Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 04 avril 2012

Suivante

Peu importe ce qu'elle sera
La suivante ne tarde pas

Elle s'entend gronder de loin
Son orage gonfler d'éclairs

Ponctuelle comme la marée
Elle ensable efface toute trace


Peu importe ce qu'elle sera
Je la guette comme un amoureux

Et chaque fois elle tinte le glas
De l'illusion familière

Chaque fois tinte le glas
Et m'enterre

mercredi, 14 mars 2012

Encaustiquée

Flanquée de sa causticité usuelle
L'existence ne se lasse pas de nous apprendre
A n'en rien attendre

Puissent les vagues de cette âme
Même marquées de votre fer de velours
Éclater invariablement sur chaque brisant

mardi, 13 mars 2012

Rêverie d'une promeneuse solitaire

Nous n'irons pas, selon la tendance, nous perdre au fil des raccourcis fadasses des amours jetables. Vous n'aurez pas à sourire ou à faire mine d'apprécier les chairs affaissées. Vous n'aurez même pas à laisser échapper la moindre caresse qui risquerait d'embraser des sensations incontrôlables. Vous pourrez ne rien lâcher, rester aussi détaché qu'il vous sera nécessaire.

Vous n'aurez pas non plus à renoncer aux féminines qui vous divertissent et gagent de votre liberté.

Aucune acoustique, cette nuit là, ne sera plus familière que la petite musique du rêve endurci qui ne nous berce pas. Vous me clouerez un peu la bouche pour y sceller le verbe. Et au zénith, vous fendrez la lune.

Nous éviterons ainsi les raccourcis fadasses des amours jetables.




En miroir à «Ecolo-citadine» chez Cribas.

dimanche, 04 mars 2012

Angle mort

Mieux vaut fuir que succomber
Bien qu'en dépit du verbe honni
Et de l'influx d'émoglobine
La greffe indésirable soit vouée à la nécrose

Rester toutefois malgré le rejet
Impassible face à la posture d'indifférence
Pâle éminence dévouée au génie
Jusqu'au delà de son reflet voilé

Dans le sillage de l'éblouissement
Impossible de perdre le jamais effleuré
Il ne reste qu'à se terrer atterré
Au fond de l'angle mort

samedi, 03 mars 2012

Rêverie d'une promeneuse solitaire

Nous n'irons pas, selon la tendance, nous perdre au fil des raccourcis fadasses des amours jetables. Vous n'aurez pas à sourire ou à faire mine d'apprécier les chairs affaissées.Vous n'aurez même pas à laisser échapper la moindre caresse qui risquerait d'embraser des sensations incontrôlables. Vous pourrez ne rien lâcher, rester aussi détaché qu'il vous sera nécessaire.

Vous n'aurez pas non plus à rompre aucune des relations au sexe opposé qui vous divertissent et gagent de votre liberté. Aucune acoustique, cette nuit là, ne sera plus familière que la petite musique du rêve endurci qui ne nous berce pas.Vous me clouerez un peu la bouche pour y sceller le verbe. Et au zénith, vous fendrez la lune.

Nous éviterons ainsi les raccourcis fadasses des amours jetables.


Chez Cribas

vendredi, 17 février 2012

L'heure

Alors qu'une barrière de corail fleurit sur l'horizon, ma voix se perd dans les accrocs des fils mal tissés. Le grincement de l'usure s'abat, assourdissant les derniers soubresauts d'un flux vital en voix d'extinction. Il est l'heure, l'heure de se raccrocher à une distance pour se donner l'illusion d'un frisson, une preuve de vie. Mais une fois encore, la sonnerie meurt dans le vide.

mardi, 07 février 2012

Dans le vent

Il est une profondeur de solitude que les mots les plus feutrés ne peuvent cerner

Est-ce la solitude de l'enfant privé de maman?
La vôtre?
La mienne, à présent?


Il est une étendue de chagrin que les mots les plus sombres ne peuvent embrasser

Est-ce le chagrin du monde sans humanité?
Le vôtre?
Le mien, hors du temps?


Il est une illusion d'amour que les mots les moins chauds ne peuvent qu'embraser

Est-ce l'amour libre de tout espoir?
Un autre?
Un rien, dans le vent?

dimanche, 29 janvier 2012

Morfondinite

Même avec le jour qui s'étire
La morfondinite s'aiguise
Parachève son mordant à flanc de bise

Que pourrait donc susciter le printemps
A part une bestialité décuplée
A la traîne d'amours découplées?

samedi, 21 janvier 2012

Telle une toupie

Une vie se noie entre dégoût et émerveillement
Épuisée d'impuissance et d'insignifiance
Là où il n'est plus de branche où se raccrocher

Ainsi va le monde tournoyant sur lui-même
Telle une toupie insensée toujours fidèle
A un mouvement perpétuel dérisoire

Ainsi va l'amour emporté par le souffle de l'hiver
Par delà les étendus de terres et de mères
Sans cible sans fin, enfin délivré de sa futilité

lundi, 09 janvier 2012

In extremis

Un carnet de recettes, pour certaines corrigées, retravaillées, le long d'une existence qui élude sa perfection

Les images idéalisées d'une évanescence féminine sans âge, sans crabe, sans sordidité

Le goût obsessionnel de l'ordre comme si son pouvoir édulcorant donnait une rime à l'ineptie

Des câlins en guise de mots, expressions muettes de regrets inavouables et d'excuses post-extremis

Absente, pour la dernière fois...

CARTE_1_copie.jpg



lundi, 05 décembre 2011

Confluence

A la confluence entre indépendance et interdépendance s'ouvre un espace de connivence où nous nous retrouvons parfois

Là est la pulsation vitale, la respiration fondamentale et un rêve si familier qu'il se réalise sans peine

Là, nous sommes seuls et ensembles, vivants, innocents comme les enfants que nous n'avons jamais été

Là, complets et complémentaires, nous cheminons âme dans l'âme le long d'un rai de lumière sans fin

samedi, 03 décembre 2011

Vers l'infini

Puisque l'état naturel est équilibre entre les opposés, rien ne prouve qu'il est plus simple de les intégrer en soi que de s'accorder l'un l'autre...

Puisque l'élémentaire est hors d'atteinte, tout semble se réverbèrer en surface sans pouvoir vraiment m'étreindre...

Puisque se soumettre à l'intolérable est inévitable, mieux vaut sans condition et à votre volonté...

Puisque le fond de chaque être n'est qu'éblouissement du choc des atomes entrelacés, autant succomber enlacés...

Puisqu'un plus un doit au moins faire trois, tendons vers l'infini...

lundi, 28 novembre 2011

De l'état létal...

Quand l'essentiel est vain
Le superflu prétend occuper l'espace
En pur piètre

Le temps tremble un peu
Comme un frisson se dépose
Presque inattendu

L'âme s'effiloche peu à peu
Tout au bout du soupir
Exclue du moindre enchantement

Retour sur intérieur
En bordure de l'état létal
Fasciné par l'appel de l'outre vide

mardi, 22 novembre 2011

Propagation

Les lèvres suspendues aux poèmes
Les mots s'effarouchent des fragilités indissimulables

Des susceptibilités comme de mauvais souvenirs
Flânent dans le sillage d'une expérience à affranchir

Sans intention
Chaque instant peut tout briser et tout créer

Alors de miroir en miroir, l'état d'amour se propage
Jusqu'à submerger l'infini

dimanche, 20 novembre 2011

Hurlevent

IMG_20111113_152219.jpg



Le temps du temps est arrivé
Espace imprenable derrière la glace
Futilité désabusée

Il n'est plus d'heures à conter
Et les fleurettes fanées
Jonchent l'étreinte

Un peu moins même
Un peu moins autre
La voix lointaine, et calme, et grave
Se tait