Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 16 novembre 2008

angles morts

Un baiser s’éternise sur les angles morts de la désuétude, la vie reprend souffle en pétillant de saveurs interdites et de chants synchronisés. Le silence donne toute sa couleur à la voix, gravant le symbole incorruptible jusque dans les eaux impures. Comme le feu éblouit l’intelligence, les instants ne sont plus comptés, l’horizon se confond et le ton monte en volutes de volupté. Au bord des lèvres terrassées des amants, paresse invariable la nuit des temps.

jeudi, 13 novembre 2008

portrait assis

Les rosées d’aurore transparaissent dans les champs d’impossible, sous le regard goguenard de quelque fragrance déposée à la volée par le sourire d’un arc-en-ciel. « D’où vient la voix ? » avait-il dit, là où il y a de l’or. « Je te reconnais » répond-elle encore s’il se tait. Alors le chant valse avec le silence dans cet embrasement spontané où tout commence sans fin, où rien est la clef et à la clef, jusque dans les replis de soie.

mercredi, 12 novembre 2008

absurde

le souffle chiffonne encore la soie
batifole dans les froissements voluptueux
se prélasse au creux de l’écume bruissante

les saveurs de violette dévorent le velours
affranchissent l’élan sans mot
saturent la lumière de douceur brûlante

la révélation est dans la transparence
cet effacement lisse qui se réverbère
jusqu’à dissolution sempiternelle

la présence est dans l’absence
cette absolution d’absolu qui miroite
jusqu’à l’absurde en bout d’être

lundi, 10 novembre 2008

accomplissement

En résurgence, les arabesques se déroulent à la rencontre du frisson, germination de sensualité minérale, sauvagerie de la palpitation des veines des turquoises embrasées. Torrides, les arcs-en-ciel s’ébattent dans les vapeurs de transparence et si la réalité menace d’entonner sa rengaine familière, elle glisse sur la surface dissoute et éclot en supra-luminescence la verve incorruptible. La voie reste ouverte même quand le passage n’est plus emprunté. Le flux se détourne plus en aval, envahissant les sentiers alternatifs des crues incontrôlables, étourdissant le ramage holographique des images incommensurables de la douceur, éveillant l’être à un monde d’impossibles accomplis.