mardi, 22 décembre 2009

sacrée saga

je l'ai attendue toute la vie
la vie
comme une excuse mensuelle
au ralenti

je l'ai désirée autant que son écho
il aurait sonné si pur
et pour un autre futur
il aurait fondu l'étau

il faisait rêver comme un matin
il était vibrant
sacre du féminin
sourire d'enfant

je lui ai concèdé
toute prétention d'être
blanchie appaisée
dans le flux disparaitre

 

chez Cribas

vendredi, 28 août 2009

conte à rebours

 

 

Le voile tombe au ralenti , une ligne après l’autre, rongé par la splendeur qu’il ne peut plus contenir. Le temps de se débattre s’est abattu, résolution pacifiste de l’autre côté des océans, impudeur frémissante à l’inversion des cambrures, lorsque le masculin se fond au féminin et que ses perpendiculaires ne sont plus qu’arabesques enlacées. Quel degré de virilité faut-il sonder pour arriver là ? Ainsi déportée, l’âme tressaute. Elle devient cœur, sans un souffle de regret, toute dévorée de premiers instants.

 

chez Cribas

mardi, 28 juillet 2009

enfin la vie en pâture ou pour une fois à l’heure du thé

j’ai envie de vivre
comme personne sans savoir pourquoi
c’est absurde à pleurer
ce besoin trépidant par tout temps

il fait trop froid là dedans
dans mon cœur
j’ai pourtant palpité de rien
tout le monde est si absent

je dis tout
mais c’est ne rien dire
sur les méandres déroulés
follement envie de vivre

comme personne ni moi
ça fait romantique
alors comme tout le monde
j’ai surtout envie d’une bonne rasade

je ne sais ce qui briserait la torpeur
un coup de bambou ?
une corde à coulisse ?
je ne sais aucune merveille

c’est dans l’ordinaire
que j’écarte la poésie
et sur mon cœur assoupi
se meurent mes envies



miroir de "Enfin le vide-ordures ou Une fois de plus vers cinq heures du matin"

chez Cribas

raccord

il est le rythme

immuable

à tire d'elles

étourdies comme l'instant

lui qui n'avoue

que le détachement

qui accorde les notes blessées

d'un revers énamouré

au cœur stérile

d'un désert verdoyant

 

miroir de "CONCORDANCE"

chez gmc

 

lundi, 20 avril 2009

rouge glace

tu délaces des carcans
en signe de soumission
opacité du grave
pour aveugles clairvoyants

combien de désert
combien de statue
debout face au vent
un chêne se courbe

et la pluie se fige
en rideau de lumière
apocalypse cinglant
de la lessive mentale

goût des tons
odeurs pleins les oreilles
un miroir sous les cils
et des perles de jouvence
résonnant dans la voix

et lui éphémère à l’affût
cet éclat dans l’œil
sait-il qui danse et qui voit
ce ballet aérien

un chevalier aux couleurs arc-en-ciel
défriche l’atmosphère
de ces illusions confortables
saccage d’un hier
où le circulaire n’a de sortie

laisse douceur
les armes rient
la blessure apaise
les iris survoltés




miroir de feu vert de gmc

mercredi, 08 avril 2009

les voix de la transparence

en plein silence
le regard erre
courbe après courbe
sous le vers univers
la vision s’affermit
et invente des tons parfumés
à bannir les masques
sans chercher le parfait
juste l’érogène du cœur
d’où s’envole la caresse

 

chez gmc

lundi, 16 mars 2009

démentiel

rien à prendre
comme l'âme à rendre
un cœur butiné
aux arcs-en-ciel

rien à prendre
comme rien à atteindre
dans la buée frêle
des lueurs éternelles

rien à prendre
sans attendre
soupir à se fendre
d'horizon dément ciel

 

chez gmc

 

mardi, 27 janvier 2009

allongés sur la dune

le regard renversé
pas une femme ne donne vie
seuls des parfums rêvent
l’enlacement des cimeterres
aux flambées de cristal

le regard renversé
un homme écrit
sur un fil de soie
comme une corde de pendu
fendue en éventail

le regard renversé
un enfant pleure
les pluies de l’instant
effleurant de rires
les pastels de l’arc-en-ciel

 

miroir de ASSIS SUR LA BARRIERE de gmc

 

 

jeudi, 25 décembre 2008

la voie de la danse

innocence
comme l’étreinte de l’amant
comme la main que l’aimant
abandonne sans y penser
si l’instant inspire
les cendres de soi
où brille l’envers
d’univers vibrants
sur le lac paisible
des révolutions de l’infini

 

miroir de UNE DANSE POUR RUMI chez gmc

dimanche, 14 décembre 2008

défaux

à défaut de désir
les étoiles s’amalgament
jusque dans l’aveuglement désert

en défaut, éros expire
dans les vapeurs parfumées
sublimation étincelante

par défaut, le cœur sombre
avec toi là et tout autour
éblouissement de silice

chez gmc

Toutes les notes