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mardi, 07 août 2007

engorgés

 

 

les mots sur les lèvres se fondent à la langue

bouchées délicates aux parfums d'infini

 

tandis que le temps tombe le manteau d'illusion

les paroles coulent des jours limpides

au fond des gorges épanouies

 

perchée en ces douces fontaines

l'âme transparaît sans broncher

et l'or enveloppe la nuit

 

sans les fers, les silences, les ennuis

quand chaque instant n'est plus que romance

en flottant tout bas sous les affres glorieuses

la poésie se résigne et contemple encore

 

buttent les mots et caressent les voix

l'amour n'est jamais trop

pour ceux qui voient

mardi, 31 juillet 2007

sans paroles


paroles du temps des vents
au havre des vagues
ivresse de volupté
en verve vétuste
livrée à la vie

vendredi, 22 juin 2007

confluences

Sur les rivages du silence, les coeurs en refrains vitrifient les mirages d'expérience. L'ensellure pétrifie les voussures des râles ouvertures, échappées futiles aux arcanes mouchetées. L'amnésie amplifie l'instant en rémission de rêves excédés. Déliées de leurs dépouilles ardentes, les âmes confluent en influx d'influences, s'abandonnant, libres, à l'affluence de délices du reflux inéluctable.

 

 

mercredi, 20 juin 2007

bribes


les bribes de douceur
confiées à l'or rosé
du lent déferlement ténébreux
dessinent
lettre à lettre
son à son
le mot de perdition
le mot de révélation
 
ses échos rebondissent
dans les galandages du coeur de cristal
en kyrielles d'étincelles délurées
farandoles ardentes
aux résonances originelles
amortissant la ruine
des super productions
d'anticipation

l'instant prestidigitateur s'éternise

mardi, 29 mai 2007

roucoulades


roucouler jusqu'au vertige du silence
nichés dans le spasme d'un soupir
ballade sur le fil brûlant d'éternel
déchirures des soies de soi parfumées

eclipser les perles blafardes du désir
au foudroyement de l'anéantissement
nu
ées de frissonnements essentiels
inondant la gloire désertique

au delà de l'âme du dernier souffle
d'un sanglot offert sans regret
sans corps en coeur
mourir encore

mardi, 22 mai 2007

L'amour est vie

Cinquième et dernier mouvement du concerto poétique avec Missiler sur
Merci Missiler pour cette belle fin d'aventure!!!

lundi, 21 mai 2007

MES MAINS SUR TES HANCHES

Un reflet de pur
Sur une vague de jour
Comme le baiser d'or d'un papillon
Une étoile de pluie
A l'intérieur d'une brume de cendre
Un seul ruban en satin de carnaval
Les sourires du miel
Libèrent le parfum du chant
Sur les collines de l'amour
Le crépuscule ne sait esquiver
La valse des coeurs
Dans la spontanéité du calme passionnel

En miroir de TES MAINS SUR MES HANCHES de gmc

dimanche, 20 mai 2007

apprentis-sourciers

  

le voyage au bout du souffle
monte
gravit
pas à pas
laborieux
lent
hésitant
timide
humide
et puis s'amplifie
se ramifie
se déroule 
se répand
rejoint
la vague de magma
qui s'infiltre
pernicieuse
l'air en l'air
douce et puissante
insistante
irradiante
étincelante
brûlante
pénétrante
battant en brèche
l'axe dorsal
flamboyante passion
grâce infinie
homme
femme
unis
réunis
intègrés
fusionnés
unique
et retombe
au bout du coeur
et reprend l'ascension
sans fin
plus haut
plus haut
en détonation délirante
qui continue d'exploser
se fend
se déchiquette
s'oblitère
dans un bain d'éclats de moi
pulvérisé
monte encore
tient la note
tient la vague
un peu plus
encore un peu
s'étale en frissons insoutenables
débordés de tendresse absolue
enivrés de la soie des âmes perdues
dans une dernière secousse
anti-sismique

 

 

intouchables

aux senteurs escarpées
des fumées de chaînes et de boites
se tracent les paroles du silence
incomplaisances en harmonies
transparentes au désir de  plaire
 
apnées extatiques pour maîtresses
échappées lyriques pour grandes prêtresses
abolis l'un à l'autre l'un par l'autre
abolis l'un de l'autre l'un dans l'autre
le dire comme la première fois
l'entendre comme la dernière fois
 
expirer le souffle
évincer la voix
putréfier corps et doigts
distance et absence
passé et avenir
oser ne pas savoir
 
aux saveurs éventées
des amours de chair et de sang
se consument infiniment les amants intouchables
en miroirs brisés d'insouciance
ignorant les fracas de l'empire des sens
 

impitoyable

La poésie souffle ses accents impitoyables
Sous le joug d'une liberté incroyable
Sans contraine
Et sans feinte
Sans gloire
Sans espoir
Humble parole de lucidité
Sans propriétaire névrosé

samedi, 19 mai 2007

aux poètes...



flammèches de coeurs affleurant
laminant la pâleur aurorale
subtile embrasure d'azur
harmonies astrales

reflet d'un vers esquissé
enivrant verre d'éther
savoureux envoûtement
tonifié au vin de l'instant

un simple soupçon
pour tout verrou
sésame des sortilèges
d'amour ensourcelé

jeudi, 17 mai 2007

au sourire du sommeil

éclaboussures en éraflures
serties d'incertitudes
solvants insolubles
pour inventions éventées

absolu absout
en dentelles édentées
des disciples indisciplinés
de disciplines délaissées

dans la tension du cataclysme caressant
l'ensellure de la dune s'incurve
pour s'émouvoir au sourire du sommeil

mardi, 15 mai 2007

endormi


sur la pointe de la lame de fond
percevoir la respiration du sommeil
éveil de l'abandon ultime
intime réverbération de l'aile

frêle est la dissolution des conventions
sans obligation sans espérance
confiance absolue d'émouvance
abdication épanouie d'endormi

lundi, 14 mai 2007

tissages


d'un cil d'étoile
les diamants tissent l'or
d'âmes improbables
refletrissures spontanées
d'inappétence rassasiée

l'éveil estompe l'aurore
estampe de foehn frigorifiant
effleurement fossile
larmoyade de l'enfance

explosion sans un son
sans un éclat
sans un élan

contemplation

dimanche, 13 mai 2007

plumetis

le plumetis d'étoiles
fuse
sur la douce saveur
du miroir aux émotions

risée de joie pourpre
blanchie sous le galop
des langues de feu

ablutions en larmes de nacre
azurées par les embruns
de l'âme abandonnée

fragile transparence
effacée de grâce
frissonnant sous le vent