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dimanche, 24 août 2008

le coût de la vie

l’inconditionnalité a un coût
le coût de la dissolution
à pulvériser le cœur de cristal
à le broyer de plus en plus grossièrement
il se disperse sans retour
en étreintes poussiéreuses

quand l’élan ne suffit pas
les étoiles désertifient les regards
un à un
ne laissant que quelques éclats de verbe
distillés en pire perte
dans le sillage de l’indifférence

un compagnon divague
la poussière s’éparpille
aimer ne guérit rien
et même à bout de cœur
s’il reste un soupçon d’être
je t’aime

samedi, 23 août 2008

l’éternité

C’était l’éternité.

Le temps s’était rétracté.

Tout l’espace s’était condensé à la confluence idéale où les soupirs se confondaient.

Lui, doux et rigide, sage, innocent, robuste et délicat.

Lui, avait un peu par mégarde, dédaigné les chocs, les plaies infligés par les portes de verre.

Il s’était simplement dissout dans la matière transparente lui conférant la chaleur, la ductilité qui étaient la nature insoupçonnable de la manifestation.

Il savourait sans peur la souplesse retrouvée des arômes offerts, les rehaussant encore du sacre d’une caresse abandonnée, comme si la dimension charnelle avait le pouvoir d’attiser un peu plus la fusion.

Au delà du point de non-retour, l’ivresse s’était encore amplifiée, sans modération, et les avait entraînés au fond insondable de la poésie.

Jamais  un seul mot ne fut défloré.

Et puis, comme des spectres lumineux, leurs formes matérielles avaient chacune repris une place dans la moiteur nauséabonde de la circulation, réendossant les vieilles apparences…

L’éther demeure pourtant indissociable et l’étincelle de perfection perdure pour l’éternité, en dépit du chao existentiel, par devers les amertumes, les distractions, les acquis,…

 

 

vendredi, 22 août 2008

gravillon

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un gravillon dans le miroir
et la clarté se brouille
prenant une consistance de mollasse

de l’autre côté
l’ombre transparente s’éplore
toujours sans faire corps

le cœur disséqué
se retrouve épinglé sur la porte
symbole d’ultime issue

aimer sans façon
comme un naufrage
sur le récif de soi

jeudi, 21 août 2008

fétichisme

un beau jour
rattrapé par la corpulence des apparences
le mot se tait
entrainant dans son homélie
des pans entiers de poésie

le poids de l’insonore
avale les distances
drapant les épaules ingénues
de boréal érogène

le cœur mijote
sous une chape de glace
au teint de pèche

sommet d’âme
du plus profond frémir
à la plus légère débauche d’insouciance

foudroiement fétiche

dimanche, 17 août 2008

spontanéité

elle se pose par là
dans l’alvéole d’un silence d’un mot
lueur éclaboussant tes yeux

elle glisse un soupir entre tes lèvres
sans conséquence
comme un sourire à un inconnu

tu en oublies la voie
dans une volute bleutée

cambrure à fossettes
aux tendresses spontanées

la vie « palpite là
comme une petite bête »

samedi, 16 août 2008

plein être

un brin
désobstruction
une pulsation
pouls silencieux
diffusions suaves
sèves assouvies
une rivière au lit
confondue au berceau
plénitude entre autre
plein être

mardi, 12 août 2008

refaire le monde

les chants de tous les matins
s’élèvent encore aux berceaux
les mains inertes ne frôlent plus que la lumière
onde érectile éprise d’instants
soulignant la grâce
des lourdeurs translucides

la moisson de frissons
nappe l’axe étravé
symphonie de pétillements
aux origines mystérieuses
qui envoie ses contretemps
aux sommets d’irréalités endémiques

flânant dans le babillement écervelé
le cœur s’étire
en omettant de refaire le monde

lundi, 11 août 2008

en vérité

vérité ou vraisemblance
toujours la même quête
le même graal élusif
frétillant comme une ligne d’horizon

une note isolée ne sonne ni juste ni fausse
et l’harmonie des rondes entre elles dissipe les interrogations
accords effrénés en probabilités démenties
gloire oubliée de la reddition sans condition

 

chez pseudonymes1 

samedi, 09 août 2008

constellations du néant

le jour sacrifie les sept voiles au vent
leurs parcours sur l’épiderme rembobinent le temps à zéro

il n’est plus que soie et caresse
esquissant un sourire sur le lit  des froncements

toutes les présences se condensent
dans la tendresse dissolue de la brise ingénue

toutes les nuisances entonnent
la mélodie cardiaque de l’univers en perfusion

l’effondrement en cascade
grouille de lumière insolente

lorsque l’interrogation cesse
lorsque l’insensé culmine

l’impression totale d’être
piaffe dans les constellations du néant

mardi, 05 août 2008

état simple

sous une pluie d’éclairs
l’écho s’envole
se défait de son carcan galopant
et dépose une aura d’or
sur le panorama interdit

la nuque s’offre à la morsure
comme au souffle
éclosion sauvage de jasmin
sans pudeur sans crainte

là sans y être
incrédule omniprésence
simple état

samedi, 02 août 2008

complétude

l’univers s’était entrouvert là
au creux de ton haleine
effervescence d’un instant suspendu
et toujours le souffle revenait s’égarer
dans la réminiscence omniprésente de la perfection
entrevue le temps d’un éblouissement
au travers des paupières fermées
par l’insoutenable vision
ni distance ni fuite ne fragmentent
la complétude

vendredi, 01 août 2008

sans histoire

tu aveugles les ténèbres
des aubes polychromes
rien ne peut se perdre
gravé sous tes doigts
dans le cycle infatigable
sans histoire
où tu oublies
où la lumière te berce
jusqu’au sourire perpétuel

 

pour un chevalier perdu et fatigué... 

jeudi, 31 juillet 2008

modulations

encodage d’acides aminés
aux saveurs pulpeuses
inscrit dans le marbre
taillé à même la moelle

ainsi soit-il

sans équivoque ou échappatoire
aux surréalités ensourcelantes
berceuses aux bois dormants
sur le fil de tes modulations

mardi, 29 juillet 2008

réflexe

réflexe inconditionnel
la voix afflue
élixir de silences anodins
estival d’imprévu
bouillonnant d’être

d’un même automatisme
le regard s’inverse et s’affute
sur la lumière vibratile
aux étamines d’or
d’une fissure de volupté

 

dimanche, 27 juillet 2008

ligne d’arrivée

certains croient être arrivés
ils s’imaginent reconnaitre la piste
dans les fresques d’autres
qui ont estimé aussi être arrivés
mais avoir cette conviction est encore  manifestation d’orgueil
et les récits par nature erronés
comment savoir être arrivé quand il n’est pas d’égo pour le constater ?

la lumière ici les attire
croyant être arrivés
ils ne peuvent que douter qu’ici puisse seulement exister
alors ils se méfient
mais l’attraction est plus forte que la peur

nul ne sait où est ici

ici n’a pas de propriétaire

ici tout est à volonté
l’espace d’un instant fétiche
sans retenue ni limite

sensualité, émoi platonique et déception
chacun obtient ce qu’il est prêt à recevoir
sans pour autant se rapprocher ou s’éloigner
de la mythique arrivée