Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 07 mars 2016

Passage à vie

Une brume de tristesse caresse le sourire. Une lame de soleil pour chaque larme, le creux de l'infini en réfraction de l'âme. Un demi siècle d'instants, la voix égrainée dans le vent et ses pétales de mots tamisés sombrent dans les encens. Respirer la mort de Glass, l'abandon dans la voilure et le baiser inconditionnel pur.

Un mot d'amour?

 

À la mémoire de gmc...

samedi, 25 juillet 2015

Detox

Le scalpel d'un staccato exquis excise les frustrations

La neutralité délave la sève muée en plasma invalide

L'instant se meure dans le suivant, et le suivant, et le suivant

L'esprit m'a quittée mais pas le vent, bon vent

samedi, 22 septembre 2012

Glisse

Ce qui glisse
Ce qui traverse
Ce qui transperce
Ce qui pénètre

Glissent
Les tracasseries
Les contraintes
Le tumulte quotidien

Traversent
Les railleries
Les vexations
Les paroles en vain

Transpercent
Une caresse par mégarde
La nature
Son imagination sans fin

Pénètrent
Les flammes bleues inattendues
Le rythme essentiel
Palpitations de vie

jeudi, 13 septembre 2012

Ce soir...

Ce soir
Je vous écris
Pour oublier
Pour délester le jour de ses lassitudes
Pour découvrir dans le foin des insuffisances
Ce brin de poésie
Porté par le vent
Sauvé par la pluie

Ce soir
Je vous écris
Pour me conjurer un peu
Pour lisser mes cheveux dans votre poing
Pour me glisser dans cette peau mal ajustée
Comme un soupir aux tréfonds de l'ombre
Un sourire décoché en fronde 

Ce soir
Je vous écris sans dessein
Pour empreinter la nuit
Pour emprunter les méandres du songe
Pour faire mine de me retrouver
Là où nous nous serions éperdus

Ce soir
Je vous écris
Pur flacon de solitude
Privé de rivage
Simple écho éteint
Dans l'aube de votre page 

dimanche, 01 mars 2009

de lumière

Les ombres se creusent comme un visage s’émacie à la fin, sans pourtant atténuer le resplendir. Frivole de tenter de calfeutrer la nuée incandescente qui les emplit. Plus vaillante que toutes les esquives, charriant les volontés comme de fantomatiques esquifs voués au courant, ample enlacement de lascives esquisses effacées, la lumière cisèle le passage, poussant la noirceur hors du terrier. Si le cœur rompt encore en mille éclats tranchants, c’est pour mieux se répandre, s’insinuer dans le tissu primordial, imprégner le désert jusqu’aux racines de l’accablement.

samedi, 28 février 2009

désarmement

la vague enfle jusqu’aux yeux

grondements de gonds retenus

mânes solitaires d’un cil ténu

 

l’élan se cabre en embrasure

sinusoïde tendue aux extrêmes

où convoler distend encore l’aile

 

la distorsion du souffle à l’ardent

chavire en boucle sans même se noyer

scande l’évidence même étouffée

 

au gré des aphonies photophores

subsiste toujours la lueur désarmante

qui d’une réduction des corps

enfin s’incante

vendredi, 27 février 2009

grincements

les cris crissent
les crins grincent

l’écrit s’écrie
l’encre s’écrase

crime de grâce
glace écrin

écran glisse
gloss en crue

 

mercredi, 25 février 2009

décalcomanie

décalage décalqué

décalcomanie aux mânes de manies mélomanes

mythomanie émotive aux motifs emmitouflés

étouffés de taffetas confettis

au faîte en fête

d’un fétu de frisson fiction

fraction d’effraction fractale

effritement effaré de frictions fredonnées

anfractuosité affriolée

frémissement effronté

fracture aphrodisiaque

effondrement des frondes

dimanche, 22 février 2009

à propos du ruissellement

miroir de A propos de l'impuissance chez Cribas

 

rien ne se trouve, rien ne se meurt

tout se maintient

en quotidien maussade

les faiblesses sont des eaux

les génies des fables

j’essuie toutes les armes

de ces p’tites vulgarités

montée sur la comète

j’avale l’abysse

pour baver l’onde des sommets

les yeux irisés

et du verbe cru

sur la routine citadine

qu’il est drôle ce bon naufrage

humble tel une chute dorée

je suis épinglée comme un monarque déchu

j’oublie d’hurler avec les fables

je suis eaux mais je ne sais pas encore

qu’elles sont mirages

et que c’est dans l’orage

que ma course est la plus folle

tel un ruisseau, je coule

sur le dernier paon avant l’océan

je vois

je suis femelle

j’ai plu

rivée à un pont, suspendue

pantin désarticulé de leur vie

et le lagon de vair

tout est clair

et les enfants aux joues pommes

parlent de mères

et de trésors d’amour

rien ne naufrage

c’est le dernier orage

plus beau qu’au pied de l’arc-en-ciel

je me précipite

dans le bouillonnement limpide

et le monde liquide

lorsque le vent caresse

les gouttes pulvérisées

de sang transparent

au fond du siphon blanc

comme un éclair

ou un bouquet, selon l’humeur

je suis, ou flaque troublée

ou joyeux torrent de cascade en cascade

je me sens rugir comme un sanglot

qui crépite

 

et je coule

chaque instant dans la lumière

dans l’éclat impétueux

où tôt la nuit

se dilue la nature profonde

dévoilée au regard

 

rien ne se trouve, rien…

 

tout est déjà là

dans un monde où l’homme voile sa face

où les tricheurs

s’entichent de leur tricks

parmi les prestidigitations grossières

et les poudres aux yeux candides

 

tout se maintient sous l’orage

et en mélanges improbables

et j’ai su que le monde était mirage

le jour où j’ai aimé

 

aimantée

je brûle comme un cierge

plaqué sur l’acier

des cœurs coffres-forts

où les larmes de miel

fondent les serrures grippées

en flots de poésie

 

libre tu te liquéfies

comme un ru sous la glace

rien ne souffle, rien ne se rap

plus que le goutte à goutte

le crépuscule capital

où se recueillent pour filer

enfants sauvages et canards tristes

dans la rigole…

 

témoin de génies affables

fable naufragée

la matrice inféconde

refuge des semences éperdues

vidée de son imposture

ruisselle jusqu’à la mort

 

montée sur la comète…

 


 

samedi, 21 février 2009

méandres en corps

un peu plus d’aube entre les paupières
dessin langoureux d’un soupir à l’abandon
planté au firmament de la dune
cascade de rire soustrait au désir

 

singularité cosmique en déclin
où cligne un iris mutin

les omoplates s’entrechoquent
sous l’ascension ondulatoire

 

trait après trait
d’une traite à l’autre
attraction singulière
d’une nutation imperceptible

vendredi, 20 février 2009

harmonies

143.jpg

 

une palpitation plus soutenue
trop plein irrévérencieux
mains ouvertes au galbe de la voix

 

toute la finesse du fil prêt à rompre
entre irréconciliables intimes
faveur des faiblesses des refrains

 

ce qui s’oppose s’accorde
lourds rideaux de pourpre
aux harmonies d’imperfection

 


mercredi, 18 février 2009

blanc-sein

naître à la caresse
comme de la dernière pluie

enfreinte aux rituels
loin des chorégraphies

fébrilité d’instant surpris
chaque saisissement telle l’innocence

un rayon de lune enceint les reins
amplifiant la cambrure à l’élévation

attraction du vertige
en écho à l’immanence

blanc-sein de torpeur
à la dérive ardente

puisque rien n’est voulu
le vent glisse entre les lèvres



lundi, 16 février 2009

gisement

en solitude sur le fil du jour
la brûlure émoustille sous la mousseline
vaguelettes intérieures outre enceinte
gorgées de rémission

privilège de la désinvolture
aux ensellures prodigues
un songe en bandoulière
gisent les innocents

au cœur de la transparence

les enfants rient en plein cœur
les hommes s’en émerveillent

perdant un peu plus encore
les matrices d’infinie servitude

hors flotte ni mâle ni femelle
la décomposition transparente

entre oubli et jouissance
qu’un mot n’incarne plus

samedi, 14 février 2009

en épave


1

étrave au feu glisse
courses arborescensent
soûlent satines
la coalition irrévocable

 

2

esclave au vœu du fil
courte indécence
s’oublie saline
la résolution irréfractable

 

3

épave au creux du lit
courbes efferverscensent
soufflent mutines
la dissolution irréfragable