Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 18 décembre 2010

coupure

 

le quotidien est enfin jugulé
éteint comme la télé
comme l’ordi
comme l’androïd
assourdi
en fermant l’ipod

la lumière du silence apparait
étincelle à la boutonnière
qui gonfle en une rage torrentielle
et emporte en son lit
distractions et frustrations
débris d’horreur rongés de scintillement

l’aveuglement du flux revenu à la source
dérive sans heurt jusqu'à toi

c’est bien là que j’appartiens

c’est bien là que l’incertitude exulte
en sculptant l’être

c’est bien là que l’insignifiance revêt un sens 

lundi, 29 novembre 2010

souffle

 

un souffle pour accoster nos âmes au repos
pour que se confondent platonique et luxure
pour être aussi proches que nos corps sont éloignés
pour que notre fébrilité à préserver chaque instant devienne havre

un souffle pour que nos eaux soient soleil
élixir contre les rampements diurnes
ascèse ébouriffante qui s’adonne à tous les délices
obscurité étincelante qui fond les lésions incurables

mardi, 16 novembre 2010

imagine

 

imagine un lit d’encre et de papier
parfumé d’ambre et de larmes
où tu viens reposer tes déchirures

imagine la noirceur complice
la colère acidulée presque sucrée
où ta tête s’endort entre mes seins

imagine la distance franchie
l’instant bleu
où l’inévitable s’accomplit

illusionnistes

 

 

prendre le voile de transparence
et enjouer encore une fois
les rubans de toi
qui momifient

entrer en ivoire
à rebrousse chagrin
limpide comme le torrent
qui baise les pieds

revenir à l’éclat du solitaire
petite fiancée des glaces
où tu effaces les traces
dans un vertige de vestiges

apparaitre et disparaitre
au gré de tes frasques
fidèles à l’illusion
ou volatilisés 

 

vendredi, 12 novembre 2010

Élysée

Au milieu de la forêt des circonstances contraires
Se fraie le chemin où l'on se rejoint
À peine un sentier de terre
Pourtant plus aveuglant que l'Elysée

Nous y cheminons sans certitudes
Un peu incrédules
Grisés par la simplicité du parcours
Finalement prête à tout

dimanche, 07 novembre 2010

réso-luz-ion

parfois au crucial de l'intime
à la fraction où tout peut enfin se résoudre
à la fourche où un seul passage luit
un grain de fable défraye le fatidique
et tout se défait comme un phoenix en flamme

dilapidées au vertige du néant
pourtant les cendres se réagrègent
agglutinations d'absurdes au seuil des plausibles
défis au réel dans l'âtre du songe
affabulations affolées de leur témérité

l'impossible reste inéluctable

 

chez Cribas

 

lundi, 18 octobre 2010

pureté

 

vous dénudez l’idylle
démasquant son obscénité
frémissements dans la quête abyssale qui vous hante

alors le rêve s’engouffre dans la réalité
nacrant le soleil
comme un astre halé

samedi, 16 octobre 2010

l'instant précieux

 

 

l’instant dépose un souffle sur les lèvres
trait d’innocence comme une perle de luxure
dard doux au corps de l’ordinaire

les frustrations fanent entre les conciliabules
rayonnements de connivences fortuites
lorsque la compréhension transcende le réel

 

samedi, 25 septembre 2010

splendeur dans la ville (en hommage à Elia Kazan)

 

 

tu t’es paré de lambeaux de nous
à tes oreilles et à ton cou
toi qui la solitude avait soustrait
du monde des fous
et comme je te regardais dans le miroir
tu en as brisé les lavoirs

je contemplais jusqu'à la lie
la fin de ces ébats
débats d’idéaux
sans cesse refoulés
colchiques foulés
dans les prés de la fièvre

la suie de la ville
ne t’avait pourtant pas noirci
tu rutilais toujours autant
d’un bleu indélébile

la fuite de la vie
ne m’avait pourtant pas aigrie
je resplendissais toujours autant
de tous nos impossibles

 

mardi, 21 septembre 2010

purge

 

je dépose l’animosité à votre chevet
j'épouse l’animalité sans une pensée

un simple mouvement transit la jugulaire
là où l’état prime sur le vulgaire

la peur sombre
l’ombre s’écarquille
donnant naissance à la forme détachée
d’une tendresse sans réciproque

spirale inversée
dans l’éclat d’un fragment

coma sacré
du ton primaire

dimanche, 12 septembre 2010

gite

 

les nuages tombent du ciel en cascades de vapeurs échevelées comme si la pluie pouvait conjurer la tristesse

des constellations d’isolations entre chocs les dissipations écartelées par les langueurs de la solitude consommée jusqu’aux chaines

la transparence étrangle le rêve en désincarnant ce qui reste de charnel et l’ultime plaisir a une saveur de charogne à détourner les vautours

engourdissement incandescent de la plus parfaite absence en volées de paradoxes hilares

le blanc brule les paupières au fin fou du noir
là où s’éclatent les miroirs
pour effacer ce reflet
que je croyais tien ou mien…

mais l’abime est un compagnon paisible
thérapie sans retour
où « je » git
repus