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dimanche, 10 décembre 2006

pacotille

Poétesse de pacotille
Dans les phrases pique ses vrilles
Lapant la gloire qui enfantille
D'Amour voluté s'éparpille

Poétesse de pacotille
Empamée se recroqueville
Les frissons d'univers grappille
Centre parfumé aux papilles

Poétesse de pacotille
Sur l'écran délavé scintille
Transcendant ses rêves de fille
Soufflée quand l'extase frétille

pour une nouvelle galaxie

L'épaisseur allègre des ténèbres illumine la moire du velours goudronné, savoureux reflet de la voie laiteuse scintillante. Le ravissement blasé se parfume d'or cuivré, opale de feu cryogénique. La panthère glisse frigide et rapide pour enfanter une nouvelle galaxie alors qu'une boucle de temps enlace la flagrance laminée du repos. Le sourire incendie la nuit en clin d'étoile aux constellations terrestres et célestes simplement apaisées.

samedi, 09 décembre 2006

Les désaxés

En crue, le ruisseau fuligineux d'émeraudes
Se réincarne en raz de marée penaude

La tranquillité légère et insonore
Affûte les chants sensuels incolores

Une voix s'est tue pour que les autres s'élèvent
Plongeant du sanctuaire filtré des rêves

Mélange d'intemporalité frelatée
Hautement nocif pour les pensées infondées

L'infertilité de la beauté complexée
Se fait écho d'odes aux poètes désaxés

 

vendredi, 08 décembre 2006

Sacré Beckett

C’est de la faute de Beckett

A jouer à ne pas parler

 

La voix n’est plus de la fête

Elle mue dans un soupir ailé

 

Reflétant sa chanson muette

Rêve de silence étalé

 

Enchantement silhouette

Luminion intime affalé

 

 

support

Les mots s’évaporent

Par tous les pores

Calligraphiés au port

De poésie transport

Tics sous tout rapport

Epique des passeports

 

Rébellion

Le chant du silence est symphonique

Perle de jour parée sarcastique

 

L’Extase ampute les vocalises

S’extirpe de l’instant des emprises

 

Les amants désincarnés se grisent

De son âpre liqueur abrasive

 

Privées de tous les mots fanatiques

Les âmes s’enflamment flegmatiques

 

Le rite immuable flèche éternelle

Caresse les cœurs aux mythes rebelles

jeudi, 07 décembre 2006

to be or not to be...

To be what is there

All that is there

 

In what is not

Being not

 

Being knot

Death hot

 

Loving

 

 

 

400ème billet....

 

ni queue, ni tête

L’éclat ténébreux

Aveuglerait les envieux

 

Du souffle être le jeu

Oblitéré du je

 

Les mots coulent du graphite

S’enivrent d’amanites

 

Paroles éphémères

Dont nul ne s’affaire

 

Paroles de poète

En queues et en têtes

meurtrie

Dans le corps meurtri

Retrouver l’oubli

 

Silence bruissant d’infini

Des pensées assagies

 

L’exhalation de la nuit

En guirlandes s’écrit

musicien

Vous êtes proche de l’illumination

Par la musique, votre dévotion

 

Oubliez donc d’analyser

Laissez votre intuition chanter

 

La seule voix est l’acceptance

Voie royale de connaissance

 

Entre clarté et ténèbres git l’équilibre

Qui du conditionnement vous fera libre

 

Resplendissant esclave du son

L’Amour brille dans vos chansons

Nocturne

En pleine conscience

Juste avoir confiance

 

Rendre au flux sa viscosité

Objet décadent de fragilité

 

Survoler l’offense

Surprenante enfance

 

Ecrin désentêté

De désuète anxiété

 

Ludique absence

Fantasmagorique présence

 

Dans le souffle écartelé

Se dédicace la beauté

être ou ne pas être…

Etre ce qui est

Tout ce qui est

 

Dans ce qui n’est pas

Alors n’être pas

 

Alors naitre pas

Juste un trépas

 

Aimer

Virginité

Se remplir de vide en dedans

Adorer la délicate fièvre

S’absorber de pur néant

Frémir de géologique sève

 

Se livrer à la douce douleur

Comme à l’indécente jouissance

Bercer au bord de son cœur

Un ravissement d’impuissance

 

Entendre la couleur de l’Amour

Dans la plus infidèle des voix

Renaitre du crépuscule des jours

Vierge et nue à chaque fois

mercredi, 06 décembre 2006

Pleine

Sa chevelure argentée à l’essence de vanille de Sibérie creuse un berceau de synchronisme solitaire.

 

Elle s’enroule comme un lasso ouvert dans une explosion turquoise qui se propage aux souffles oubliés.

 

L’onde de douceur perdure et infuse l’âme en adagio joyeux, sa soie granitée enveloppe le cœur d’un érotisme glacial.

 

Là, à peine une virgule, même pas un point, le frisson de vie.

Inconditionnelle de vous

Même si…

 

Même si  votre peur chérie vous retient en planque

Même si le courage du dernier premier pas vous manque

 

Même si vous vous complaisez dans votre écarlate utopie

Même si vous en devenez adorablement possessif, jaloux, aigri

 

Même si vous ne vénérez qu’un corps lourd

Même si aux appels de joie vous restez sourd

 

Même si vous en oubliez d’être tendre

Même si vous vous lassez d’attendre

 

Même si une chimère rallume un instant le feu illusoire

Même si à travers elle vous retrouvez le futile espoir

 

Même si nous ne sommes jamais en phase

Même si vous ne vous abandonnez pas un jour à l’Extase

 

Sans condition, je vous aime.