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jeudi, 28 juillet 2011

À l'aveuglette

L'eau tremble à la lisière des cils
Faute de moyens
Rien ne peut retenir l'esprit libre
Qui me maintient

Malgré l'hémorragie béante
Je veux y croire
Comme si détourner le regard
Comblait l'absence

Allez soleil
Réchauffer vos ombres
Rien à craindre
La buée m'aveugle

lundi, 25 juillet 2011

Ébauche

En votre voix fond mon blindage
Le cynisme que le quotidien martèle
En votre voix naît ma douceur
La féminité que la parenthèse aile

Hors de vous je ne suis qu'hors de moi
Égarée dans un néant rageur
Hors de vous je n'existe pas
Étouffée par l'insoutenable horreur

mercredi, 08 juin 2011

Délivrance

Viennent encore des fractions de solitude
Fractures du tissus de l'instant
Rouées d'incurable
Qui rabougrissent l'âme

Viennent encore les aigus de l'injustice
Les violences chroniques
L'impitoyable tristesse
Qui nous échouent en marge de la vie

Mais puis-je déjouer
Pouvez-vous endiguer
L'ouverture des connivences
Où la lumière nous submerge?

Livrés l'un à l'autre
Compagnons de naufrage
En instance de partage
Nous conjurons nos origines

jeudi, 26 mai 2011

eurythmique

le corps grince
le songe longe l'échine
et l'étreinte du néant
prolonge la palpitation

sous les lettres amoncelées
ne se trouve que le sommeil
ses buées pesant sur les paupières
en lisière d'engourdissement

même en ce silence
votre voix m'incarne
et m'inocule l'oubli
du ridicule de la vie

alors en votre compagnie
l'horreur est si douce
imposture de votre absence
au sommet de l'eurythmie

mardi, 19 avril 2011

transes

c' est votre voix qui souffle
quand la poésie me chante
votre tempo indomptable
vos pauses aussi en stances

votre rythme sans vos mots
avec les miens en ombre reportée
écho à peine audible
d'un éblouissement indicible

c' est votre voie qui trace
quand la poésie s'enchante
vos credos insoutenables
vos phrases aussi en transes

lundi, 18 avril 2011

dilution

votre rêve je l'ai vu
toute cette douceur
l'ondulation aux nues
qui me défait le coeur

votre fantasme
au creux de mes brumes
nos marasmes
comme des enclumes

votre rêve il m'efface
me perclue me dépose
au gré de vos voltes-faces
dilué en toute chose

dimanche, 13 mars 2011

ô résilience

il ne reste guère que les écueils
fulgurance gravée aux iris
il ne reste guère que le recueillement
apnée intérieure

s'il n'était vous
l'effacement serait total

mais vous êtes
et la palpitation s'entête
comme une turpitude

mais vous âtre
et le feu saumâtre
comme une mâlitude

ô résilience
absurde persistence
que la vie ne fuie
cette odieuse existence

samedi, 12 mars 2011

tout

vous savez tout ce que je suis
jusqu' aux soupçons de la féminité
jusqu' aux lâchetés de la solitude

vous savez tout
de l'intimité, de la folie
de la tristesse qui attache, rattache
comme un pacte silencieux

vous savez tout du temps qui incarcère
draine la fraîcheur des élans
au fond des étangs d'argent

vous savez le dégoût
vous savez la lassitude
le rêve éploré
les lunes déchirées

vous savez tout de l'amour
à votre coeur défendant
à nos corps repus
sentence à perpétuité

samedi, 26 février 2011

aigre douce

 

 

aigre douce apnée
lorsque la pause s’allonge
sous les plumes ébouriffées du silence

tout révolte au point de vacuité
jusqu'à satiété écœurante
trop intense pour y croire

plus le fond se rapproche
plus l’envol exalte
comme un miroir indulgent

les vérités mentent
les mensonges ravisent
la fulgurance se perpétue

retraite dans les profondeurs
hors de portée de l’ouragan
là où je me trouve

 

vendredi, 04 février 2011

vitrification éclair

 

les couleurs reviennent à l’écume
l'infini se fond dans la brume
l’éternité dans l’éclair

le vide fidèle d'entre les ailes
carillonne à tue-être
cinglant de sa clameur
tout germe de réflexion

nulle part est la fin
nulle envie est le désir
la transparence vitrifie

jeudi, 13 janvier 2011

parjure

 

 

le brasier des solitudes
caresse les mots
dans le sens de l’insensé
pour encenser encore le lien ténu
qui nous défait un peu plus

 

me tiens-tu dans l’effondrement ?

me penses-tu ?

si tu penses – suis-je ?

que sais-je – assagie des âges - des présages ?

que puis-je – enjôlée - enjouée – déjouée ?

engage-moi dans tes gageures et jouissons !

jure ! 

 

dimanche, 02 janvier 2011

torréfaction sédimentaire

 

 

coincé comme un chat au fond de la gorge
tu m’enchaines autant que tu me déchaines
et noyée dans les effluves collatéraux
j’épouse ta respiration de sirène

tout se résume à la vitesse de sédimentation
le temps nécessaire à l’hémoglobine pour pétrifier
et tant que tu plonges tes écorchures dans mes veines
la lave s’écoule plus fluide émancipée 

alors la normalité relâche son empire
la fougue éclabousse la moindre distance
tendre torréfaction à cœur
jusqu'à frigide fusion

 

mardi, 28 décembre 2010

sous les interstices

 

 

il n’est pas vraiment d’espace dans ce vide
juste un afflux d’interstices
une inflation de micro-fractures
limpides comme ton faste

même enseveli sous les usures ordinaires
le grand rift affleure
et le galop s’enfièvre
comme un carrousel en éruption

alors la dérive se désaxe
et seul le regard sur ton poing fixe
singulier mouillage d’abandon
atténue le tournis ou l’accélère 

 

 

samedi, 25 décembre 2010

pénétration

 

puisque nous aimons plus que de raison
l’horizon blêmit

puisque nos mémoires n’ont plus d’histoire
l’espoir s’enhardit

puisque nos cœurs fanés s’affalent
nos folies en fuite

le rêve s’émancipe
infuse l’empirisme
comme les pétioles détachés des branches sèches
volent au hasard du blizzard
pour polliniser les solitudes
et butiner encore les chairs vives

la friction des peaux offertes
pénètre plus profond l’âme
imprègne la voix
de son haleine céleste
serment consenti
au transi des caresses

mardi, 21 décembre 2010

blackout

finally the routine chokes
like the flatscreen
like the netbook
like the android
the ipod is off

the silence shines
shimmering lapel
swelling to a raging torrent
that washes off
pastimes and frustrations
glimmering waste of horrors

the blinded flow returned to spring
wanders off hurtlessly to you

this is where I belong

this is where uncertainty blooms
shaping the being

this is where nonsense finds purpose