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dimanche, 15 juillet 2007

glissades



le temps glisse entre les interstices
comme un courant d'air

la douceur en son antre
s'acharne
vague aigre de laitance

le plasma se nacre d'azur
couchant le frisson sur la plaine

la fusion intérieure
révèle
le féminin au masculin
l'homme à la femme
expansion irrépressible
des contraires dilatés

intransigeant
le plaisir s'écoule de source

 

jeudi, 12 juillet 2007

alvéole


sous l'auréole de l'alvéole
les innocences s'intempérent
philtres spontanés
aux décantations de temps

dépouillés et lyriques
les images ravagent l'horizon
et les sens s'écorchent
à l'accent du regard

des rebondissantes tendresses
ne subsiste que le feu
en co-dépendance
dans les brisants des voix
d'où s'écume la flamboyance

épisensualité béate

 

 

mardi, 10 juillet 2007

étirés


Plus rien ne raisonne aux racines du silence, plus rien, sinon ces sourires nantis qui s'emmêlent, plus rien , sinon ces élans vagabonds, blottis entre les étamines. Certains croient pourtant l'entendre, mais l'ouïe les aveugle et leurs mots s'y heurtent. Ils se voilent parfois de l'éloquence du désespoir ou même de l'espoir, simples mirages de la jouvence de ce qui ne se comprend pas. Alors sous les ventilateurs, l'azur étire ses gazes en se prélassant dans la vaine impotence des mystères trépanés, et les fous jouissent.

engourdis


podcast
 

 

Quand les chants s'engourdissent à en éreinter le mot et que les coeurs claquent au vide, ne reste que l'indéfinissable particule d'être.  La vie s'élève à rien, déflagrant en milliards de facettes,  pour croquer le velours du serein. Les fluides cristallisent alors le nectar d'infini, les langues s'enlisent et les esprits s'embuent, les percées immobiles se ruent au vertige et les émotions crèvent en bulles éclatantes. L'étreinte se fait plume, le baiser indifférent, la volonté s'enfume, douceur du dérèglement. La moelle de la trépidation calme la passion, et  ravissant la vie, brûle sempiternelle dans l'amas de nos cendres.