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lundi, 30 octobre 2006

"Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur." William Shakespeare

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Plonger dans la douleur
La regarder sans peur
S'immoler à son emprise
Ne plus garder la maîtrise

Plonger dans la noirceur
Éclair dans la mer soeur
S'enfoncer à fleur de crise
Dans la brûlure traîtrise

Plonger dans l'épaisseur
Solidifiée rancoeur
Rire de cette méprise
Et jouir du mal qui se brise
 
 

"La lumière ne fait pas de bruit." Félix Leclerc

medium_Eau_de_lumiere_29-oct-06.jpg
 
Avant, est le temps.
Il avance, fuit, se sauve, épaississant les corps, ravinant les traits, assassinant les rêves, étouffant les amours.
Après, le temps perd son emprise, sa durée, son écoulement.
Il a trouvé l'équilibre entre hier et demain, ne regarde plus en arrière, ni devant.


Avant, est l'espace.
Il s'ouvre, s'élargit, devient gouffre de séparation, élevant des murs d'incompréhension, arrachant les âmes mêlées les unes aux autres.
Après, l'espace perd son étendue, son champ, son éloignement.
Il a trouvé l'équilibre entre proche et lointain, ne peut plus rien séparer.


Avant, sont les désirs.
Ils sont insatiables, infinis, ne pouvant être comblés, s'accumulant encore et encore sans jamais emplir le vide intérieur.
Après, les désirs s'anéantissent, ne sont plus moteurs, ne sont plus qu'un vieux réflexe nerveux qui petit à petit disparaît.
L'ego s'annihile, équilibre entre rien et tout.


Avant, est l'illusion du contrôle.
Et puis vient l'abandon.
Alors, après n'est plus.

Alors, est la lumière.