mercredi, 29 novembre 2006
Œil d’azur

Est un reflet jamais consumé
Qui brule, qui brule
Sans jamais tarir
23:41 Publié dans Cartes postales de l'Extase | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : extase, béatitude, amour, songe, espérance, solitude, jouissance
L’inconnaissance
En mirroir à l'ignorance de Yoyostereo
Nous sommes morts pourtant
Le silence un chant de vie
Nous sommes morts pourtant
Le silence l’hymne de vit
Comme une haleine brulante
Peurs devenues amies
Désirs ensevelis
Dans le bruit, le silence…
Tout au-delà,
Peurs amies
Dans le tintamarre du silence
Il est émeraude et or vert
Quand le silence en devient
Si bruyant qu’il en est vacarme
Que la rumeur devient soie
Et mousseline, et les mots qui
Trouvent sens, le vacarme
Devient piédestal, peurs amies !
Sourires ! il est si vivant
Nous sommes morts pourtant
Peurs devenues amies !
Au-delà est l’inconnaissance
Et nous, nous trouvons
L’abandon et en jouissons
Nous sommes morts pourtant
Mais en ce vacarme
Nous vive on.
16:07 Publié dans Cartes postales de l'Extase | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : extase, béatitude, amour, songe, espérance, solitude, jouissance
superflux
Au premier mot, la voix verte infuse le sang de son fluide irradiant et la lumière jaillit de toute part, de l’intérieur comme de l’extérieur, franchissant le mur de la jouissance dans un big bang inaudible. L’enveloppe charnelle ne sait trop comment réagir à ces cent mille volts orgasmiques simultanés et se liquéfie d’un seul trait secouée par un frissonnement continu. La fusion s’opère à froid sans la moindre déperdition énergétique recyclant à l’infini le potentiel de plaisir illimité. Le mental sombre dans l’inconscience et c’est en mode 100% automatique qu’il parvient à maintenir l’étalon noir dans les courbes de l’asphalte, traitant les données sans les analyser. La pensée consciente est totalement effacée, effarée, engloutie par la constance de la marée éblouissante. La grâce se consacre à la grâce. La vie devient superflue.
00:05 Publié dans Cartes postales de l'Extase | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : extase, béatitude, amour, songe, espérance, solitude, jouissance
mardi, 28 novembre 2006
décapités
La désintoxication décapite les inconditionnels, et avec la tête, ils perdent aussi les contes, les légendes, les mythes d’amours asservis. L’obscénité mentale les élude et se refugie dans la masse innombrable des rêveurs abusés.
Emancipés des nuisances qui entravent, les inconditionnels décollent alors pour de fabuleux voyages immobiles, farandoles de poussière céleste, symphonies de couleurs invisibles, arcs-en-ciel de senteurs inodores, palettes de saveurs évaporées.
La poésie étreint le langage oublié, la langue originelle, universelle, éternelle pourtant inscrite dans les gènes de tous, le mot d’Amour.
06:31 Publié dans Cartes postales de l'Extase | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : extase, béatitude, amour, songe, espérance, solitude
Strip Tease
Le cœur emmitouflé sous des couches et des couches de voiles protecteurs plus fragiles que le cristal, un beau jour, tel la rose, réalise que ses épines sont impuissantes contre les tigres et que les tigres sont purement imaginaires d’ailleurs. Il a du croiser un certain petit prince qui n’abandonne jamais une question une fois qu’elle est posée...
La première mue est un peu brutale, tant de pudeur à transgresser, tant de reflexes conditionnés à vaincre, et puis cette peur de découvrir sa vraie nature, comme si elle était innommable, irregardable, insoutenable, et puis les quolibets des gens du cirque, comme si leur signification dépassait le sens intrinsèque du spectacle.
C’est une première fois, semblable à toutes les première fois.
Certains ne s’en remettent jamais.
Le cœur pourtant entend la voix d’outre-tombe qui l’encourage et le harangue vertement, se pique au jeu et le feuilleté tout doucement se défeuillette.
Qui aurait pu se douter du nombre d’épaisseurs ?
Alors que les colifichets détachés, volent dans le public ébahi, quelques uns croient les reconnaître pour leurs et voudraient bien les récupérer, comme s’ils n’en avaient point assez à arracher d’eux-mêmes.
Et le cœur, euphorisé par la nudité, poursuit son entreprise de dégigognage, avec l’assiduité de la délectation. Quand on croit qu’il n’y en a plus, il y en a encore, pour les fous et pour les sages, pour les princes et pour les manants, pour la haine et pour l’Amour.
Les couches de plus en plus intimes et transparentes deviennent presqu’indétectables. Les prunelles brulent d’une traque impitoyable. Le départ d’incendie a tôt fait de s’étendre, poussé dans les moindres recoins par le souffle péridot.
Le cœur est à vif. Il palpite de toute sa sève en surfant la vague du néant. La vitesse inouïe déchiquette encore des voiles. Une pichenette pourrait le faire sombrer. Il le sait mais l’intensité de la non-sensation est telle qu’elle détruit les derniers freins, les dernières pseudo mesures de sauvegardes.
La vague est gigantesque, lui résister dangereuse chimère, alors autant se laisser porter.
Jubilation de l’effeuillage.
Advienne que pourra.
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lundi, 27 novembre 2006
parfait
L’arc bouleverse le marbre, cambre le rayon de sa vibration de prunelle, glisse suave dans la couleur transparente de la nuit. Le néant blanc palpite comme un gyrophare, sa vague aigre pulvérise les habitudes dans des tourbillons d’albâtre. L’immobilité du mouvement acidule l’espace-temps et écroule les années-lumière. Quand n’est plus rien, tout est parfait.
00:05 Publié dans Cartes postales de l'Extase | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : extase, béatitude, amour, songe, espérance, solitude




