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lundi, 28 août 2006

"Le mental voit tantôt le bien, tantôt le mal, mais la vision de la Vérité ne voit que le bien." Arnaud Desjardins


podcast


 

Vous allez encore penser que votre Supplément d'Ame Soeur a disjoncté, que la perte de repères lui monte à la tête, ou peut-être au contraire que ça la rend plus clairvoyante...


C'est comme dans un roman de John Irving. Depuis longtemps, ce qui me fascine dans les romans de John Irving, ce sont ces pièces de puzzle dont il parsème l'intrigue et qui dans le dernier chapitre sont assemblées et prennent enfin leur sens. La vie est comme ça, elle distille au hasard ses outils (blessures, rencontres, connaissances, et même bonheurs), qui souvent paraissent inutiles parce que nous ne sommes pas prêts. Nous  n'avons pas encore acquis les savoir-faire pour les utiliser et nous n'en avons même pas encore l'utilité, pourtant les plus sages sauront les réserver pour plus tard. Lire John Irving faisait sans doute partie de ces outils reçus trop tôt...Les choses arrivent quand elles le doivent, toute tentative de brusquer les évènements nous fait en fait régresser plutôt que progresser. Déjà avant de devoir faire le deuil de la fertilité, je me situais entre un optimisme volontaire à la Voltaire et un fatalisme faraud à la Diderot. L'infertilité m'a offert l'outil de l'adandon de l'illusion du contrôle. Tout à un sens pourvu qu'on aie la patience d'attendre la fin du roman...Ainsi, nous étions infertiles car il y avait déjà deux enfants "conçus" pour nous dans ce monde.

Depuis quelques mois, mon intuition me souffle que quelque chose se trame. Quelque chose qui me dépasse mais dont je vais être une sorte de catalyseur: la Quête.

Il semble que le besoin de donner des noms aux choses provienne d'une prémonition de la nécessité de créer une culture pour mieux véhiculer un sens. En établissant notre jargon et nos rites, nous partageons un univers où l'attention est captivée pour mieux recevoir le message. Seulement l'annonce n'est pas encore prête, pas encore apprivoisée, nous ne sommes pas au dernier chapitre d'un roman de John Irving. Il manque encore des pièces. Certaines d'entre elles n'ont pas non plus leur forme définitive, je les teste ici et là sous une bonne couche de légèreté pour en affiner l'expression, mais l'heure n'est pas venue. Il est si difficile d'exprimer une vision qu'il est préférable d'avoir assemblé toutes les pièces avant de s'y risquer...

Alors, je me contente d'allumer le chemin que je parcours, pas à pas. Ceux qui sont prêts me suivent, parfois éclairent eux-même le pas suivant. Il ne servirait à rien de vouloir entraîner les autres. Toute forme d'évangélisation n'est que l'expression d'un besoin de pouvoir et de contrôle qui pervertit le sens. On ne peut pas précipiter le destin.

Tous les espoirs sont permis.
La petite lumière du clable à  haut debit connecte inlassablement les ames les unes aux autres par leur souffrance.

L'humanité au point de rupture va enfin réaliser son potentiel.
Ensemble, nous pouvons réinventer notre monde.

 

Compagnons de la Blogosphère,
la Quête a commencé...