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dimanche, 17 mai 2009

pâleur

le soleil pâlit

il arrache une longue mèche pourpre à la prairie

soie sur les épaules

il ne reste de cette nuit qu’un mutisme en sacrifice

mais le choix ne définit pas

plus qu’une fin de non recevoir

à l’abandon (in a silent way de Miles Davis)

http://supplementd-amesoeur.blogspirit.com/media/02/02/889811736.mp3 

ce qui se passe lorsque le silence s’enracine est indécent
orgie sordide d’amalgames meurtris qui s’étouffent de leur propre langue
escarres de fayence absorbés des réflexions de leur obsolescence

tout m’écarte, m’écartèle, vais-je enfin me rendre ? m’exclure de l’équation ? ou simplement m’amenuiser jusqu’au zéro absolu ?

l’absolu est un rire blanchâtre au fond de la gorge dont le goût acidulé déchaîne la chienne

l’absolu n’est pas ces mots coagulés dans le meurtre d’un songe usé jusqu’à la transparence

faut-il continuer à aimer comme on lance de pleines poignées de confettis à la grâce de la gravité ? ou simplement clore les yeux ?

ces couleurs ne m’appartiennent pas, elles glissent leur douceur entre les seins sans pénétrer

aimer reste vain ou vin…retour de caniveau pour excès de vieillesse

s’abandonner est-ce abandonner ?