

 

À la mémoire de gmc...

samedi, 25 juillet 2015

Detox

Le scalpel d'un staccato exquis excise les frustrations

La neutralité délave la sève muée en plasma invalide

L'instant se meure dans le suivant, et le suivant, et le suivant

L'esprit m'a quittée mais pas le vent, bon vent

samedi, 10 août 2013

Le gardien des clés

Il a la clé
A glissé sa voix ici et là, ailleurs et là encore
Offrant les intentions de ses intonations
A des mots trop familiers

Il a ma clé
Et reste une énigme pour moi
Mister de l'ultra sensible
Pour une statue de poussière

Il a les clés
Entrer lui est facile
Rester un autre défi
Tant l'usure est notre fibre

Il a nos clés
Et les laisse de côté
Toujours mêmes, toujours autres
Puisque je l'aime


Merci à Cribas pour ces mises en voix saisissantes dont on ne saurait se lasser...

Filigrane
Crépuscule
Cirrus Decousus
A capitula
Déshabillé

samedi, 15 juin 2013

Crépuscule

Sa menace est tangible même à travers l'océan. Sa présence empeste et rend soudain la distance omniprésente, insoutenable, incomblable. Elle nous renvoie à ces errances où nous devenons méconnaissables l'un à l'autre. En essayant de m'épargner, vous me détachez un peu plus à chaque sillage, accumulation de sel dans les cheveux, triomphe de la gravité sur l'inconditionnel et je tente de m'abriter au creux d'une réminiscence d'orage, dans les gouttelettes à vif qui se mêlent au grondement assourdissant des larmes. Au crépuscule, les chevaliers descendent de leurs grands chevaux pour mieux disparaître derrière l'horizon.

 


podcast

dimanche, 02 juin 2013

Sens intimes

Les yeux fermés, je me livre aux sens intimes de l'amour, à ses absurdités quand vous le tolèrez à peine tout en ne sachant vous en passer, à ses circonvolutions qui nous convulsent quand les accrocs crépitent, à la douceur de ses volutes au bord du rêve. Je plane en dehors de l'horreur illuminée par une armure miroir qui réfracte les petites cruautés aux mille couleurs de l'arc-en-ciel. Rien ne m'atteint et tout me blesse à cœur.

lundi, 04 mars 2013

Poétique à cœur (en miroir de Musique aux cores) chez Cribas

>>Musique aux cores<<


Je déroule souvent l’ordinaire à la traîne, dans les allées, entre les gondoles des magasins, nulle part cette queue de casseroles n’intime un sens, pas plus qu'une larme qui glisserait jusque dans mon cou dans un mauvais mélo. Le cœur ailleurs, reste captif, malgré vous, de ses auspices immuables. Sous les néons étouffants, le phantasme se blafarde, et les fourmis s’affairent alors que je m’efface, mon essence trop fugace pour faire face.


Nombreux sont ceux qui s’en grisent, n’ont pas comme nous, un feu aseptisant dans les veines, ils s’en réduisent à leur pouvoir d’achat quand les flammes viennent lécher nos âmes et les mots nous lient. Seuls les cœurs martelés s’écrivent en lettres de sang. Les autres consomment, se consomment entre eux, et se consument. Leur fumée est notre amie, protagoniste complice de quelque échappée d’encre.


Sans tintement de tiroir caisse, nous emplissons les pages et les laissons trébuchant, ceux qui ne se définissent que par ce sonnant là, leurs parafes sur leurs comptes à vide.


Nous colorons le banal, harmonisons le quotidien, extrayons un sens du néant, traçant nos lettres à même la lumière, comme un filin de vie contre le décrochage, la capitulation aux apparences, le grignotage incessant du superficiel, les rapports de force artificiels.


J’écris avec vous, fondue dans le rythme qui vous anime, que vous saisissez et que je reconnais comme le chant du vivant.


Leur consommation, maladive, d’objets comme de relations, de sensations comme d’émotions, de divertissement comme une diversion, nous légitime, nous insuffle la force des causes perdues.


J’écris un monde dans votre ombre, l’ombre de vos tentations, un brin de naturel sur l’aile d’une libellule.


J’écris pour respirer, humer nos parfums mêlés de yin-yang.


Jour et nuit se rejoignent. A l’aube, les pastels confondent les différences, conjuguent les complémentarités. On ne se reconnait plus dans l’autre, on le connait simplement. Sa démarche familière ouvre la voix, évite les sans-issues, souligne l’invisible, susurre l’indicible. Les ondulations s’allient.


J’aime écrire pour croiser votre âme et d’un seul mot la frôler, à peine. J’aimerais que vous m’écriviez parfois.


Votre douceur gorge mes pages et je n’ai pas assez de cœur pour m’en passer, pas assez de cœur pour la voir se durcir au contact du froid, non, pas assez de cœur.


L’écriture peuple le silence du cœur à nu.


Je déroule les métaphores pour tromper l’ordinaire, la lente érosion des éléments, pour oublier à quel point vous êtes parfois dans le vôtre sans moi, à quel point je suis hors du mien sans vous. J’en égare jusqu'à votre fil, au lieu de me livrer au sommeil.


J’écris pour tenter de faire taire ce silence assourdissant, pour malgré la buée, peupler cette nuit.

Et j’éteins, je voile l'amplitude de la nuit, en baissant son volume, j'éteins.

mercredi, 20 février 2013

Stratosphériques polaires rieurs


nuage, nacreRire de les regarder s'écrire, comme si écrire vivait la vie plus fort, comme si sous l’effort verbal, l'image mentale prenait corps, comme si le naturel se forgeait sous le heurtoir des mots, comme si l’auto –persuasion littéraire matérialisait le rêve, le fantasme, l’auto-érotisme poétique remplaçait  la jouissance réciproque d’un seul jet au fond de la gorge…

Quand la vie vole en indicible et que le brouillard des projections se nacre aux confins de l’atmosphère propre à l’inconditionnel, rire de s'écrire.

 

 

                                                                
podcast

vendredi, 01 février 2013

Échaos

Je tremble. Tout en moi tremble, comme détaché de ses fondations, et s'amplifie dans la caisse de résonance de mon vide. Des flots de tremblements se déversent, délicatement irradiés par cette aura omniprésente qui, d'un papillon de cil ou d'une inflexion, sature jusqu'aux sanglots. Et je tremble subjuguée, incrédule, réduite, magnifiée, rayonnante, éteinte, tremblement de tremblement, jusqu'à presque rompre, je suis vibration, tremblement. Je tremble.

dimanche, 27 janvier 2013

dune mugissante

Comme une malédiction, je fais comme elle faisait, je prétends, je préserve les apparences. Sauf qu'elle se convainquait, moi jamais. Mais avec un tel maître, je sais bien tromper le monde, même vous, depuis...Je m'accroche du bout du coeur à mes belles valeurs, comme rempart à la dissolution, mais elles sont perméables depuis que vous reniez les vôtres. Avant, je me réfugiais dans vos illusions en complice, même si en ces temps là, nous savions l'un comme l'autre tout de la tranchante dictature de la lucidité. Depuis que vous me désertez, plus que jamais je fais semblant, semblant de me suffire de vos reflets d'étincelles dans le quartz inerte, semblant que vous ne la laisseriez pas vous isoler avant de vous consumer tout à fait. Et pourtant, depuis, votre avalanche sur ma face escarpée joue l'accord parfait de nos complaintes entrelacées par les grains translucides.


 


Chant de Dunes


Dune Instrument de musique

jeudi, 13 septembre 2012

Ce soir...

Ce soir
Je vous écris
Pour oublier
Pour délester le jour de ses lassitudes
Pour découvrir dans le foin des insuffisances
Ce brin de poésie
Porté par le vent
Sauvé par la pluie

Ce soir
Je vous écris
Pour me conjurer un peu
Pour lisser mes cheveux dans votre poing
Pour me glisser dans cette peau mal ajustée
Comme un soupir aux tréfonds de l'ombre
Un sourire décoché en fronde 

Ce soir
Je vous écris sans dessein
Pour empreinter la nuit
Pour emprunter les méandres du songe
Pour faire mine de me retrouver
Là où nous nous serions éperdus

Ce soir
Je vous écris
Pur flacon de solitude
Privé de rivage
Simple écho éteint
Dans l'aube de votre page 

mardi, 19 juin 2012

Au long cours

Le cours des choses
Court
Irrémédiablement
Dans le mur
De la prison

Ce qui vous l'a soufflé
M'en a inondée
Jusqu'à l'inconditionnel
Souillé d'impossible

Pour chaque soie tendue
Mille déchirées
Mille piétinées
À votre chevet

Pourtant je perdure
Persiste
Sculptée d'éclats
Saisie d'éblouissement

samedi, 14 avril 2012

Pavillon de complaisance

Soudain, la délicatesse suspend le souffle, l'intervalle d'une éternité. Les pensées s'effondrent sous la grâce et un néant limpide et idyllique s'épanouit. Que vous dire? Le champ de l'amour est si envahi de folles conquêtes que sa moindre évocation rebute. Alors je me soumets à l'indicible et je me complais juste d'être.

jeudi, 01 septembre 2011

Élusion

Élusive entre vos lignes
Mélusine aux abois
Ni trace ni signe
Brisée d'émois

mercredi, 10 août 2011

Muse contemplation

Vague vague déchirée sur ton récif
Vague à l’aime en dérive ivre
Ame en pain sur le fond de ton spleen
Epine épinglée à la boutonnière d’un vers

De revers en revers je me renverse
Absorbée par la multitude des facettes
Hors paire je me retire
Basse et contemplative

vendredi, 05 août 2011

À la vie…

J’arpente le monde
Défilé sous mes jupes
Un monde qui ne s’en laisse pas conter
Ni fleurette, ni sonnante et trébuchante

 

Nous dévalons le monde
Les méandres de nos solitudes
Une trahison après l’autre
Amis à la mort

 

chez cribas