samedi, 15 juin 2013
Crépuscule
Sa menace est tangible même à travers l'océan. Sa présence empeste et rend soudain la distance omniprésente, insoutenable, incomblable. Elle nous renvoie à ces errances où nous devenons méconnaissables l'un à l'autre. En essayant de m'épargner, vous me détachez un peu plus à chaque sillage, accumulation de sel dans les cheveux, triomphe de la gravité sur l'inconditionnel et je tente de m'abriter au creux d'une réminiscence d'orage, dans les gouttelettes à vif qui se mêlent au grondement assourdissant des larmes. Au crépuscule, les chevaliers descendent de leurs grands chevaux pour mieux disparaître derrière l'horizon.
00:03 Publié dans Amour, Deuils, intégrale volume 6 | Lien permanent | Commentaires (0)
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