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vendredi, 21 novembre 2008

commencement

tout commence comme rien
flocon de baiser fragile
instant égaré aux confins

rien s’affute encore
hyperréalisme de l’écartèlement
flambeau de pluie

frontière d’évanouissement
violée en série fiévreuse
déflagration de vie

mardi, 18 novembre 2008

pandémie

le monde est un homme contemplatif
dont l’iris suit un voile transit
vacillant dans le souffle léger
d’un oubli en technicolor

 

le monde est un homme paisible
chant paré d’un panache de silence
dont le timbre échoue sur la dune
les vertiges de la volonté

 

ravageur est l’abandon
qui submerge la fierté des princes
de douceur intérieure
aux tendresses contagieuses

 

chez gmc

tueries

Les mots ont tué. Ensuite ce furent les pétales, le cœur en suspens, un froissement et, comme la rigidité attisait toujours l’écorce, l’amour a encore tué, à chaque inspiration, froufrou de frictions aux scintillements aérodynamiques de graffitis d’eau d’or. Alors la pulsation s’est répandue, simple pulsion de grâce.

dimanche, 16 novembre 2008

angles morts

Un baiser s’éternise sur les angles morts de la désuétude, la vie reprend souffle en pétillant de saveurs interdites et de chants synchronisés. Le silence donne toute sa couleur à la voix, gravant le symbole incorruptible jusque dans les eaux impures. Comme le feu éblouit l’intelligence, les instants ne sont plus comptés, l’horizon se confond et le ton monte en volutes de volupté. Au bord des lèvres terrassées des amants, paresse invariable la nuit des temps.

jeudi, 13 novembre 2008

portrait assis

Les rosées d’aurore transparaissent dans les champs d’impossible, sous le regard goguenard de quelque fragrance déposée à la volée par le sourire d’un arc-en-ciel. « D’où vient la voix ? » avait-il dit, là où il y a de l’or. « Je te reconnais » répond-elle encore s’il se tait. Alors le chant valse avec le silence dans cet embrasement spontané où tout commence sans fin, où rien est la clef et à la clef, jusque dans les replis de soie.

mercredi, 12 novembre 2008

absurde

le souffle chiffonne encore la soie
batifole dans les froissements voluptueux
se prélasse au creux de l’écume bruissante

les saveurs de violette dévorent le velours
affranchissent l’élan sans mot
saturent la lumière de douceur brûlante

la révélation est dans la transparence
cet effacement lisse qui se réverbère
jusqu’à dissolution sempiternelle

la présence est dans l’absence
cette absolution d’absolu qui miroite
jusqu’à l’absurde en bout d’être

lundi, 10 novembre 2008

accomplissement

En résurgence, les arabesques se déroulent à la rencontre du frisson, germination de sensualité minérale, sauvagerie de la palpitation des veines des turquoises embrasées. Torrides, les arcs-en-ciel s’ébattent dans les vapeurs de transparence et si la réalité menace d’entonner sa rengaine familière, elle glisse sur la surface dissoute et éclot en supra-luminescence la verve incorruptible. La voie reste ouverte même quand le passage n’est plus emprunté. Le flux se détourne plus en aval, envahissant les sentiers alternatifs des crues incontrôlables, étourdissant le ramage holographique des images incommensurables de la douceur, éveillant l’être à un monde d’impossibles accomplis.

mercredi, 05 novembre 2008

haut bas et mat

Une spirale enthousiaste élève une confusion ordinaire à l’instant de l’avènement d’une improbabilité aussi douce que fictive. Deux petites prunelles de Sienne s’embrasent d’une fulgurance souche, épicentre d’une longue déferlante neigeuse comme l’ivresse de la dernière caresse. La fluctuation stationnaire propulse la poussière en orbite où elle s’enflamme, purifiant l’idéologie de ses reflets chatoyants. Le dernier fléau explose la boite de Pandore pour finir d’anéantir le barrage des inepties et l’éclat se propage en contournant les derniers bastions comme les bluettes de millions de voix enflent jusqu’à l’assourdissement, jusqu’à la conjuration des apparences, jusqu’à l’accomplissement de l’impossible échoué dans l’anneau de Mobius de l’âge de lumière.

lundi, 03 novembre 2008

relatif

l’absolu est un mâyâge de plus
un horizon qui s’éloigne à son approche
une limite ni plus ni moins matérielle
que monnaies et autres faits de société

la voie du désir
insatisfait
et artificiellement prolonge l’égo
dans son carcan moribond
loin des effluves polychromes d’héliotrope
qui émanent des ombres les plus denses
pour aviver les danses nuptiales
de la transparence

 

chez solko

état tic

tic intime
clarté obscure
réponses sans questions
interrogations évaporées
à la racine du langage
où l’égoïsme philanthropise
jusqu'à se perdre
pour être
hors champ
pour aimer
hors soi

 

chez Kris

vendredi, 31 octobre 2008

mobilissimo

l'épiderme vibre sous les pétales
l'émoi lentement aspiré par le baiser éclot
l'instant traverse l'été jusqu'aux fauveries des feux de son agonie

les étincelles composent un bouquet d'arcs-en-ciel
la douceur se teinte d'une variation improvisée
bouffées de girofle aux accents espiègles

des brassées de mots butinent la palpitation
légendes aux frontières d'un autre miel

la poésie opère encore la magie
scarifiant les fictions
pour défricher la voix
menant invariablement à l'union

mardi, 28 octobre 2008

vertus de la transparence

vous vous allongez là
au fond du lit de la transparence
les mains frôlant à peine la surface
dessinant les reflets d’un frisson continu

vous n’avez plus peur
nimbés de bulles scintillantes
comme des myriades de regards
écorchés d’amour

éperdus d’inexorable
vous outrepassez la discipline
pour écrire les arabesques
du torrent de la constance

samedi, 25 octobre 2008

de l’eau à l’eau

 

intouchables
invariablement touchés

barrages effacés
marée envahissante

détachés
oscillation tangible

infiniment fragiles
les os en poussière
dévertébrés
façonnés par la vie

vitalité

vitalité d’un autre temps
d’un autre esprit

flottement désincarné
aux élans d’un courant limpide

fièvre en filigrane
sans infection

cycle imperturbable
en continuelle expansion

point de l’infini
ouvrant sur le vide

chute perpétuelle
envol livide

jeudi, 23 octobre 2008

anémophilie

sur les rives de la rivière de rubis
là où le séisme jouxte les apparences
là où le fruit du sycomore se gorge de pulpe

la solitude anémophile emprunte la voie du thuriféraire
pour disperser ses flèches de cyprès
sous les latitudes incarnates

évidences lâchées par lassitude
diadèmes d’improbabilités démenties
derniers symboles de redditions irrésistibles