dimanche, 23 avril 2006
"La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée." Gandhi
Merci a danae pour m'avoir poussee a synthetiser le contenu de cette note en reponse a son commentaire...
Lisez les commentaires!
12:37 Publié dans Amour, Blog | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : Journaux personnels
samedi, 22 avril 2006
"Le mariage doit incessamment combattre un monstre qui dévore tout : l'habitude." Honoré de Balzac

12 ans de vie commune, 6 ans de mariage...
Arriver à toujours avoir envie l'un de l'autre, à toujours se découvrir dans le plaisir, à faire l'amour aussi souvent qu'au début et surtout mieux, sans tabous, sans retenue, sans complexes, oui surtout sans complexes,...
sans être âmes sœurs...
Son âme sœur s'appelait Stella, elle était schizophrène et s'est suicidée 2 ans avant notre rencontre, il en garde le stigmate d’une culpabilité indélébile.
Mon âme sœur est le Dieu Indifférent. Il m’a fait découvrir cet étrange don d’empathie à distance, m’a aussi permis d’apprivoiser ma spiritualité en me renouant avec mon corps.
Sans être âmes sœurs, notre union représente une complicité proche de la perfection. Les vicissitudes de la vie se sont chargées de la construire comme un rempart au rejet de ma famille et à toutes les déceptions que nous avons connus ensemble et qui ont construit notre couple.
Notre parcours offre encore de nombreux obstacles à franchir, ceux apportés par l’adoption, ceux des aléas professionnels, et tous ceux qui ne sont pas encore dans notre champs de vision…et pourtant, nous avons cette confiance qui permet d’affronter la vie sereinement. Ensemble, solidaires, il n’y pas de problème sans solution.
Sans être âmes sœurs, nous conquérons aussi la rouille lente du quotidien chaque jour, refusant de se faire absorber dans le néant des habitudes, inventant des nouveaux rites, trouvant de la fantaisie dans la banalité, sachant créer des souvenirs dans la vapeur de l’ordinaire.
Peut-être est-ce parce que nous ne sommes pas âmes sœur que notre couple est si réussi…
22:20 Publié dans Amour, Blog, Sensualite | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : Journaux personnels
vendredi, 21 avril 2006
"No one can make you feel inferior without your consent." Eleanor Roosevelt
Il y a des jours ou on se dit qu’on aurait mieux fait de rester sous la couette. Ca commence de bon matin, le Dieu Indifférent a revêtu son manteau de dédain (ou plus précisément son déguisement favori de « je suis débordé, même pour écrire une ligne »). Le Fillot enchaine avec une crise matinale, très dure, que seules les menaces de supprimer l’entrainement de foot et la patience parviennent à calmer.
Puis, c’est 10 heures d’affilée de cet horreur de projet que ma Vipère veut me faire avaler jusqu'à l’étranglement. Elle a enfin dévoilé son jeu. Si je parviens à sauver le navire fantôme ce sera grâce aux autres et si le sauvetage rate ce sera de ma faute. Bref, je n’ai rien à gagner dans un sens comme dans l’autre, si ce n’est que le respect de moi-même et de quelques âmes charitables qui partagent mon profond dégout pour ces méthodes de management ancestrales dont nous nous étions crus à l’abri pour quelques mois.
Mais comme la vie est tout de même bien faite, le Prince des Fleurs s’est révélé encore une fois le plus précieux des alliés, prêt à tout pour faire passer l’amertume de la pilule, et quand il veut, il sait vraiment s’y prendre. Le Fillot a bien réussi à nous faire une crise nocturne, mais pour une fois, les bons gestes et les bonnes paroles me sont venues tout naturellement et il s’est calmé, doux comme un agneau…
Et puis le Chevaleresque Troisième Visiteur est apparu sur son fier destrier blanc pour parachever l’entreprise d’équilibrage…Disons que nous avions des choses à éclaircir, à partager, et que ces dernières commençaient à peser. L’énergie me manquait mais il a su m’insuffler le courage nécessaire et m’a aussi honorée de sa confiance en me révélant des pièces essentielles de son puzzle qu’il était très difficile d’exposer.
Cette relation reste incompréhensible, son âme coule dans mes veines mais du flot des torrents et seul le dialogue permet d’assagir le tumulte. Alors lorsque nous discutons, j’ai l’impression d’être une rose s’épanouissant progressivement sous la tendre caresse du soleil. Il n’est pas une lumière intérieure comme le deuxième visiteur pouvait l’être, mais une lumière extérieure non moins essentielle, qui connait toutefois des jours et des nuits, et seulement dans la communication réelle. Notre connexion empathique reste cryptée, intermittente et bouleversante, bien que la phase douloureuse ait été dépassée. Au lieu de nous jeter ensemble du 5eme étage, nous construisons toutefois cette histoire en coopération pierre après pierre et il semble que ce soit du solide!
09:15 Publié dans Amour, Blog, Visiteurs | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Journaux personnels
jeudi, 20 avril 2006
"De tous les champignons, celui d'une voiture est encore le plus mortel." Jean Rigaux
Amoureuse de ma Monte Carlo...
A part pour les fans de sport automobile qui reconnaitront ce prestigieux modele de Chevrolet, star du NASCAR, une Monte Carlo ca ne vous dit probablement rien.
Vous ne savez pas ce que vous perdez...
Sous des formes felines et de construction massive et solide, la SS (Super Sport) cache un bijoux paufine depuis 15 ans par Chevrolet: leur meilleur moteur, un V6 de 3.9 litres, souple et puissant, delivrant plus de 240 chevaux avec double echappement. C'est aussi une grosse americaine, bien que Coupe deux portes, elle est aussi longue et large que notre Nissan Quest.
Mais surtout, conduire cette voiture est une exploration sensuelle quotidienne.
Bien se caler dans le siege baquet de cuir noir dans une position presque allongee, allumer la Bose sur Muddy Waters, enclancher la boite automatique, empoigner langoureusement le volant a pleines mains et presser progressivement l'accelerateur pour lancer les chevaux...Elle est lourde, vibre un peu, il faut la dompter...Tout de suite on a envie de decouvrir ses trippes, de voir si le moteur peut vraiment donner du nerf a cette enorme masse, et il peut...mais il faut se calmer dans ce quartier residentiel pleins de promeneurs et d'enfants. Alors, les mains caressent le cuir du volant, un peu comme si elles tenaient deux virilites, tres fermes, tres douces, une dans chaque main et appuyent tendrement des pouces la couture interne comme le fil. Chaque virage est une sensation et lorsqu'enfin, on sort des petites rues et on se retrouve sur les grandes lignes droites des arteres principales, on a de nouveau envie de la pousser un peu. Mais on reste raisonable, ils conduisent tellement cool ici. Alors, on essaie au moins d'etre premier aux feux, parce qu'alors on peut avoir le plaisir de la faire decoller pour quelques metres pourquoi pas tentant de rivaliser un peu avec une Harley. Et on sort aussi la puissance pour traverser la voie express et s'engager dans la rue du bureau, ou sur les voies d'acceleration. Il faut tout de meme s'habituer a l'inertie du freinage mais moyennant la bonne distance de securite, cette resistance est elle aussi un plaisir.
Il est rare que la Monte Carlo ne parvienne pas a gomer les soucis d'une journee de travail, matin et soir, sa frequentation sensuelle prepare mon corps et mes sens a d'autres jeux.
Souvent le Prince des Fleurs evoque de la changer pour un Dodge Charger. Mais bon, le Charger, malgre son V8 et ses formes encore plus agresssives, ils en ont tellement neutralise les sensations de conduite qu'on a l'impression d'etre dans le MiniVan. Parfois, je songe a une Mustang V8 mais le confort de la Monte Carlo me manquerai...Un long week-end d'ete en 2003, avant d'avoir les enfants, nous avons "cruise" (regulation de vitesse automatique) la legendaire Route 66 de Saint-Louis, Missouri, a Amarillo, Texas: 3200 kilometres aller et retour en 5 jours sans la moindre fatigue tant cette voiture est agreable.
Non, je suis trop amoureuse! Pas question de mettre un terme a cette idylle qui dure depuis deja 4 ans :-)
23:45 Publié dans Blog, Sensualite | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : Journaux personnels
mercredi, 19 avril 2006
"Mieux vaut une certitude qu'une promesse en l'air." Proverbe français
Pourquoi faut-il que certains hommes se croient toujours obligés de faire des promesses que les femmes savent très bien qu'ils ne tiendront pas?
D'où vient cette pression, ou cette lassitude, qui les poussent? Que pensent-ils obtenir? A qui mentent-ils?
Les plus loufoques sont les promesses d'exploits sexuels, comme si le plaisir de la femme tenait à la performance de ses partenaires... "Je vous ferai l'amour dans toutes les pièces." Celles-là donnent envie de défier...
Réponse favorite: "Des promesses...des promesses..."
Les plus courantes sont les promesses sur des choses insignifiantes, l'homme promet pour s'en débarrasser: "Je vous rappelle demain." Celles-là sont carrément inutiles, les femmes n'y ajoutent aucune foi.
Réponse favorite: "Mon œil"!
Les plus subtiles promesses témoignent d'une véritable volonté de l'homme de faire quelque chose pour la femme, chose qu'elle n'a même pas demandé, mais qu'il voudrait bien pouvoir lui donner. "Promis quand je rentre de vacances, j'aurai plus le temps de vous écrire."(La préférée du Dieu Indifférent, jamais attendue, jamais tenue) Celles-là peuvent être ravageuses au début, elles créent une déception qui n'existait pas avant cet engagement gratuit.
Réponse favorite: "Pourquoi promettre ce que vous savez et que je sais que vous ne tiendrez pas?"
Les plus douloureuses sont les promesses d'amour eternel. Celles qu'un homme peut répéter quotidiennement, encore et encore, comme pour se convaincre lui-même. "Je vous aime et je vous aimerai toujours." Les femmes savent bien que ce n'est pas vrai, même si elles ont envie de le croire. Comme dit le Prince des Fleurs, "Il n'y pas de paroles d'amour, il n'y a que des preuves d'amour." Celles-là un jour transforment "toujours" en "plus jamais", et ca fait mal.
Réponse favorite: "Jusqu'ici tout va bien...jusqu'ici tout va bien..."
Les plus pernicieuses sont les promesses faites dans le feu du jeu de la séduction. " Promis, je vous ferai ceci, un jour ou l'autre." Celles-là, si elles tardent trop à être tenues, la femme se lasse et n'est plus charmée du tout ;-)
Réponse favorite: pas de réponse...
Messieurs,
nous ne sommes pas dupes,
pas besoin de nous promettre la lune pour
nous mettre dans votre lit,
ne pas faire ce qu'on attend de vous,
nous convaincre que vous voudriez être capable de donner plus,
que nous vous aimions même si ca n'est pas réciproque,
ou nous envouter!
Vos promesses gratuites nous font seulement douter de vous et de votre sincérité, alors:
"Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette."
Confucius
Donnez-nous des preuves, pas de belles paroles!
Et comme votre supplément d'âme tient presque toujours ses promesses,
il lui est impossible de venir spontanément en aide au visiteur qui supplie son âme si violement...
21:37 Publié dans Amour, Blog, Visiteurs | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Journaux personnels
mardi, 18 avril 2006
"Qui a dit que la vie est un songe ? La vie est un jeu." D'Annunzio
Même sous la pluie, la Virginie est toujours aussi jolie, alors sous le soleil, c'est dire si elle resplendit! La mélancolie ne saurait faire d'ombre aux feuillages verts ensoleillés, aux oiseaux égaillés, aux fleurs enflammées. En sortant du bureau sans fenêtre sous la protection du Chevaleresque Troisième Visiteur, de doux rayons de soleil, pastellisés par les nuages, viennent faire frémir d'une tendre et légère caresse les courbes bleutées des Appalaches au loin. Surprendre cette profonde intimité couronne la journée d'une aura délicieuse et promet une soirée à son image. Plénitude du bonheur simple d'un quotidien apaisé. Au menu diner familial arrosé de baisers et de danse, câlin lecture avec les petits amours, les endormir d'une douce berceuse et rejoindre le Prince des Fleurs pour une étreinte intemporelle, délicate déclinaison de la 8eme Marche.
Et puis la lueur d'un espoir,
frêle et vaillante,
minuscule et déjà grandissante,
effrayante et excitante,
balbutiement de la réalisation d'une histoire,
d'un fantasme oublié auquel peut être enfin croire...
23:34 Publié dans Amour, Blog, Sensualite, Visiteurs | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Journaux personnels
lundi, 17 avril 2006
"La relation entre la vie et la mort est la même que celle qui existe entre le silence et la musique - le silence précède la musique et lui succède." Daniel Barenboïm
Savoir encore une fois reinventer la complicite avec le Prince des Fleurs pour chasser les orages. Laisser la langue se delier pour flater son ego et sa virilite. Se donner l'un a l'autre encore et encore jusqu'a ce que les corps s'assoupissent sous l'effort. S'offrir l'oubli, l'adandon, la paix, le pardon.
Fabriquer des souvenirs d'enfance pour les enfants. Encore deux buts legendaires du Thierry Henry de Fillot, la dexterite de la plus Foxy Lady des Fillottes, la quete des oeufs, le Festival des Cornouillers et sa fete forraine. Faire sonner la cloche avec le marteau et rapporter des jouets de plastique gonflables, réminiscences d'un certain Pinpin bleu et blanc qui tenait une carotte et dont l'odeur chimique etait le plus rassurant des parfums.
La floraison incroyable et sans cesse renouvellee du Printemps de Virginie exhibe sa splendeur depuis deja plus d'un mois.
Ce furent d'abords les timides et ephemeres fruitiers: cerisiers. pommiers, poiriers, en boules blanches et roses emportees en pluie de petales par le vent et releves par le jaune d'or des abondants forsythias alors que les feuilles n'avaient pas encore fait leur apparition.
Puis, viennent les plus durables cornouillers avec leur grosses fleurs oranges, blanches ou roses aux coeurs de billes vertes contrastant avec la petite fleur en grappe fushia des arbres de Judee, soit a l'etat sauvage parsemes dans la foret et sur les taluts, soit plantes aussi dans les jardins.
Tres vite les eclatants azalees entrent en scene avec des pourpres plus ou moins sombres, des roses vifs ou tendres, des saumons doux et parfois du blanc, accompagnes des grappes parmes des glicines et des lilas.
Et bientot, les gros buissons de vieux rhododindrons viendront ajouter des violets, des rouges et des roses.
Partout ou le regard se pose, la nature excessive, luxuriante, lyrique et feerique defie sa propre creativite pour utiliser toute la palette de
l'arc-en-ciel.
Meme sous la pluie, le Printemps de Virginie souri.
22:35 Publié dans Amour, Blog, Deuils, Visiteurs | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Journaux personnels








