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dimanche, 11 février 2007

déliraude #12

Enfourcher un rayon de soleil
Agrippé à la chevelure d'une étoile
Pour un voyage fantastique
En dehors de la citadelle d'ivoire désincarnée
Au coeur de la passion inextinguible de l'anéantissement
Sans fermer les paupières
Juste s'offrant au vertige


S'adonner à la jubilation insoutenable
De la vertitude au parfum de pourpre
De la nudité écorchée
De l'être à saveur de souffre
De la mort vive
Vibrante
Vivid
Plus vivante que la vie


Etre, aimer
Aimer être

le non-partage

Tout ce que tu ne partages pas,
Tu partages de ne pas partager.
Alors sans faire exprès,
Tu partages...


Le parfum violet du ciel,

Le moelleux doré du pavé,
La dentelle brûlante du vent,
La soie savoureuse de l'arc-en-ciel,
Le jade liquide de la dune,
La caresse urtiquante du doigts de lune,
Le carnaval fleuri des doutes,
La marée montante de la paix,
Le caramel amer du désir brisé,
La valse tendre des illusions domptées,
Et le sourire cajoleur de la voix enjoleuse.


Contempler la beauté du partage,
Sans prétendre se servir.
Et de la splendeur de l'instant,
Pas vraiment sage,
Encore jouir.


Mindwalk

mindwalk.2_150.jpgLa vie est bien faite...
Un jour de super blues, un super film de blues...
Un jour de paix, un film de perspectives...

Sous le prisme de trois points de vue théoriquement incompatibles (le poète solitaire, le politicien en mal de sens et la physicienne désabusée), une vision hollistique du monde et de la vie.

La version française semble en rupture de stock et aux vues de la densité des dialogues (sans parler des idées), difficile de recommender ce film underground dans sa version originale qui n'a même pas encore été édité en DVD. Pourtant, vieux de 17 ans, il est incroyablement visionnaire, presque une prémonition du phénomène blogosphérique...

Il pourrait facilement être réduit à la présentation de la théorie des systèmes vivants interconnectés, décrivant l'univers comme un réseau, mais il s'avère bien plus subtile grâce à la mutiplicité des angles présentés.
C'est plutôt un essai spirituel sur le sens de la vie, de l'amour,  de l'action ou de la non-action, sans la prétention d'apporter une réponse, ce qui est plutôt rare...Loin d'être anodin...


Quelques citations, notées au vol et en traduction libre.


La physicienne: "Nous vivons une crise de perception. Je propose un système de pensée écologique par opposition au système de pensée mécanique cartésien."


Le poète: "Si les fenêtres de la perception étaient fermées, les choses pourraient apparaitre telles qu'elles sont. Blake"


La physicienne: "[La théorie des systèmes est] la danse cosmique de la Création et de la Destruction." Le politique: "Oui, mais qu'en faire?" Le poète: "Il suffit de la contempler. La danse de Shiva est l'Univers."


Le poète (en jouant un accord sur un piano): "Les relations font de la musique."


La physicienne: "L'essence de la vie est l'auto-organisation. Le vie s'auto-maintient, s'auto-renouvelle et s'auto-transcende."

Le poète (après avoir longuement fulminé et déclamé un très beau poème de Pablo Neruda- "Enigmas", Canto General, XCII. ): "La vie ne peut pas être condensée [à un système]. Et vous [s'adressant à la physicienne], où vous situez-vous par rapport à ceux que vous aimez?"
"Life feels itself." 

déliraude #11

Besoin de rien
Besoin de rien pour jouir

Pour jouir de chaque instant

De chaque instant de chaque silence
De chaque silence de chaque non-dit

De chaque non-dit de chaque secret
De chaque secret de chaque doute

De chaque doute de chaque question
De chaque question de chaque résistance

De chaque résistance de chaque refus
De chaque refus de chaque abandon

De chaque abandon de chaque instant
De chaque instant de rien pour jouir

Besoin de rien pour jouir
Besoin de rien même pas de jouir

Besoin de rien