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mercredi, 17 septembre 2008

mille pétales complices

le feu s'écoule bouche à bouche
serpente lancinant le long de l'échine
éveille chaque molécule à son aube stellaire
les ondulations amplifient la brillance
pétrifient les méandres en pleine chair
s'insinuent entre les pétales
de l'innocence au pur esprit
de la sagesse au disque d'or

saturé de mélange spontané
voué à l'éternisation de son unicité
l'instant se fixe sur l'écran translucide
imprime la sinusoïde de sève saphir
dans les entrailles de la vibration
irréfutable comme l'amnésie insomniaque
qui perle des corolles d'iris volutés
sur les crêtes foulées des énergies en osmose

mardi, 16 septembre 2008

mascarades

tu étais resté là longtemps
juste à la croisée des âmes amoureuses
comme suspendu au vide
les parfums bourgeonnaient
l'aveuglement perçait les cataractes
la tendresse débordait ses confins

tu n'entendais plus qu'un battement unique
rythme inconsidéré aux garnitures volages
peut-être dans l'audace béante du néant
restait-il un coin de silence
défection fustigée des amants voltiges
usurpation fruitée de ces lèvres entre les tiennes

alors tu restes longtemps là
perché sur le fil de lumière
couleur invisible de l'arc-en-ciel
fragrance solitaire aux échos délavés
les mots tremblants au bout de la langue
mascara de mascarades échevelées

jeudi, 11 septembre 2008

admiratif

parure de flocons allègres
sous la membrane translucide
d’une épiphanie empourprée

rêves en sarabandes d’existences
dans les clairières du frémir
saturées d’aubades indigentes

bouquets d’esquisses parfumées
déposés au hasard d’un rayon de lune
sur la pulpe chatoyante

les résistances fondent sous le plomb
or d’haleine poétique
de badauds admiratifs

lundi, 08 septembre 2008

guirlandes sidérales

la palpitation s’acharne
harnache le trépas
de panaches de feu
exaltant les guirlandes de comètes
dans les abysses fluorescents
de regards à la renverse

les lucarnes de douceur
naufragent les vertiges
de cocons de soi moirés
fendus d’effervescences primordiales
torrides étranglements
d’une dispersion irrémédiable

samedi, 06 septembre 2008

ombre solaire

le souffle se meurt dans la bouche
chaque courbe se cintre sous la main
volute de flamme au fil des cils
juste à la dernière extrémité de la langue
là où les mots s’éteignent
sous le fouet inflexible de la lumière
simple restitution d’ombre
solaire comme un poème d’amour

jeudi, 04 septembre 2008

confidence au vent

est-ce le silence qui chuchote ainsi droit au cœur
les preuves criantes que la raison refuse d’admettre ?

intuition ou illusion
clairvoyance ou projection
désir ou évidence

qui croire ?

le clamé ou le non-dit ?
l’écrit ou l’écho ?

qu’importe

s’il n’est rien à perdre
il n’est rien à investir

s’il n’est rien à gagner
il n’est rien à vendre

reste un soupir en confidence au vent
qui l’entraine à la couronne de l’astre scintillant

le feu n’en resplendit pas moins intransigeant
pas moins merveilleusement aveuglant

marée

la danse se dérobe encore
effarouchée par la promiscuité
soudain trop cuisante
et l’
abîme s’entre-ouvre
sur un cortège d’ivres ellipses
aux corsages de jasmin

les aiguilles ramollissent
emportant les repères
dans des tourbillons de saveurs pourpres
où neutralisant la chimère
la brèche est ensemencée
avant même sa conception

alors la poésie revient
comme une marée originelle
dépose la nacre sur les charbons ardents
efface les traces sur les brisures incrustées
ravage les certitudes aux lèvres fruitées
et lâche les rênes de la douceur

mercredi, 03 septembre 2008

égyptologie

brûlure d’éternité
sous la silice étincelante
entre or rouge et barque solaire
la poussière sacrée afflue au firmament
en géométries liquides
foudroyées par les volutes ambrées
éclats d’albâtre et de pomme
essences de musc et de granit
sensualité minérale ruisselante
entre les voiles claires-obscures
de la dévotion solennelle d’une voix momifiée
sous les bandelettes de cœur
comme une bénédiction d’outre-tombe
émancipée à perte de vie
aussi étrangement intime
qu’une énigme illuminée

 

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mardi, 02 septembre 2008

texture

la texture du silence
intensifie le sens
parade de mots omis
soustraits aux mais amis

saturation de pur refoulé
aux ivresses de mouillage
sous l’encre desséchée
par les ras-de-chicorée

dissipée aux plumetis solaires
des volutes anthracites
de la reconnaissance détrempée
d’une
éclipse de source

dimanche, 31 août 2008

naturel

Chaque crépuscule cuivré couché par le vent éveille le poète au regard constellation. Il tresse tranquillement les effluves cendrés, glissant sur la cénesthésie pour défolier les sens, pétale après pétale, dans le sillage miroitant de songes aux esthétismes invraisemblables. Il divague plus profond sur les flancs de porcelaine de la volupté, défrayant le réel d’esquisses de plénitude ensoleillée d’orages. Il satine les plus saillantes érections dans le lit incendiaire d’une douceur que la grâce de la muse la plus charmante ou la magie de la fée la plus enchanteresse ne saurait pas plus refléter qu’égaler. Si émerveillée par inadvertance, une créature transparente accompagne son ombre le temps d’un souvenir, elle reste à jamais tatouée par les filaments de diamant brodés dans les mots délaissés sur le fond de ses iris insondables et parfois, à la faveur du couchant, elle parvient à percevoir presque malgré elle, quelques bribes de la vie fauve du poète naturel.
 
 
 

samedi, 30 août 2008

involontaire

Une dernière volonté plie comme un instinct primaire soulagé, recouverte par l’écoulement inexorable du sable. A livre ouvert, l’amour n’a ni genre ni solitude pour infuser chaque éclat de silence. Ses gerbes d’impressions parfumées épanouissent encore les corolles défroissées par l’accumulation des meurtrissures salutaires, esquissant des mondes parallèles luxuriants aux frictions fictives. La charnière charnelle rompt alors, dissolue, cosmopolyfolie somptueuse d’aberration essentielle, voile de nuit constellée du sang vermillon du manteau énigmatique. Le statique brouille les émissions qui s’échouent dans les impasses indigo et s’agglutinent enfin au ballet pyrotechnique du solo légendaire.

 

lundi, 25 août 2008

vagabondages

bouffées spontanées de tendresse
quand les caprices de l’impromptu
désarçonnent les vraisemblances
en inflorescences irradiantes

l’onde concentrique se déconcentre
restituant les inflexions candides
d’une forme stellaire d’intégrité
où la langue décompose l’inspiration intime

toute séparation de corps
ne reflète qu’une union méconnue
qui sublime le cliché
par delà l’objectif

comme les gouttelettes en suspension
soudain irisées par la palpitation synchrone
de la conversation innocente
des vagabonds de fortune

 

 

dimanche, 24 août 2008

seuls

le souffle pour seul compagnon
au fin fond d’une existence étrangère

le soleil pour seul aveuglement
aux extrémités du néant

l’amour pour seule invraisemblance
aux hurlements d’abdication

la fulgurance pour seul état
aux amnésies salvatrices

le coût de la vie

l’inconditionnalité a un coût
le coût de la dissolution
à pulvériser le cœur de cristal
à le broyer de plus en plus grossièrement
il se disperse sans retour
en étreintes poussiéreuses

quand l’élan ne suffit pas
les étoiles désertifient les regards
un à un
ne laissant que quelques éclats de verbe
distillés en pire perte
dans le sillage de l’indifférence

un compagnon divague
la poussière s’éparpille
aimer ne guérit rien
et même à bout de cœur
s’il reste un soupçon d’être
je t’aime

samedi, 23 août 2008

l’éternité

C’était l’éternité.

Le temps s’était rétracté.

Tout l’espace s’était condensé à la confluence idéale où les soupirs se confondaient.

Lui, doux et rigide, sage, innocent, robuste et délicat.

Lui, avait un peu par mégarde, dédaigné les chocs, les plaies infligés par les portes de verre.

Il s’était simplement dissout dans la matière transparente lui conférant la chaleur, la ductilité qui étaient la nature insoupçonnable de la manifestation.

Il savourait sans peur la souplesse retrouvée des arômes offerts, les rehaussant encore du sacre d’une caresse abandonnée, comme si la dimension charnelle avait le pouvoir d’attiser un peu plus la fusion.

Au delà du point de non-retour, l’ivresse s’était encore amplifiée, sans modération, et les avait entraînés au fond insondable de la poésie.

Jamais  un seul mot ne fut défloré.

Et puis, comme des spectres lumineux, leurs formes matérielles avaient chacune repris une place dans la moiteur nauséabonde de la circulation, réendossant les vieilles apparences…

L’éther demeure pourtant indissociable et l’étincelle de perfection perdure pour l’éternité, en dépit du chao existentiel, par devers les amertumes, les distractions, les acquis,…