Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 29 septembre 2007

aux origines


crépitent sur le corps les étincelles mâles
s'esclaffent dans les yeux les pointillés de lumière


en tête
les brèches blanches s'agglutinent
au coeur
les vagues d'écumes brûlantes débordent

débordent
débordent
écroulant les murs
soufflant les rêves
irradiant le panorama
qui fond
fond
retournant au magma originel
au bouillon des prémices
à l'instant d'amour pur

régression


par la fenêtre ouverte entre les seins
le ciel pénètre gaya en semences vaporeuses

les autoroutes luisantes de sang et de marcassite
délient les silences
calme à grande vitesse des remous extérieurs

le mot s'insurge
rompant rituels et routines
régressant à l'espièglerie sauvage

euphorie déchiffrée

mercredi, 26 septembre 2007

déchiffrage


le corps indolent
engourdi
voile d'empreinte illusoire
roule sous les langues de feu
fleurissant le ressac

les brumes d'or de la lune
s'allongent dans les creux
suivant les méandres des éclairs
pour allumer les atomes érectiles

déchiffrage total

mardi, 25 septembre 2007

haïku équinoxe


frasques d'équinoxe
rafraîchis par l'incendie
les frissons roussissent

lundi, 24 septembre 2007

équinoxe


Lorsque l'espoir exhalant l'âme censure d'une dernière expiration toute attente, l'équinoxe invoque les caresses d'anis fauve, la lumière conjure les poussières lacrymales, l'insouciance envoûte la véhémence de la volupté au fil des embruns stroboscopiques. Le pouls du plaisir décélère alors au point de suspension, plonge en stase hallucinée d'extase et l'amour enfin se désentrave.
 
 
 
 
equinoccio (traduccion de Alfred)

Cuando la esperanza que exhala el alma
censura toda atenta
con una última espiración,
el equinoccio invoca las caricias
de leonado anís…
La luz conjura ya los polvos lacrimales…
Y la despreocupación
embruja la vehemencia de la delectación
en el curso de las bellas salpicaduras
stroboscópicas…
El pulso del placer disminuye entonces
sus velocidades
en punto de suspensión,
se zambulle en estasis,
alucinada por éxtasis
y el amor finalmente destraba.

dimanche, 23 septembre 2007

irrésolu


Sous l'aile de la lumière, au firmament de la source, au sein de la beauté indomptable de l'absence, la voix s'immole, s'ampute de ses organes sexués, régresse plus loin, jusqu'à l'union impensable, jusqu'au festin insensé, jusqu'au frémissement imperceptible de l'extinction. Dans les temples de la contemplation, la solitude muette, subjuguée, tétanisée, réverbère l'incompréhension, repue de mystère irrésolu, d'une aube à l'autre.

samedi, 22 septembre 2007

l'instant paresseux


La langueur de l'instant paresse dans les éclaboussures de rêves surpassés, brasiers de douce ferveur aux ivresses de musc, concentrés symbiotiques d'incompatibles embellis par la communion des complémentaires. Le tournesol acidule le lilas, le coquelicot ensanglante les germes naissants, la capucine incendie les nervures des turquoises sous les habits de nuages. L'érosion ordinaire n'affecte pas ce paysage inconcevable, tout au plus parvient-elle à en intensifier brillance et contraste jusqu'à l'éblouissement fatal. Ne subsiste alors que la douceur torrentielle de l'amour injustifié.

jeudi, 20 septembre 2007

profane


un soir comme une nuit sans fin
étendue de moiteur caverneuse
au delà de l'obsession mâle

l'innocence se fragilise
jusqu'à l'éclat
en panaches d'étincelles
rivales des étoiles rieuses
tessons de coeurs
dans les bras des galaxies

une aube comme un jour infini
plaine escarpée sous le regard
presque femme

 

con tu permiso... (Alfred)

profana

en un atardecer como noche inmóvil
extensión de trasudor cavernoso
más allá de la obsesión viril

la inocencia se hace frágil
hasta el pedazo
en penachos de chispas
rivales de las reidoras estrellas
cascos de corazones
en los brazos de las galaxias

en una alba como un día sin acabar
llanura escarpada bajo la mirada
casi mujer

mercredi, 19 septembre 2007

plus loin


plus loin
derrière l'azimut
niche peut-être un ouragan
ou juste l'extrémité du monde
un plongeon sans fin
à bord d'une Thunderbird 1966
 
 
1966f54692862effe7e97cdfee093030.jpg


ici
l'océan est de paix
lustré
vitrifié
tout absorbé
par la réflexion
de tous les parfums
de l'aube

lundi, 17 septembre 2007

3 poésies silencieuses


1

Le silence s'installe, compagnon furtif de la parole. Il caresse l'orée de l'inconcevable, les rives de l'indicible, comme une vague meurt dans l'écume irisée de lune. Le silence prélude l'aurore, apprivoisant ses soupirs acidulés jusqu'à la reddition, ses frissons fragiles jusqu'aux sanglots de l'aveu, ses murmures innocents jusqu'au serment sans promesse de l'instant éternisé. Au paroxysme de la douceur, le silence suffoque d'émerveillement et laisse échapper la voix, muette de reconnaissance.



2

silence
en transe

absence
enfance

présence
silence



3

des valses de silence
quand les pensées s'éteignent

vide idéal
au coeur de l'amour

tout est dit
quand rien n'est susurré

inviolé d'un nom
se reconnaît le divin

dimanche, 16 septembre 2007

alluvions


Les alluvions de l'existence, rictus carnassiers des spectres chimériques, se dissolvent dans les vapeurs des soupirs de la désinvolture ordinaire. Chaque fil de la toile se déchaîne, extension d'émotion, filament de liberté, flottant au feu des rafales parfumées, jusqu'à l'incandescence éblouissante. En absence de gravité, les âmes euphorisées ronronnent en suspension, baignées de l'écume du néant et des rires de l'enfance.

vendredi, 14 septembre 2007

corrosif


larvent les copeaux de son
en souffre d'émoi
précipitations d'essence
aux commissures du sourire

feulent les influx en cendres
en déliquescence puérile
râle de renaissance
aux corrosions triomphales

la paix fait son silence
l'univers se rétracte
gerbes d'écume
absorbé par la joie

jeudi, 13 septembre 2007

L'apesanteur

C'était l'apesanteur.
La vague à vague avait été désordonnée.
La chambre n'avait plus de sens, plus de sol, plus de plafond, tant l'espace s'était distendu.
Lui, si puissant avec son poignard à la courbe parfaite, encore tendu même après l'explosion.
Lui, si fin, si fragile devant l'étalage charnel des formes luxuriantes, regardait ahuri, encore essoufflé par son marathon, ce corps qui continuait à se convulser dans des gerbes de gémissements étoilés.
Il posait ses mains sur le feu, partagé entre le besoin d'apaiser et la fascination du spectacle en murmurant " Nan, nan, vous êtes trop réceptive,...vous êtes trop réceptive..."
Et puis, ne résistant plus, il se joignit à nouveau au mouvement, comme s'il n'existait pas d'autre alternative, en glissant un doigt, là où aurait du se trouver la source des flammes, tout en prenant conscience que la véritable origine était ailleurs. Toujours perplexe devant le prolongement du déchaînement des éléments, il dit encore, songeur, "un doigt, un seul doigt..." puis se tût, comme magnétiquement enchaîné aux ondulations, émerveillé et dubitatif. Quand, finalement, il cessa de douter, de chercher à comprendre ou de vouloir à tout prix jouer son rôle de mâle, il se laissa emporter à son tour, encore et encore,...

mercredi, 12 septembre 2007

aplombé


dans l'esprit des révolutions
à l'aplomb des brisants affables
un cri de rein au creux des riens
mélodie bancale en dissipation
escapade d'espoir ensablée
satiété des affinités en absence

dimanche, 09 septembre 2007

écaillé


les écailles du temps
muent la peau de la poésie
en lymphe luminescente
bouillon de lettres
incrustées dans les fibres prodigues
engourdissement
des agitations dialectiques

en pause instantanée et définitive
juste à la perpendiculaire impartiale de la bascule
la folie divine étreint le suprasensible
jusqu'à l'asphyxie extatique