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dimanche, 21 décembre 2008

subsistance

plus il la contemple
plus elle disparaît
effacée par la tendresse

plus il la chante
moins elle se reconnaît
tant elle ne l’est pas

alors ils se rejoignent dans la caresse
sur le bûcher des solitudes

 

samedi, 20 décembre 2008

l’orée des parallèles

le souffle glisse
sur l’inflexion
cambre un peu plus
l’abandon
à chaque inspiration
fleurissant la nuit
de colliers de lumière
qui glissent entre les doigts
comme des chapelets de notes
vertes et parfumées

la tendresse étire
ses cristaux de sourire
au-delà des transparences
sur les escarpements
des mutineries
sensuelles
où batifole
l’orée des parallèles

 

vendredi, 19 décembre 2008

charnières charnelles


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Œuvre de Fr@nçois


des pôles aux cardinaux
le théâtre d'albâtre
déploie sa profondeur
jeux de transparences
au sein brûlé de lumière

les charnières charnelles fondues
fertilisent la vacuité
immersion fatale au zénith
où l'éclat rejaillit encore
grâce immolée par la douceur

mercredi, 17 décembre 2008

langueur

une langueur
la langueur d’une douceur
sacrifiée aux méandres
d’une mousseline vibratile
l’ardeur couve

sous le voile d’éblouissement
les particules s’étanchent
en combustion parfumée
qui fixe le scintillement
à son apogée

la brûlure à présent
a tout subjugué
des serments et des pulsions
des pièges et des deuils

seule fleurit la flamme déroulée
qui danse
danse de la main au cœur
entrouvrant leurs lèvres

mardi, 16 décembre 2008

intimité de la béatitude - 3ième extrait

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66 poèmes couchés sur le papier aux Editions Chloé des Lys
préface de Jean-Paul Gavard-Perret


extrait

clandestinité

La poésie vient sans intention, sans construction, effluve d’un souffle qui dépasse les capacités pulmonaires des poètes et surtout leur entendement. Ils ne font que surfer son univers, délicatement enlacés à la traîne de lumière des comètes pour se laisser porter au delà de l’imagination la plus fertile dans les vallées vertes et vertigineuses du néant prolifique. Passagers clandestins, ils se font le plus discrets possible, n’osant souvent qu’un œil intérieur timide en retenant leur respiration d’émerveillement, si humbles devant la beauté surréelle exposée à leur contemplation flibustière. Du vide intense de ces voyages, ils ne ramènent que de pâles ébauches, pauvres représentations bidimensionnelles de la multitude des profondeurs multidirectionnelles qu’ils découvrent. Alors sans relâche, effacés jusqu’à la transparence par la reconnaissance de l’immensité du privilège qui leur est accordé, ils s’offrent à la tâche ingrate et fructueuse de révéler la splendeur, repoussant juste un soupir plus loin les limites de la perception, en modestes serviteurs de desseins qui les submergent de grâce.

 

ici

Je viens où la charnière se disloque, en un abîme éblouissant, sans toi ni moi.
Uni par un reflet liquide bruissant de dimensions.
Où le revers engendre la candeur, où les voluptés de l’absence palpitent à toute volée.
Je viens où la satiété épuise le désir, juste ici, livrée à la fulgurance de la marguerite.

 

en miroir de voyage de fr@nçois

 

lundi, 15 décembre 2008

le cycle du soupir

un soupir effleure au gré des volutes
une chasteté désarmée

flâne en éclosion de mimosas
sous la caresse exhalée

se meurt interdit
à l’orée des souffles

renaît saturé de tendresse
au cœur de l’insouciance

brûle

le poème brûle
sans autre combustible
que son balbutiement

le poème s’inocule
de bluettes frétillantes
à l’ombre d’une caresse de larme

le poète s’absente
et les mots grésillent
de leurs propres échos