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dimanche, 08 juillet 2007

dématérialisation


La dématérialisation tellurique engendre l'abstraction idéale, abrasant le flou enfin, abrégeant le fou au serein, abréviant le tout au rien. L'oscillation sismographique se contemple comme une curiosité volubile, imperceptible risée frissonnant la dune sous la silice incandescente. A la convergence des réverbérations verbales, les polarités s'inversent, le magnétisme s'amplifie, insoutenable, les âmes repues reposent.

vendredi, 06 juillet 2007

two to tango


toutes armes émoussées, lames évincées, larmes écaillées
toutes cibles cintrées, si blêmis, sable centré
tout envers tanné, en vers tourné, en verre essoufflé

ils s'approchent, s'achoppent, s'accrochent
ils s'arrachent, s'attachent, s'enlacent

inconnus, incongrus, en coeurs nus
sans raison, sans façon, en émotion

tracent de leur sang, de leurs sens, de leurs essences
en fusion d'effusions et frissons
les échos du tango des mots

 

et la réponse du berger à la bergère...

 

Je proteste, je m'insurge, je réplique ceci:

Ensemble à la danse (par Missiler)


Toute l’âme est moussée, lames vaines : c’est l’armée caillée
Tout aussi bien centrés, cibles émises à bleus cintrés
Toute verte à néant, vers tourne, naît l’envers en soufflées

Ils se crient, sécrètent, se créent
Ils s’écrivent, se crèvent, sacs rêves

En cors nus, en cornus, encre en nue
D’azuré trêves, d’assurés sèves

Serpentant leurs filons jusqu’aux gouffres des âmes
Une fleur effleurée par les flots rayonnants de leurs plumes
Les silences des danses des sens

mercredi, 04 juillet 2007

para-sensoriel

 


assommés de quelques mots
soupçons d'indicible
sacrifiés à la permanence de l'instant
les corps s'autodafent

l'involonté extatique
contemple les méandres
de l'équilibre naturel
attirés irrésistiblement
par le point d'inflexion
de l'arcature

entrer dans le flux de l'univers
comme au couvent
coupant les dernières amarres
à la matière

le néant fleurit
jets de turquoise
dunes de musc
aberrant

 

festin de sensualité
para-sensorielle

 

artifices de liberté



Le vent écume la poussière du jour pour l'entraîner dans l'oubli nocturne. L'horizon de graphite du lac s'enguirlande progressivement de lucioles cramoisies, craies et Kleins, faibles reflets de l'indécence électrique du Skyline . Soudain, un ruban anthracite entre deux tours plumetées d'or, s'embrase des artifices de la liberté, s'emplissant comme la cheminée d'un volcan pour jaillir en diadèmes bigarrés au dessus des chatouille-étoiles de la grandiose métropole. Au dernier grondement de l'indépendance, les cieux se mettent à sangloter comme pour marteler sur l'envers de l'épiderme, la calligraphie insensée de la soumission. Alors, un autre feu tonitruant se propage en ronronnant.

mardi, 03 juillet 2007

invincible


Les voiles éventés inventent des rêves plus vivides que les vaines invitations du vrai. L'ivresse envoûte l'absence votive du velouté de la présence. Rien ne vole les amants invisibles l'un à l'autre, ni le viol du réel, ni les variations de l'espace, ni les volutes du temps. Vibrations invraisemblables d'une vie à aimer.