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dimanche, 02 juillet 2006

"Une rencontre, c'est quelque chose de décisif, une porte, une fracture, un instant qui marque le temps et crée un avant et un après." Eric-Emmanuel Schmitt

Parcours amoureux en cinq rencontres...

 

Premier Chapitre: le Dieu Indifferent

 

Deuxieme Chapitre: le Prince des Fleurs

 

Troisieme Chapitre: le Maitre de mon Ame

 

2006 - un amour sans rencontre

 

Vous avez l'air si malheureux, si seul. Vous laissez des details vous pourrir l'existence. Pourtant, vous avez tout pour vous, une carriere, ce reel talent pour la musique, de l'humour, vous etes cultive et sensible. Bon, vous etes un peu coince, un peu trop timide et vous avez tendance a vous laisser embarquer par des femmes aussi torturees que vous.

Alors avec mon coeur de bon samaritain et parce que ca m'amuse, je vous propose une petite ordonnance pour vous remonter le moral:

  1. Faites au moins un compliment par jour a votre mechant chef.
    C’est désarmant les compliments. Vous pouriez etre surpris du résultat.
  2. Un peu de sport, ne serait-ce qu’une bonne ballade à pieds.
    Si vous êtes à Paris, allez traverser le Pont Neuf en ayant une pensée émue pour moi parce que Paris me manque. Levez le nez, vous pourriez surprendre la lune au détour d’un nuage !
  3. Un bon coup.
    Le sexe, c’est pas en option. C’est NECESSAIRE. On veut parfois se faire croire qu’on en a pas besoin, mais on se ment. C’est un peu plus tricky si vous n’avez pas la partneraire.
    Toutefois, l’auto-érotisme ne rend pas sourd. Si vous manquez d’inspiration malgre votre secretaire (j’ai un peu de mal à vous croire), faites-moi signe et je vous ferais cadeau, à condition que vous la consommiez, d’une variation sur un fantasme du Dieu Indifferent (le plus courant, 2 filles)…. Vous le méritez plus que lui…
  4. Respirez.
    Il faut l’aérer ce cerveau en ébullition. Quelques instants sophro ou yoga, recentrez vous sur votre souffle, votre corps, les battements de votre cœur, sentez le pomper votre sang dans vos veines. On n’écoute jamais assez le murmure de son corps.
  5. Enfin, ne laissez plus jamais la connerie des autres vous definir, surtout à l’usure. Vous vallez bien mieux. Vous êtes vibrant, intelligent, rafiné, cultivé, sensible. Normal que vous attiriez des jaloux qui veulent vous saper le moral. Ne vous rabaissez pas à leur niveau de canniveau !

Si vous avez un minimum de virilite, vous voudrez lire le fantasme...

Et bien sur, vous me le demandez.

Je n'en ai encore publie aucun, il me faut choisir entre les cinq variations. Je les relis pour la premiere fois depuis leur ecriture, et il me font le meme effet...Je choisis pour vous l'Opus #2 (tiens toujours pas publie celui-la ;-)).

Et a partir de la tout s'emballe.

L'emotion dans votre reaction me destabilise completement. Et vous en ajoutez une touche en m'offrant une musique composee pour une amoureuse. Cette musique, vous pourriez l'avoir ecrite pour moi tant elle parle a mon ame. De votre cote,  vous pensez que jamais personne ne vous ecrira un texte comme celui que je vous ai confie, et bien sur, je creve d'envie de vous donner tort...Mais c'est impossible. Nous ne ne connaissons pas. Nos odeurs, nos gouts, nos textures, nos preferences. Sans l'intimite du vecu, les mots ne pourraient capturer la magie...Le resultat serait vulgaire. Alors votre musique dans les oreilles, j'ecris l'Opus # 1 de mon fantasme et vous fondez a votre tour. En ce debut Mars, le JetStream souffle un vent tiede de folie sur la Virginie. Une longue jupe et un chale de soie me caressent sur le pont et j'ai l'impression de voler jusqu'a vous. Notre connexion est incroyable. Vous me visitez, et je vous visite aussi. Nous sommes boulverses. Je nomme cela la transcendance. C'est la premiere fois qu'une ame qui m'habite est aussi habitee par moi.  Comme une lumiere blanche au niveau du plexus solaire, et de grandes vagues de chaleur qui se deroulent et envahissent tout le corps. Vous le decrivez avec mes mots. En quelques heures, nous passons du courriel a l'instantane au telephone et a la video, sans presque s'en rendre compte, brulant toute les etapes. Je perds sommeil, apetit, interet pour tout ce qui n'est pas vous. Mais j'ai comme une vision de l'avenir. C'est un feu de paille, votre musique me l'a murmure, elle contient toute une histoire d'amour en quelques minutes. Pour composer une telle piece, il faut etre une sorte de vampire se nourrissant de l'essence d'une autre ame. Et quand tout est absorbee, c'est fini. Je ne suis qu'un rite de passage. Et comme Piaf, je prie juste pour vous garder un peu. Je vous confie ma peur, mais vous me rassurez. En attendant, je sais que votre celibat n'est pas tenable. Il vous faut une compagne. Alors je vous galvanise, je vous rassure. L'une de vos fans qui pourtant ne vous a pas toujours bien traite vous propose un week-end, je vous pousse a accepter. Ce mardi la, lors d'une conversation, je me rebelle contre votre attitude defaitiste en tout, je vous sermone et a la fin, je reste sans force, comme si vous aviez bu toute mon energie. Le dernier soir avant votre depart, je vous apprend encore a lacher prise, a vous abandonner. Pendant le week-end, je ne peux plus vous sentir en moi. A votre retour, vous me confiez qu'elle ne pourra pas supporter de vous partager...et que c'est elle que vous choisissez. Comment vous blamer? Comme vous etes fier! Alors, je vous laisse vous envoler, gardant la spiritualite de la 8eme Marche, une nouvelle conscience artistique et un detachement total du materiel.

samedi, 01 juillet 2006

Accomplir le Rituel...

Luxure Artistique, site du Rituel en collaboration avec Artistiquement Votre.

"Il y a quelque chose de sacré même dans les amours les plus banales, les relations les moins bien assorties, les rencontres les plus brèves. L'instinct bouleverse tout." Louis Gauthier

Parcours amoureux en cinq rencontres...

 

Premier Chapitre: le Dieu Indifferent

 

Deuxieme Chapitre: le Prince des Fleurs

 

1994 - un amour au hasard

 

Tu ne me quittes pas des yeux. Je suis montee a Trocadero, j'ai bascule un strapontin, me suis assise resolue. Je suis en colere, c'est pour ca que j'ai quitte le bureau si tot. Cinq amants hebdomadaires, plus tous les autres, et pourtant, seul le Dieu Indifferent importe et il ne fait aucun effort. Juste de retour de Venise ou je suis allee seule au carnaval. C'est ca mon carma? Visiter la ville la plus romantique seule? Et il n'est meme pas presse de me voir. C'est insupportable...Je n'en peux plus de jouer le role de la Maitresse enjouee  pour des rendez-vous torrides entre midi et deux ou de cinq a sept. Il faut trouver la force de mettre un terme a cette relation sterile, elle change mon coeur en pierre, deja qu'il battait a peine. Au Troca, j'arpentais, en fulminant, le quai en long et en large du haut de mes escarpins a talons hauts avec cette demarche energique et cadencee qui fait vibrer mes chairs a chaque pas dans ma robe droite un peu courte. C'est la que tu me reperes, au plutot que tu remarques la vibration de mes cuisses. Je suis trop en colere pour m'apercevoir de quoique ce soit. Vaguement une sensation d'etre epiee, des yeux tres clairs avec une legere coqueterie. Je suis trop en colere. Pasteur, je manque presque ma station plongee dans ma colere. Je marche vite. D'une voix grave, posee, sophistiquee, tu me demande l'heure. Je leve mes yeux sur toi, ton regard bleu comme un lagon parfaitement assorti a ton pull me transperce, je regarde ma montre je te reponds poliment, je suis polie, mais je continue mon chemin sans ralentir. Tous les jours des hommes m'abordent dans le metro, dans les rues. J'ai toujours une pensee amusee en me demandant ce qu'ils peuvent bien esperer tous ces hommes d'un echange aussi fugace. Combien de femmes acceptent ces propositions lancees a la volee? Ils seraient sans doute meme bien embetes si elles disaient oui. Depuis deux ans que je vis ca au quotidien, je plaisante souvent avec mes copines:  "Un jour , s'il me plait un peu il faudra que j'essaie, juste pour voir." Mais pas aujourd'hui, trop en colere. Je continue. Tu me suis, tu me demandes le chemin de l'Hopital des Enfants Malades, je ne sais pas, je n'ai pas envie de reflechir, je fais un vague geste dans la direction generale et je te dis: "je crois que c'est par la." Mais tu me suis toujours. Et nous approchons de l'apart. Si je ne veux pas que tu saches ou j'habite, il faut que je trouve un moyen de te decourager, je m'arete et je te lance un "ecoutez, je n'ai pas le temps" mais ca me force a encore plonger dans tes lagons, alors quand tu me dis que tu aimerai me voir un jour ou j'aurai plus de temps...Je te reponds "chiche". Je sors une carte de mon sac, je te donne mon numero de bureau "appelez-moi demain, proposez quelque chose et nous verrons bien". Tu reparts et je peux rentrer chez moi pleurer de rage. Le lendemain je parle de l'incident a ma secretaire, tout ce dont je me souviens c'est que tu es grand, mince et que tes yeux sont etranges. Mais quand tu apeles je suis etonnee. Je me demande ce que tu vas me sortir, et toi, seducteur chevronne, tu sais exactement quoi dire: "Voudriez-vous aller au Louvre dimanche?" Je suis sans voix, je m'attendais a un verre, un diner, une boite, voir un hotel...mais un musee! Je te reponds enjouee, "quelle bonne idee, il viennent d'ouvrir la nouvelle aile et je ne l'ai pas encore visitee alors d'accord." Et donc nous nous retrouvons au Louvre ce dimanche. Elle est grande la nouvelle aile, et nous parcourons pas mal de chemin ensemble en decouvrant ses merveilles. Tu est discret, attentione, attentif, a l'ecoute. Tu n'es ni collant, ni envahissant, ni etouffant. Tu n'essaie meme pas de te "vendre". Ta stature est rassurante, je me sens en securite. Nous sommes fatigues, nous nous asseyons sur le rebord d'une fenetre. Je pense, voila ta chance. Mais tu n'es pas presse. Tu ne la saisis pas. Tu m'offres d'aller boire un verre, et nous voila rue Saint-Denis sur la terasse d'une brasserie. La conversation coule tranquille et naturelle desalteree par une biere bienvenue apres cette longue marche. Je suis sous ton charme, tout en finesse, sans pression, respectueux. Ta presence m'ennivre, tes yeux me fascinent. Tu sens que je suis detendue, prete a ceder et au lieu de tenter un baiser, tu me dis "Si je vous prennais la main, est-ce que vous me gifleriez?" Je te reponds en baissant les yeux: "Il faut le faire, pas le demander et prendre le risque, mais non je ne vous giflerai pas." Ma main est minuscule dans la tienne, comme un petit oiseau blesse palpittant. Me voila sur un nuage. Tu aurai pu me proposer l'hotel des le premier coup de fil et je serai venue, mais cette cour delicate et tendre de la part d'un homme d'une telle carrure, c'est vraiment attendrissant. Cela fait longtemps que nous sommes a cette terasse, yeux dans les yeux, mains dans les mains, mais il fait frais en ce jour de fevrier, et nous commencons a avoir serieusement froid. J'ai perdu toute notion du temps ou de l'heure. Je derive gentiment guide par tes soins et tes attentions et tout en douceur, parce qu'il nous faut absolument nous rechauffer, tu finis par me conduire dans un hotel...pas un hotel de passes, tout de meme. Nous n'avons pas encore echange notre premier baiser. Et la, tu me proposes...un bain chaud...Je m'abandonne comme un nouveau ne a tes soins, tu me deshabilles tranquille, tu te deshabille et nous nous glissons ensemble dans la baignoire. Tu me laves, tu me seches, tu me caresses mais toujours tres calmement, tres doucement, tres tendrement, comme si l'emotion temperait le desir, comme si faire l'amour n'etait pas important, pas essentiel. Moi qui ai tant l'habitude d'etreintes torrides, brulantes, passionnees presque brutales, a bout de souffle dans des couloirs, dans des parkings, dans des toilettes, dans des voitures, sur les tables, sur les bureaux, sur la moquette, sur le parquet, le plus souvent debout, je ne suis pas dans mon element dans cette salle de bain puis allongee dans ce lit, loin de mes reperes, de ces situations que je maitrise par coeur. Alors je me laisse faire, a ton rythme, celui de l'emotion qui nous submerge et qui nous noye, qui te noye...et tu t'endors...sans m'avoir prise... Cette nuit-la, completement paumee, flottant comme dans un reve, je regarde un ange dormir et je tombe amoureuse...Je te regarde sommeiller paisiblement longtemps. Et puis je m'endors aussi. Au petit matin, tres tot, alors que je suis encore dans les brumes du sommeil, ta virilite a repris le pas sur l'emotion et tu m'offres un feu d'artifice sensuel qui me laisse pantoise, oui pantoise, moi l'insatiable gourmande. Le soir meme tu reviens chez moi et nous ne nous quittons plus, ca fait douze ans...

vendredi, 30 juin 2006

"Et si l'univers est tout amour, que craindre ? Rencontrer plus d'amour encore... Un amour qui irait jusqu'à nous anéantir, pour nous mettre éternellement à l'abri de l'inquiétude et des élancements..." Robert Kemp

Parcours amoureux en cinq rencontres...

 

Premier Chapitre: le Dieu Indifferent

 

1991 - un amour virtuel avant l'internet...

 

Un grand mystere...Pendant 9 mois, nous passons 1 a 3 heures par jour au telephone du Lundi au Vendredi sous des pretextes professionnels. Votre voix est envoutante, la mienne chatouille. Nos conversations sont de veritables joutes de doubles sens coquins. Deja le plaisir des mots et de leurs jeux sans fin! Jamais aucun sujet personnel, nous n'echangeons rien de nos vies. Joueuse, l'idee qu'un homme ne connaisse de moi que la voix me seduit, m'arrange aussi puisque que mon physique quoique que plus avenant qu'avant l'infertilite reste toute fois banal et vulgaire. Alors, c'est tout moi, je vous impose une regle: nous ne nous rencontrerons JAMAIS. Cette limite artificielle ouvre en fait les vannes a des delires toujours plus torrides. Le plus fascinant est la vivacite de votre esprit, jamais avant vous, et depuis vous du reste, aucun homme, aucune personne en fait, n'a jamais pu suivre ma cadence, me contraignant toujours a ralentir. Mais avec vous, ce rythme effreine est parfaitement synchronise. Nous pouvons tout nous permettre puisque nous ne nous confronterons jamais a la realite. Parfois, vous pretendez m'imaginer et offrez cette description de vous meme: 1m50 en long et en large. Je ne vous imagine pas pour autant, je me laisse bercer par votre voix chaude et mon esprit est maintenu a vif par le defi permanent de vous repondre avec le meme ton humoristique et coquin a la fois. A aucun moment, ni l'un, ni l'autre, ne perdons le control de nous meme et nous rions et nous rions. Ca aurait pu durer longtemps ainsi, mais il a fallut que je change de travail, et dans le nouveau, pas de bon pretexte pour passer des heures ensemble au telephone. Comment faire? Le sevrage est tres penible. Quand je vous propose finalement de nous rencontrer, vous acceptez de suite, c'etait ma regle, pas la votre. La derrogation est donc ma decision. Mais comment oser la "devirtualisation"? Pour oser, j'invente un scenario, un scenario qui offre une porte de sortie et maintient le suspens jusqu'a la toute derniere seconde. J'attends les yeux fermes devant le Drugstore de l'Etoile, vous me reconnaissez facilement puisque j'ai les yeux clos, vous me parlez et votre voix est le sesame de mon regard. Je vois tout de suite dans le votre que vous etes agreablement surpris, le tailleur noir avec les escarpins hauts sous un manteau court et ample, le look femme d'affaire vous seduit. Vous etes renversant, bel italien grand, brun, tenebreux, tirre a quatre epingle dans votre costume cravatte sous un tres long manteau de laine brune, negligemment ouvert et qui vole au vent de ce matin d'Octobre pluvieux. J'ai tout de suite envie de me blottir contre vous dans ce grand manteau, mais nous n'echangeons que des baisers sur les joues, avec l'emotion de levres qui se cherchent deja. Vous m'entrainez dans un restaurant marocain, ou la conversation ressemble un peu a nos joutes telephoniques chargee de plus d'emotion. Le desir est si intense qu'on pourrait presque le toucher. A la fin du dejeuner, vous m'annoncez de but en blanc que vous n'etes pas disponible...Mon cerveau est incapable d'enregistrer cette information pourtant essentielle tant il est ennivre par vos pheromones...Je disqualifie cette relation, mais vous insistez, je ne comprendrai que plus tard, et pas par vous, pourquoi. Et nous voila deja de retour dans le brouhaha de la ville, il pleut, vous marchez vite et juchee sur mes talons j'ai du mal a vous suivre sur le trottoir glissant. Lorsque nous descendons dans le couloir du metro, le sol mouille est carrement dangereux et je vous demande votre bras securisant pour pouvoir tenir debout. A dire vrai, ca n'est pas que la pluie...Vous prenez une ligne, moi l'autre, mes yeux accroches aux votres, nous nous approchons pour echanger les baisers sur les joues de l'aurevoir mais cette fois nos levres ne peuvent se fuir. J'ai deja ecrit ce baiser a la Lelouch ou le monde sombre d'un couloir de metro bruissant de passants humides et presses au rythme des rames successives se metamorphose en jardin d'Eden lumineux peuple d'anges protecteurs, une porte sur l'infini. Cette etreinte inoubliable dure quelques instants d'eternite comme si nous avions concentre 9 mois d'intimite sur 10 minutes. Le mot embrasser a ete invente pour ces instants, jamais plus il n'aura la meme signification. Tout ce qu'il y a ensuite, votre resistance et votre redition, notre premiere fois tout habilles devant le mirroir, toutes les autres au bureau, chez moi, aucun baiser n'a plus ensuite l'intensite emotionnelle, le vertige, de ce premier baiser, meme pas les suivants...jamais aucun autre...

 

[ a suivre ...]

jeudi, 29 juin 2006

"La difficulté pour une femme n'est pas de garder un secret, mais de garder secret qu'elle garde un secret." Somerset Maugham


podcast
 

Pour faire une pause sur tous les billets degoulinant de luxure des derniers jours...

Quelques petites cachoteries...

Certaines par manque de temps (forcemement quand on ne pense qu'a ca...), certaines parce que la douleur semble inspirer plus que le bonheur...D'autres par incredulite...D'autres encore pour des raisons un peu obscures, question de feeling...

Envie d'assumer un peu plus...

  1. Mon fils commence enfin a m'aimer...:-)

  2. Ma fille est obsedee par sa beaute, c'est insupportable...C'est vrai qu'elle est super jolie, mais a son age aussi j'etais trop belle et on voit maintenant le resultat...avec le coeur...Bref, c'est insupportable!

  3. Cinq hommes sont entres dans mon coeur a ce jour, ils y sont toujours...L'un d'entre eux aurait peut etre pu me suffire, refuttant ma these sur la non-exclusivite, mais la vie ne nous donnera pas l'occasion de le verifier...Donc je maintiens, l'exclusivite n'est qu'un fantasme. Deux ont coupe toute communication ou presque...en tout cas tout dialogue...A cause du fantasme d'exclusivite de leur partenaire...

  4. Ce jardin secret, plus vraiment secret, a un jardin secret...ou je me defoule de temps a autre...Non, vous n'aurez pas l'URL...Et non, ca n'est pas la...Bien que cet endroit me defoule aussi ;-)

  5. Les adresses des 3 blogs ont ete communiquees a 3 amis proches, 2 ou 3 autres pourraient les rejoindre...

  6. J'ai propose au Prince de lire ces pages. Ca m'angoisse un peu mais il faut bien finir par s'assumer. Pour l'instant, il ne prefere pas...

  7. Depuis l'ouverture de ce Blog, ou plus exactement, depuis la propulsion sur la 8eme Marche, a peu pres un mois plus tard, mon corps s'est debarasse de 8 kg sans regime, ni sport...And counting...Ne vous inquietez pas il y a encore beaucoup de marge, de gros parre-chocs a l'avant et a l'arriere ;-)

  8. Je fais des photos de mon corps voluptueux et denude pour quelqu'un qui m'envoi des photos excitantes du sien...Certaines des miennes sont publiees dans le jardin secret...Non, vous n'aurez pas l'URL, l'essentiel reste invisible pour les yeux...

  9. Un livre est en train de s'ebaucher....Non, vous ne saurez pas de quoi il parle...Mais il contribuera a la Quete...

  10. I am The One...

 

"Mais qu'est-ce que "être sérieux" ?
Est sérieux celui qui croit
à ce qu'il fait croire aux autres."
Milan Kundera

 

 

P.S. Aux petits coquins qui essayent de retrouver les photos...Parce que j'ai du mal a croire que ce soient mes rages et mes rebellions qui les interessent...Elles sont bien planquees! LOL
Petit conseil: parfois il suffit de demander...

 

mercredi, 28 juin 2006

"N'avoir qu'un but en vue est l'une des causes essentielles de succès dans la vie, quel que puisse être le but poursuivi." John Rockefeller

Apres 12 ans de vie commune, on est pret a tout pour que le sexe ne soit pas toujours que tendre et fusionnel mais aussi excitant...

Tout...

Dessous coquins ou pas de dessous du tout, cuisine aphrodisiaque ou dinette en chambre, positions saugrenues ou situations inhabituelles, accessoires ou jeux, livres ou films...

Et puis, parfois, on delire franchement...

Ne continuez que si vous etes majeur(e) et averti(e)...

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mardi, 27 juin 2006

Variations sur un Fantasme, Aude, Opus #1 dit "La Montgolfiere"

Tous les fantasmes que vous avez pu lire sur ces pages jusqu'a present ont ete ecrits pour ou avec des hommes. Ils sont mon interpretation, sans doute personnelle, de fantasmes masculins. Le plaisir de les ecrire est similaire au plaisir de les realiser. Pendant de nombreuses annees, je n'avais pas de fantasmes et ma satisfaction etait de mettre en musique ceux de mes partenaires. Quelque part, c'etait une recherche d'equilibre de pouvoir: ils possedaient mon corps, je possedais leur esprit. Et puis vint le Prince des Fleurs et l'apprentissage du sentiment amoureux. Alors, j'ai abandonne le controle de l'esprit a l'amour et  a ma conquete de mon corps. Ce fut un cheminement laborieux , tres ralenti par la depersonalisation causee par les lourds traitements pour la fertilite. Quand son corps est sans cesse envahit par la medecine et qu'en plus, il se refuse obstinement a vous donner ce qui vous est le plus cher, comment l'envisager comme un temple de jouissance? Il n'y avait donc plus les fantasmes de mon partenaire qui ne m'excitent guere et ne sont de toute maniere pas vraiment realisables, et pas encore les miens, a part un vieux rabougri reste inscrit dans ma memoire depuis "9 semaines et demi" pourtant facile a realiser, pourtant partage avec de nombreux amants y compris le Prince et pourtant a ce jour reste a l'etat de fantasme...Et puis, les plus fideles de ces pages connaissent bien l'histoire. Il y a eu les bracelets de cuivre, la reconnexion avec le Dieu Indifferent, une libido de plus en plus developpee voire envahissante, la blogosphere, les autres visiteurs et ...l'emergence de mes premiers vrais fantasmes.

Alors, ce soir, l'emotion est grande de vous livrer ce premier opus, meme si un peu teintee par l'angoisse de vous decevoir. Et en meme temps, avec tous ces orages, la souffrance sombre du Troisieme Visiteur qui me hante, l'ame si douce de Dreamer qui m'apaise avec tant de fougue et de tendresse, la lecture d'une superbe scene sylvestre chez yoyostereo™ et d'une torride scene de douche chez johanna, j'aspire a l'equilibre lumineux de ce petit bout de mon paradis ecrit en Mars 2006, inspire par le deuxieme visiteur, mais pas pour attiser son desir, juste pour mettre des paroles sur la musique du mien.

Je ne sais pas si ceci est a reserver a une lecture dans l'intimite...

Je ne suis pas sure que si vous n'etes pas majeur(e) et averti(e) vous deviez passer votre chemin, mais dans le doute, abstenez-vous...

Pour les autres:

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lundi, 26 juin 2006

"Les mots c'est comme des bulles d'air. C'est brillant, c'est doux quand ça passe et après, vous cherchez et y a rien." Claudette Lawrence

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podcast

Juste pour eviter de se prendre trop au serieux ;-)