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lundi, 15 décembre 2008

le cycle du soupir

un soupir effleure au gré des volutes
une chasteté désarmée

flâne en éclosion de mimosas
sous la caresse exhalée

se meurt interdit
à l’orée des souffles

renaît saturé de tendresse
au cœur de l’insouciance

brûle

le poème brûle
sans autre combustible
que son balbutiement

le poème s’inocule
de bluettes frétillantes
à l’ombre d’une caresse de larme

le poète s’absente
et les mots grésillent
de leurs propres échos

dimanche, 14 décembre 2008

défaux

à défaut de désir
les étoiles s’amalgament
jusque dans l’aveuglement désert

en défaut, éros expire
dans les vapeurs parfumées
sublimation étincelante

par défaut, le cœur sombre
avec toi là et tout autour
éblouissement de silice

chez gmc

vendredi, 12 décembre 2008

détonation

la détonation est aveuglement
soufflé jusqu’aux cendres
suprématie de la lumière
orgasmes en lents ressacs
dépouillés d’enceintes
brisés aux mille éclats
des cœurs percés par Gae Bolga
mise en dernière demeure
tout crépite au point de dislocation
affolant les compteurs Geiger de geysers d’or
comme un mot doux pathogène
au diapason du silence

mercredi, 10 décembre 2008

Onan Hag Oll

à s’éloigner toujours plus de soi
les soies fusionnent
sous l’aile des fronces
d’un espace-temps en éventail

simple propension à l’épanouissement
les électrons dilatent la substance
hors des dépouilles
comme des bluettes semées au vent

certains entourages galvanisent
l’incandescence du boomerang
alors la blondeur diaphane roussit
à l’ombre des blanches mains

le silence dépose ses caresses
sur les Cornouailles des âmes repues
preuves d’inexistences
enracinées dans la danse

mardi, 09 décembre 2008

allégeance

indifférence de marbre
lèvres entrebâillées
laquées d’ascèse

les notes s’élèvent
au nexus
pulpe d’omission

l’hiver de cristal
embrume la plaine
l’hymne sombre

les amants voguent
voilés de chasteté
transparents

simplicité d’un souffle partagé

 

dernier épisode d’un dialogue poétique ici

 

 

lundi, 08 décembre 2008

larmes de lumière

Ptites lumières d'Eden.jpg

Ptites lumières chez Eden

 

la lumière reflue seule
décrochée d'un arpège fou
cédée en offrande
comme une sacrilège foi


la lumière reflue seule en foule
en bulles d'abondance
où de minuscules myosotis
effacent les souvenirs

lumière tamisée ou aveuglante
antre des mille orifices
où le cœur exprime l'or
comme l'éther d'un soupir



en miroir à ROSEE DE MIEL chez gmc

 

dimanche, 07 décembre 2008

Alcheringa

L’or d’azur frôle les cils, alchimie de papier graphité limpide comme une aile de libellule, pillage de la douceur sous les ombrelles assouvies. Les mélodies que tu chantais déversent leurs baumes étincelants sur les rivages d’Alcheringa où parfois le cheminement s’échoue au détour d’une crevasse de sirène. Tu plonges dans les lymphes abyssales comme pour suivre cette lumière noire qui pourtant jaillit blanche de la même naïade et tu enfiles toute la panoplie guerrière en syncope lexicale pour te terrasser alors qu’il suffit d’accepter. Comme une brume sur ton ombre, la poésie restaure au feu son élasticité et l’homéostasie triomphe.

vendredi, 05 décembre 2008

bal de flocons

au bal des flocons
la lumière perpètre l’enlacement
halo de jade à l’inflexion ternaire
ajoure de feu sous les glaces aurifères

au fil des émissaires
l’évaporé déploie le vertige
l’amour hors larsen claque sec
applaudissements fanatiques à la gloire de Vajra

au pas chaloupé de l’abandon
l’extravagance butine l’ordinaire
brûlure inepte au sein de la lagune
où repose tous les fluides du désert

chèvrefeuille et noisetier

si un jour de pure lassitude
une amante flamboyante, soumise
échappe à ton étreinte

si ses yeux s'envolent
au delà de la mort mensuelle
peuplés de rires innocents

si la voix familière
réverbère ta reddition
dans les arcanes des soupirs

si l'apparition se dissout
entre tes lèvres
comme une source de jouvence

ce jour là tu connaîtras
qu'aux creux des plus folles arabesques
il n'y a jamais que toi

lundi, 01 décembre 2008

catatonique

pour qui n'a rien à offrir
à qui ne saurait rien accepter
drôle de frémir
que cet élan catatonique vers t'être

souvent douceur et faiblesse
se confondent
comme force et rigidité
alors que la tendresse jaillit toujours
par les failles de l'abandon

plus tu deviens sel
plus les caresses t'imprègnent
comme si la statufaction était condition élémentaire
de la métamorphose en soie
comme si l'éclat du solitaire
pouvait outre-passer
la radiance d'un baiser
comme si delà

les étincelles s'enfoncent un peu plus
dans la mouvance incertaine
et le vertige opère la dilatation salutaire

quand la jouissance s'engouffre
le frisson peut être mortel

pluie de corail

Le temps s'est glacé à la croisée de l'ivresse, là où le vent dépose sa latence nacrée en gage de vie. D'ors et déjà, l'unité se cintre jusqu'à l'écartèlement, repliant tous les pétales en déflagration sidérale. Il aurait fallu dégarnir l'étreinte pour que le mont hélicoïdal se couvre de corail. Alors la forêt ne pourrait plus cacher le rebond du bambou et le chant s'enseulvelirait au firmament.

orfièvre

armes fondues
larmes souriantes
le cœur en bord de fossette n’en finit pas de luire
un songe écorché à la dépouille décharnée
invoque intempestif l’ultime bastion
derrière la muraille
la langue déraille
couvrant la pierre incandescente
de graffitis incohérents
enluminures de braises aux dentelles lavandières
futiles éclaboussures d’orfièvre
le cycle de l’instant naît toujours orphelin
et glisse comme un onguent
sur la sensualité des mémoires vives effacées
pour perpétuer encore le frémissement

vendredi, 28 novembre 2008

peau d’âme

une robe couleur de temps
pour tout émolument
pour conjurer la transparence
et invoquer l’invisible
pour foudroyer l’indifférence
et irradier l’indicible

une étole couleur d’étoile
pour tout serment
pour rayonner le silence
et assouvir éole
pour cambrer la distance
et asseoir le symbole

mardi, 25 novembre 2008

revers d’optique

sur le revers d’un obtus
l’incendie se concave
comme une fissure fulmine
à la base d’un cratère
quand le basalte s’enorgueillit
en mélopées fantasmagoriques
et que la risée frémit
d’un rêve façonné de moire

tu viens encore
nuit comme jour
insuffler la transparence
de bouffées d’étoiles
malgré les réticences
comment fuir l’appel
si l’amour infiltre la voix
d’ondées mordorées d’antimoine

la rampe qui nous retenait
a cédé sous la foi
cette chute est éternelle
sans fond à la joie