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mardi, 05 décembre 2006

Chanson d'Amour

Chanson de cœur à cœur.

 

Chanson pour les battements dans ta poitrine quand tu attends, tu espères, cet être unique et délétère dont la définition de ton existence dépendra.

 

Chanson pour les étoiles noires de tes yeux quand tu crois, au creux de tes bras,  posséder cet être délicat qui ne s’appartient même pas.

 

Chanson pour tous les amoureux transis ou perdus, hier ou demain, dont tu te languis et que tu pleures et dont tu ne te remettras pas.

 

Chanson pour que tu n’abandonnes pas, pour que tu ne t’abandonnes pas, surtout pas à moi, et que tu rendes les armes à ton seul cœur, à grand bruit, sans fureur ni émoi.

 

Chanson pour tous tes muscles reclus de cet ersatz de  jouissance éphémère qui n’est qu’illusion d’agréable chimère en regard du feu qui ne consume pas.

 

Chanson pour que tu connaisses l’illumination caustique de l’Extase, celle qui vaporise le sens du vide, celle qui efface jusqu’à l’illusion du bonheur, celle qui emplit l’âme de satiété pour toute l’éternité d’un temps qui n’existe pas.

 

Chanson pour toi sans nous.

 

Chanson d’Amour.

Nuit avalée

Seule, avalant la blanche nuit

Je l’ai dit

Tu ne pouvais plus l’entendre

Pourtant si cru, si tendre

 

Alors je l’ai confié aux nuages

Comme une petite fille pas sage

Alors je l’ai confié au vent

Pour qu’il te berce intensément

 

Seule, avalant la blanche nuit

 Je l’ai dit

Comme un rêve suspendu

Peut-être l’as-tu entendu

 

 

Autoalimentée

La lueur acide d’un regard Amoureux et les yeux se ferment aux agressions du monde des charmantes chimères.

 

Ils s’ouvrent alors à une plongée aux confins de l’infini céleste.

 

La beauté pure s’en saisit, rayonnement central, impétueux et constant, calme et ardent, comme la brulure délectable d’une douche glacée, comme le miel délicat d’un sein tari, comme une orgie de douceur épileptique.

 

Une courbe plus brutale les rappelle au sous-univers cognitif, comme pour prendre une nouvelle respiration avant de repousser un peu plus loin les limites de l’apnée des pensées.

 

Au centre de rien nait la Lumière et dans sa source d’anéantissement tout jaillit.

 

Quand l’illusion refait surface, tout est resté en place.

 

La flamme éternelle se déroule fidèle.

trois

Trois petits pas

Rester immobile

 

Trois petits sons

Musique futile

 

Trois petits dons  

Outils inutiles

 

Trois petits bonds

De lune gracile

 

Trois petits mots

Poésie docile

lundi, 04 décembre 2006

rez urgence

Quand Lune et Sang sont synchrones

La mansuétude des égéries s’aphone

 

Calliope perd la voix invective

Polymnie redevient objective

 

Alors Lune reprend son croissant

Alors Sang stagne abondamment

 

Les Muses renaissent

Emergent de leur paresse

Valse des mots

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Frappée d’un rai de lune

Juste au creux de la dune

 

Entrer dans la danse

Comme dans une transe

 

Valser avec les mots

Dans un rythme d’émaux

 

Enlacer les phrases

Fulgurante Extase