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jeudi, 27 mars 2008

l'histoire d'un homme

 

la poésie est un homme

au regard architecte

en défragmentations ravageuses

qui cambrent les vers

 

 

 

il enjolive toujours

les échancrures abîmées

à l'abandon indécent

de l'amante transparente

 

 

 

la poésie est un voile dépecé

un galant aux yeux amadou

des langues d'iris empourprés

pour gisants de l'amour

 

 

chez gmc

 

mercredi, 26 mars 2008

silencieuse

dans les yeux en cascade

la lame s'enflamme

telle une coulée de soie

sur le rivage désert

 

des voix résonnent contre le fond

chaque mot aussi pur qu'une ombre

et pourtant inintelligible

le coeur claquant au vide

 

le poème déshabille

rongeant encore le grain superflu

jusqu'à l'ingénuité désarmée

jusqu'à la jouissance de chaque silence

 

mardi, 25 mars 2008

écaillés

 

d'une veine vitrifiée par le pouvoir calorifère des astres

jaillit une sève embuée

chapelet de voluptés semées dans les alizés

union des solstices qui oublient les saisons

écume ardente aux lèvres bleues

 

les écailles de soi s'effilochent

 

la splendeur s'enracine

dimanche, 23 mars 2008

démystification


les étoiles fredonnent
elles jouent de leur ultra voix
imperceptibles aux cinq sens
les étoiles fredonnent
elles ouvrent
l'infini immatériel
à la luxure irrationnelle
de la candeur
les étoiles fredonnent
elles vibrent
au coeur du poète
qui se contente de contempler

délestage


Au contact de la feuille, le plomb se liquéfiait et devenait or. La pierre philosophale avait donc toujours été là, à portée de grise mine, tellement énorme qu'elle demeurait invisible. Quand enfin se crevant les yeux, un petit nombre finissait par la reconnaître, il leur fallait accepter l'incompréhensible aveuglement, certains s'ancraient encore à leur ego et renonçaient. Alors le peu qui reste patauge dans l'or liquide, submergé par les arômes d'arc-en-ciel, toujours repu et jamais gavé.
 
 


 

hiatus


les mots flânent sur la nervure de la plume
suspendant le souffle à l'extrémité
comme une pause dans la profondeur du silence
comme un hiatus dans l'étoffe de l'espace

solitude de celui dont la voix porte
solitude de celui qui écoute
et cette spirale qui les mêle
explosion sans déflagration qui s'éternise

 


podcast
 

samedi, 22 mars 2008

néantitude



une bouffée de néantitude
dévale la plénitude
percolation de douceur
sous les vitrifications colorifuges
cambrure de plume
au berceau des langueurs

la voix s'estompe
dilapidée dans les étincelles
vulnérabilité impalpable
et le ton monte
dégrafant le corsage du plaisir
au delà du point culminant

 

vendredi, 21 mars 2008

poétisme

 

toute quête est désuète pour le poète

le souffle qui le chauffe à transparent

se passe d'interrogation comme de solution

et pulvérise le confort des repères

 

pas d'illogisme plus que de logique

sur les courbes de l'inconcevable

une simple réaction en chaîne

en bouquets de sensualité libre de sens

chez pseudonymes1

jeudi, 20 mars 2008

ascensationnels

acuité de la vacuité

des cavernes immergées

courants ascensationnels

bi-directionnels

voués à tous les azimuts

dépeçant l'intimité

jusqu'au noyau en fusion

jusqu'à l'orgasme perpétuel

mercredi, 19 mars 2008

allogenèse

 

de l'un à l'autre

filant des embruns naufragés

le coeur en hypertrophie

revient aux rivages allogènes

pour s'étourdir de la douceur extrême

qui pourtant émane de lui

mais en l'éblouissant tant

qu'il ne peut la discerner

alors danse la vacance

bondée d'oxygène dénudé

et joue l'implacable déferlement

comme la pluie batifole

sur les courbes des herbes folles

créant le feu

à l'apogée de chaque gouttelette

et de la confession du silence

 

chez gmc

 

 

lundi, 17 mars 2008

feux de vent

 

la voix se pose là

à portée de regard

comme un fil d'Ariane

inversé de lumière

 

les sens chamboulés muent

au delà du charme

pur sirop de béance

sous les pluies d'étincelles

 

funérailles d'aurore

perplexes et résignés

vivant l'un seul et l'autre

dans les feux verts du vent

 

dimanche, 16 mars 2008

géostatique

 

dans le sillage géostationnaire

des babillages balistiques

des silences voyagent en pagaille
hymnes au paganisme obscène

d'enfants volubiles

 

les draps brodés de mots

s'éthérent et s'enflamment

réduisant l'espace au carré blanc

en révolutions orbitales

des âmes en fusion

vendredi, 14 mars 2008

pillage

coeur aux tempes

au temps déserté

temple d'amnésie

pillé par tous les orifices

défoncé d'analgésie

bruissant d'oubli

jeudi, 13 mars 2008

state of flux

un chant d’impossible
essentiel et insoupçonnable
étranglé à l’orée de l’existence
aussi flagrant qu’invisible

un chant de mort
cristal sensuel
aux cendres éparses
épuisées de sens

les câbles ne suspendent rien
et les prétendus ponts lévitent

le vide se nourrit de vide
mascarade d’apparences
sous les arches du renoncement

dans les coulisses
l'abandon tresse inlassablement
les couronnes
qui ricochent aussi sec
vers l’errance

les mots tombent
tombes et mausolées
pyramides hélicoïdales
de coïts hédonistes
puisque je meurt
la guerre rage ailleurs
et l’incertitude resplendit

TROPIQUE DU SUD OUEST de gmc

L'ondulation sans effort
Remonte le long des berges de l'Amazone
Humant le parfum des confluents
Dans la coriandre des rêves
Un soupçon de brise
Tapisse les gorges du Rio Verde
Une alvéole se dévoile
Dans les parages d'un bouton d'or
Un vent d'été prend les collines par surprise
Caressant de la voix les épaules
D'une éminence de douceur
La nuit tombe sur les genoux de la brume
Tandis qu'un frisson émouvant
Se déploie sur le pourtour d'une terre
A l'arôme noisette
De fins torrents descendent
Le long des montagnes troglodytes
Eau tiède dont la vapeur
Réchauffe les parois ensommeillées
Quelques bourrasques tropicales
Font leur apparition
Tandis que la rivière s'émancipe
Sous les pans d'alizé
Qui dévergondent le paysage
A l'échancrure de la forêt
Une clairière abonde en microspores
Qui enthousiasment le parfum
D'une pluie qui ruisselle
Sur des marbres durcis
Les palétuviers ressentent
La montée des torrents
Les champs plient et se soulèvent
Sous les précipitations de chaleur
La température s'exaspère et rompt
Quand l'orage libère sa saveur
Dans un déchirement humide
Qui constelle d'éclats
Un ciel radieux de novembre

 

 

pôle oriental

 

l'embrasement spontané

s'écoule en couleur

soufflant l'air vacant

sur les braises de l'éveil

 

une rafale d'innocence

appareille les buées ravies

 

le lagon se marbre

dans l'ombre d'une étincelle

 

les ingénus cèdent aux dentelles

frôlant du regard la pulpe

d'un baiser froissé de candeur

 

l'aurore expire

tandis qu'une larme exaltée

sourit à un ondoiement de silence

aux envolées majeures

 

des creux secrets sécrètent

des graffitis de graphite

chairs translucides

aux dimensions éphémères

 

quelques coeurs de cyclones

figent l'idylle

tandis que la dune se cabre

sous l'insolation olfactive

qui naufrage les images

aux petits matins des songes

 

les puits refoulent l'églantine

qui affranchit la reconnaissance

de l'accord divin

sous une main de feu

 

les racines s'engorgent

de nuages ultra-violets

les entrailles s'entrebâillent

sous les flocons de fièvre

l'atmosphère se solidifie et fond

quand la houle se laque

comme une claque

dont l'écho s'évanouit

avant même de retentir