mercredi, 30 avril 2008

gisement

il creuse des éclats dans les vers
pour poudrer l'indécence divine
des explosifs aurifères
pour lamer les rondes enfantines

il s'assied sur les poignards complices
poussières d'odalisques
une virgule d'inspiration pourpre
au creux d'une main libertine

sur son écran intactile
les sens s'enhardissent
et l'insolence des senteurs
fait pâlir l'irradiation

un éclair au point
il sature les danses
d'un regard de satin
qui flambe le miroir

 

chez gmc

 

 

jeudi, 13 mars 2008

TROPIQUE DU SUD OUEST de gmc

L'ondulation sans effort
Remonte le long des berges de l'Amazone
Humant le parfum des confluents
Dans la coriandre des rêves
Un soupçon de brise
Tapisse les gorges du Rio Verde
Une alvéole se dévoile
Dans les parages d'un bouton d'or
Un vent d'été prend les collines par surprise
Caressant de la voix les épaules
D'une éminence de douceur
La nuit tombe sur les genoux de la brume
Tandis qu'un frisson émouvant
Se déploie sur le pourtour d'une terre
A l'arôme noisette
De fins torrents descendent
Le long des montagnes troglodytes
Eau tiède dont la vapeur
Réchauffe les parois ensommeillées
Quelques bourrasques tropicales
Font leur apparition
Tandis que la rivière s'émancipe
Sous les pans d'alizé
Qui dévergondent le paysage
A l'échancrure de la forêt
Une clairière abonde en microspores
Qui enthousiasment le parfum
D'une pluie qui ruisselle
Sur des marbres durcis
Les palétuviers ressentent
La montée des torrents
Les champs plient et se soulèvent
Sous les précipitations de chaleur
La température s'exaspère et rompt
Quand l'orage libère sa saveur
Dans un déchirement humide
Qui constelle d'éclats
Un ciel radieux de novembre

 

 

pôle oriental

 

l'embrasement spontané

s'écoule en couleur

soufflant l'air vacant

sur les braises de l'éveil

 

une rafale d'innocence

appareille les buées ravies

 

le lagon se marbre

dans l'ombre d'une étincelle

 

les ingénus cèdent aux dentelles

frôlant du regard la pulpe

d'un baiser froissé de candeur

 

l'aurore expire

tandis qu'une larme exaltée

sourit à un ondoiement de silence

aux envolées majeures

 

des creux secrets sécrètent

des graffitis de graphite

chairs translucides

aux dimensions éphémères

 

quelques coeurs de cyclones

figent l'idylle

tandis que la dune se cabre

sous l'insolation olfactive

qui naufrage les images

aux petits matins des songes

 

les puits refoulent l'églantine

qui affranchit la reconnaissance

de l'accord divin

sous une main de feu

 

les racines s'engorgent

de nuages ultra-violets

les entrailles s'entrebâillent

sous les flocons de fièvre

l'atmosphère se solidifie et fond

quand la houle se laque

comme une claque

dont l'écho s'évanouit

avant même de retentir

 

jeudi, 27 décembre 2007

PORTE DE L'IVRESSE

ivres de chant

désintoxiqués d'altérité

tatoués de désert

la vision purgée des échos

ivres de chant

extrême ivresse

dissolution terminale

à l'orient des mille et une nuits

là où l'étoile s'unit au charbon

pour perler des rivières de diamants

miroir de TERMINAL FOLIE DOUCE de gmc

 

 

dimanche, 02 décembre 2007

AU FIL DE L'EAU


regarde l'éclat
surtout quand il est sombre
et que derrière les arbres
s'ombre l'été
regarde l'éclat en rêvant
et écoute Vincent clapoter
en enchantant les conventions
et autres préjugés
une nuit sous le soleil
se fige l'éternité
aux vestiges ardents
aux vertiges déchaîn
és

 

Miroir de CONTRE-COURANT de gmc
 

mercredi, 14 novembre 2007

Flocon et Etoile

Flocon 
par le petit prince étoilé

naître
du fond de la maison vide
comme un fruit sans silence
comme une aube sans pas

naître
il y a alors
dans le reflet bleu de la rose
cette attention réinventée
cette simplicité incompréhensible
que le jour décline

tous les matins du monde
j'ai dansé le crépuscule
accroupi dans mes mains
parmi les cordes tendues des arcs-en-ciel

il s'agit dans l'immersion
dans l'étui vert du bois
de ce murmure incessant qui vous accuse
qui vous extirpe de vous-même
qui vous rompt

il s'agit de cette planète
de l'oiseau
tendu vers la lumière

tendu vers l'univers qui lentement éclot

 

 


Étoile

mourir
au bord du néant
comme une feuille sans arbre
comme un crépuscule capturé

 

mourir
il n'est pas
dans l'ombre sang de la pierre
cette distraction constante
cette complexité transparente
que la nuit relève

 

tous les soirs du monde
je m'assoupis dans l'aube
élevée à bout de bras
parmi les rubans souples des plaines

 

il est une poussière
de cannelle
irradiant les ténèbres

 

irradiant la vie qui simplement respire

 

 

mardi, 21 août 2007

MIROIR MUET

En miroir à LE DIRE EN UN BAISER de gmc

 

Il ne dit rien

Elle écoute en soupirant

Dans l'ombre de ses épaules

Les hommes apprivoisent la sourde oreille

Elle entend l'indicible et voit

Ce qui se crée et ce qui meurt

Ce qui flambe et ce qui pleure

Oeuvres de velours dévoré

Qui caressent imperceptibles

L'épiderme du chemin

Il ne dit rien

Et souffle le parfum de l'acuité

Toutes les larmes

Tous les rires

Dans sa poitrine

Un seul trésor

Tout au plus

La fureur d'une plume