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dimanche, 20 août 2006

"La plupart des hommes sont dans les brumes et ne le voient pas." Christian Charrière

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Le billet du jour se trouve ici, sur Luxure Artistique.

samedi, 19 août 2006

"La vie ne vaut d'être vécue sans avoir été gourmand de ce qu'elle offre..." Emmanuel Wathelet

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L’insatiable gourmande
Les yeux pétillants en amande
La bouche en cœur quémande
Sans cesse en redemande
Mais nul ne peut assouvir
Cet inextinguible désir
Et elle ne veut point asservir
A servir son plaisir
Alors elle papillonne
D’homme en homme
Tout son amour donne
Espérant qu’on pardonne

Ecoutez la gourmande:
podcast


 

vendredi, 18 août 2006

"Ceux qui répriment leur désir sont ceux dont le désir est assez faible pour être réprimé." William Blake

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Dans la piscine à bulles,

Les amants avides fabulent.

Au virtuel crépuscule,

En un instant majuscule,

Ensemble, ils basculent.

Les corps éblouis capitulent

Exultent dans le tulle

Etendent leurs tentacules

Aux plus petites particules

Sans contrainte, sans calcul.

Et d’une magique formule,

L’âpre plaisir s’accumule

En pluie de frissons pullule

Libère la béatitude libellule

Des chaines, des cellules.



 

En une vision incrédule,

L’écriture se remodule…

 

 

jeudi, 17 août 2006

"Si l'envie était une fièvre, le monde entier serait malade." Proverbe danois

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 Une brulante fièvre enflamme nos corps

D'une combustion spontanée nous dévore.

Nous dérivons dans la Luxure en accord

Jusq'à l'euphorie de l'explosion d’aurore.

De rutilantesflamèches nos yeux se colorent

Nous ennivrant éperdument de leurs scintillants trésors

Pour faire bouillir notre sang d'un désir plus fort.

Le vertige passionnel de l’aube peut éclore

Dans une lubrique avalanche de bulles en essor

Hurlez pour nous Intense ténor

Faites nous vibrer d'un festival sonore

Pour nous consumer, nous consumer encore...

Elancez-vous puissant picador,

Fouragez furieusement hors de tout bord.

Enveloppons-nous suprême toréador,

Chevauchons vers l'horizon le sauvage météore.

Valsons follement fougueux matadors,

Embrasonde griserie nos torrides sémaphores.

La fièvre aux esprits, la fièvre aux corps

Flamboyant d'un feu de joie la petite mort...

mercredi, 16 août 2006

"Il en est du véritable amour comme de l'apparition des esprits ; tout le monde en parle, mais peu de gens en ont vu." François de La Rochefoucauld

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Dans ma vie apparait parfois un Cheshire Cat

Un être étrange aux délires insomniaques

Un personnage à tendance bizarre

Aussi cryptique qu’une œuvre d’art

Un homme du fantastique

A l’alcool ultra mystique.

Seulement quelques heures

Il a montre ces vraies couleurs

Des teintes sans leurres

Que seul peint le bonheur.

Toujours le même ou un autre

Il reste de l’orage le grand apôtre

Il apparait et disparait

Quand ca lui chante ou lui plait

Au gré des insomnies

Au gré des beuveries

Faire le tour d’une relation si sensible

Il sait bien que c’est impossible

Il est l’épice de la vie

Grain de folie, de fantaisie

Dans ma vie apparait parfois un Cheshire Cat

Un spectre protecteur et démoniaque

"L'âme a ses brumes, ses soleils et ses chaleurs d'orages." André Esparcieux

 

Un nouvel auteur rejoint l'aventure de Luxure Artistique pour poursuivre le Rituel de la Prophetie.

Merci Ryan :-)

Un autre billet du jour peut donc etre lu ici!

mardi, 15 août 2006

"Le doute est un hommage rendu à l'espoir." Lautréamont

 

 

 

Lorsque j’étais prête à faire n’importe quoi pour enfin être enceinte, la vue d’un bébé, ou même d’un jeune enfant perçait mon cœur de mille poignards. Le Prince des Fleurs et mes amis voyaient bien les sentiments opposés qui me déchiraient chaque fois que nous passions du temps avec leurs familles. Cette joie pure que seuls les enfants, sans arrière pensée, savent vous offrir brutalement obscurcie par ce manque insupportable…Pas la peine d’essayer de l’expliquer, les mots sont impuissants, seules celles qui connaissent cette douleur peuvent la comprendre. Je voulais un enfant pour connaitre la magie de la vie et aussi partager la tendresse inconditionnelle dont seule l’innocence est capable. Mais à cette époque là, je ne le savais pas, focalisée sur l’objectif, peu importaient les raisons.

Je prêtais mon corps à la routine quotidienne des soins avec l’opiniâtreté qui me caractérise, à la limite de l’acharnement, sans lever le pied le moins du monde professionnellement. Pas étonnant qu’il me soit devenu le plus parfait étranger.

Comment ne pas se détacher de sa chair quand cette dernière est piquée d’aiguilles presque tous les jours et son intimité fouillée plusieurs fois par mois par des objets étranges manipulés sans douceur par des mains sans amour ? Les stigmates sont encore visibles au creux de mon bras gauche, dans mon nombril et au plis de l'aisne, 6 ans plus tard. Comment ne pas considérer cette enveloppe charnelle comme un objet cassé incapable de remplir son unique fonction ? Comment ne pas lui faire la guère lorsque chaque mois il vous déçoit, encore et encore ?

Comment en vouloir au Prince d’avoir alors cherché entre d’autres cuisses une sexualité de plaisir délivrée des enjeux ? Comment lui en vouloir encore aujourd’hui de ne pas pouvoir satisfaire mon insatiabilité ? Lorsque l’on a tenu des années durant une femme désincarnée dans ses bras, n’est-il pas normal d’avoir du mal à s’adapter à une gourmande boulimique pas seulement de sexe mais aussi de tendresse et d’amour ? En fait, l’envie de l’aimer s’est peut être éteinte tout à fait et le désir de même essayer a disparu…

Lui, dont je vénère la constance, le détachement, la lenteur, la contemplation, lui qui m’a tout appris des sentiments, lui qui m’a conduite à l’orgasme multiple, lui qui m’a offert la capacité à verser des larmes, lui qui sait tout de moi et dont je sais tout, au travers de toutes ces conversations que nous avons du avoir pour se « synchroniser » pour l’adoption puis pour gérer les troubles de l’attachement de nos enfants, lui en aime une autre.

Il aime celle que j’étais avant l’ultime blessure, cette jeune bourgeoise trop éduquée, ambitieuse, matérialiste, déterminée à qui rien ne résistait. Celle qui l’entrainait dans une valse de vie endiablée, sans doute, sans faiblesse apparente, celle qui était cette image idéale façonnée par ses parents, celle qui a commencé à dépérir un glorieux jour d’Avril 2000 quand elle a cessé de se battre pour porter un enfant et s’est finalement éteinte le 15 Juin 2006.

Cette ébauche de femme là est morte et lui l’aime toujours. Il ne s’est même pas vraiment aperçu de sa lente agonie, ou peut-être l’a-t-il vu mourir à petit feu, mais simplement il l’a nié…Il a lui aussi sans doute droit de faire son deuil…

Mais voilà, il n’aime pas la nouvelle…

Dans un foyer peuplé d’âmes aussi durement blessées que le notre, l’option de la séparation n’est pas envisageable. Il nous faut alors reconstruire notre équilibre sur ce qu’il nous reste…les enfants…le sexe…une bonne table…des habitudes tendres dont il est sommes toutes difficile de se départir completement…et mon amour pour lui qui reste inchangé.

Trouver le courage d’aimer au quotidien sans être aimée…

Ne pas répondre aux reproches, au manque de respect, aux provocations, aux attaques systématiques, à l'indifférence…Ne pas lui demander d’explications quand il disparait des heures durant…

Profiter de chaque baiser, d’un compliment consenti presque malgré lui, de chaque caresse non réprimée, du plus léger sourire, de la sieste, ou de quand il me réveille avant l’aurore...

Le regarder dormir, chahuter avec les enfants, jouer avec le chien...

Espérer que cela puisse suffire… Que l’amour des visiteurs m'insufflera la force…

lundi, 14 août 2006

"Le doute est père de la création." Galilée

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Retrouver son innocence

Savoir embrasser l'enfance

Se mettre en convalescence

De vie, de pluie, d’absence

Se fermer aux apparences

Goûter à la désobéissance

Ne plus craindre l’offense

Sans peur sans réticence

Abandonner ses défenses

Ses remparts à la souffrance

S’abreuver de connaissance

Oublier toute concupiscence

Délivrance de l’intolérance

Attirance de transparence

Résurgence de tous les sens

Effervescence de croissance

Inconscience de l’essence

Attirance de l’espérance

Jouissance d’une renaissance