dimanche, 04 juin 2006
"On a beau tout rêver, tu dépasses le rêve." Victor Hugo
Besoin d’aimer et d’être aimée, pour être vivante, pour vivre, pour que la vie soit vivable, pour que la vie soit invivable, pour que chaque instant soit une surprise, un rêve, un espoir.
Combiens d’amours faut-il pour combler le vide, l’insatiabilité, la gourmandise ? Pourquoi prendre tous ces risques ? Pourquoi refuser les petits arrangements avec la vérité pour épargner l’autre, les autres ? Pourquoi vouloir tout vivre au grand jour ?
Gérer ma douleur par l’accumulation, mais eux ? …Je les aime tant.
Il ne faut pas qu’ils souffrent…Pas à cause de moi…Je ne veux être pour eux que bonheur et plaisir. Comment les protéger de moi, de mon appétit, de mes excès, alors que je ne peux me passer d’eux ?…
Leur amour, leur respect, leur galanterie, leur acceptation de mes règles du jeu pourtant si injustes pour eux, leur tendresse, leur admiration, leur adoration, être leur fée, leur idole, leur magicienne. Dans leurs yeux, être si belle, si désirable, être plus que moi, être eux, à eux, pour eux, un désir, une légende, un fantasme. Dans mes yeux, ils sont si beaux, si désirables, ils sont plus qu’eux, ils sont tout ce qu’ils peuvent être, tout ce qu’ils méritent d’être, tout leur potentiel, tous leurs rêves.
Etre aimée et aimer...pour que la vie soit magique...
13:00 Publié dans Amour, Blog, Sensualite, Visiteurs | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : citations, amour, érotisme, aphrodisiaque, solitude, reves, fievre
vendredi, 02 juin 2006
"Le bonheur, c'est quand le temps s'arrête." Gilbert Cesbron
“C’est un beau roman, c’est une belle histoire, c’est une romance d’aujourd’hui… » (Fugain)
Quelques heures de bonheur arrachees de haute lute au destin, contre la rage de l’ocean pour fuir sa vie.
Le quai de la gare, la foule debaroule mais il n’y a que nous.
Le brouhaha de la ville est assourdi par le battement de nos cœurs.
Premier regard, premier sourire, premier baiser, les yeux fermes par l’emotion. Les mains se cherchent, se trouvent, ne se quitteront plus.
Traverser le flot des gens sur un nuage, de l’autre cote du miroir, tellement ici mais tellement ailleurs, dans notre univers parallele. Tout un monde de baisers, de caresses, de magnetisme, d’amour tendre et fougueux, rien qu’a nous.
Nous savons que ca n’est qu’un reve, alors bien eveilles nous en savourons chaque seconde.
Combien de fois aurions nous pu nous donner encore l’un a l’autre si nous avions eu tout le temps ? Quand serions-nous ressortis de la 330 ? Au bout de combien de repas oublies ? Combien de temps peut-on vivre d’amour et d’eau fraiche ?
Mais les minutes s’egrennent inexorablement et puis l’heure fatidique brutale nous rejette sans aucun menagement dans la froideur de la realite, encore frissonants d’une derniere apotheose, le bouquet du feu d’artifices.
Un petit Diddl, tout dou, dou comme nous…
Derniers baisers voles dans l’ascenseur puis dans les couloirs de la Station Chatelet, et la vie reprend ses droits, impitoyable.
Mais qu’est-ce que je fais dans cet avion ?
Laisser des bouts de mon ame partout ou je passe pour aller retrouver quoi ? Un travail qu’il est temps de quitter et un Prince des Fleurs amere ?
Pourtant, je l’aime tant aussi mon Prince des Fleurs…
22:49 Publié dans Amour, Blog, Sensualite, Visiteurs | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : citation, érotique, fantasme, amour, coeur, coquin, âme
jeudi, 01 juin 2006
"Les femmes préfèrent les hommes qui les prennent sans les comprendre, aux hommes qui les comprennent sans les prendre." Marcel Prévost
Mon corps s’est transforme en veritable concentrateur de luxure. Les visites sont a present plus que sensuelles, elles sont devenues torrides et loin du Prince des Fleurs et de mes jouets, mes mains ont le plus grand mal a me soulager.
Tout me ramene a cette luxure infernale. Fonctionner normalement, m’interesser a autre chose, sont des efforts presque insurmontables. Mes pensees tournent sans cesse autour de la decouverte de mains inconnues, d’yeux petillants de desir et d’emotion, de phallus tendus et brillants d’excitation, a l’image de cette grosse queue apparue a 5 cm de mon nez en ouvrant les yeux un jour d’ete ecrase de chaleur moite dans un train de banlieue ou je somnolais, envahie d’une reverie sensuelle nonchallante, les cuisses ouvertes. Surprise, seule dans le wagon face a verge avec ce sexe triomphant, j’etais vite descendue a la station dont l’approche m’avait eveillee. J’aurais du rester, aujourd’hui je serais restee.
Le moindre nuage noir sur l’horizon, un rayon de soleil qui vient faire fremir amoureusement un feuillage, l’effleurement du vent dans les delicates fleurs d’accacia, chaque goute de pluie qui rebondit sur ma peau nue attisent chaque cellule de mon enveloppe charnelle tel un receptacle de plaisir potentiel et chaque pensee concupiscente transmise par un visiteur me parcourt en frisson savoureux dont l’onde se propage a partir de mon sexe et se deploie en pulsations vertigineuses jusqu'à mes extremites. Mes levres sont comme un passage entre ce corps et l’univers, entrouvertes, elles ne peuvent empecher l’energie sexuelle de me penetrer et la langue les humecte avidement pour faciliter cette etonante fusion.
Arpenter le quotidien les cuisses humides et les seins durcis, drole de destinee pour une carrieriste mere de famille !
09:55 Publié dans Amour, Blog, Fantasmes, Sensualite, Visiteurs | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : citation, érotique, fantasme, amour, coeur, coquin, âme
mardi, 30 mai 2006
"Car le mot, qu'on le sache, est un être vivant." Victor Hugo
En relisant mon petit livre d'or commence le 18 Aout 1988 a J-15 de mon premier grand depart pour les US en quete de mon Bachelor, j'ai eu envie de vous faire partager ce que mon Papy y avait consigne. J'ai beaucoup correspondu avec lui lors de mes longues expatriations, et plus que tous les livres que j'ai pu avaler, c'est lui d'abord qui a influence mon style. Plus de 10 ans qu'il nous a quitte, il me manque toujours...
30-8-88
Puissent les Dieux tutelaires t'accorder
Un ciel le plus souvent serein
Des nuages? Inevitables, c'est certain!
Mais dociles a mes voeux
Qu'ils passent, rapides, bientot evanouis
Que les vents, pour toi, ici ou la se fassent brises legeres...
Tres tot "raisonnable",
sache aussi "raison garder"
et sagement a l'occasion pallier,
ce que, de temerite,
ton prenom semblerait deceler.
Mais surtout...
Ecoute "ta chanson du coeur"
soigneusement, jalousement.
Retiens la,
compagne fidele et douce,
magicienne toujours,
parfois consolante.
Enfin,
que les jours de ta vie coulent...coulent...
nombreux et lumineux.
Des eclipses...?
Je les souhaite, rares, breves, in-consequentes aussi.
Bref,
des jours heureux!
Papy
18:12 Publié dans Blog, Vivre | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : citations, famille, ecriture, amour
lundi, 29 mai 2006
"Il est prouvé que fêter les anniversaires est bon pour la santé. Les statistiques montrent que les personnes qui en fêtent le plus deviennent les plus vieilles." Den Hartog
Une fête, c'est d'abord un lieu...
Le Moulin, une maison ancienne du XVIIème typiquement bressane, des rangées de briques alternant avec des rangées de "couilles de bressans", gros galets abandonnés sur ce plateau par d'anciens glaciers. Son petit étang, sa rivière, ses chênes centenaires complètent un cadre idyllique.
Une fête, c'est surtout des âmes...
En 1988, à la veille de mon premier départ aux US sur les traces de Philippe Labro, mes proches m'avaient ecrit chacun un petit mot dans un joli carnet ancien recouvert de cuir resté vierge par hasard jusqu'alors. Près de 18 ans plus tard, nombreuses sont les âmes qui me font une fois de plus cet honneur, malgre l'éloignement. Je me sens vraiment privilègiée de bénéficier de tant de constance dans l'amitié, ne dit-on pas "loin des yeux, loin du coeur"...
Il y a là, outre les nombreux cousins qui évoquent des souvenirs de vacances formidables, des amis de mes parents qui sont devenus les miens depuis lurette, et surtout, plusieurs amis connus en 1982 dont Christine, l'allemande, rencontrée à Edmonton en Alberta (Canada).
Et puis, porteuse de joie, de gaité et d'insouciance, toute la nouvelle génération s'ebat dans la verdure: 17 enfants de 2 ans et demi à 15 ans parlant français, anglais et allemand. Ils collaborent l'essentiel de l'aprés-midi les pieds dans la rivière pour construire un barrage de paille et de pierres, jouent avec les labradors, font des courses de velos, des matchs de foot et de rugby, de la balancoire, jouent au chat...Juste les observer est deja un grand bonheur :-)
Quelle fabuleuse journée sous l'oeil protecteur d'un soleil complice!
La soiree encore se revele memorable, nombreux sont ceux qui decident de trainer sous la "voile" que Papa a tendu sur l'immense terrasse. Le chant des grenouilles est aussi joyeux que la compagnie.
Un feu d'artifice tirre sur le ponton de l'etang dans lequel il se reflete, couronne une tres longue et tres heureuse fete!
16:40 Publié dans Blog, Vivre | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : Journaux personnels





