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dimanche, 10 mai 2009

de ce qui ne se donne pas

un pacte de silence à l’impact assourdissant
contre-ut éclatant à la démesure des brisants
un carnet au papier lisse pour seule parure
juste entre soi

dès que la douceur affleure
elle se ravale comme un outrage
mais le remous qu’elle insuffle
franchit d’une seule lampée
des distances épiques
jusqu’à l’introversion

écrire, décrire
pour quelle colère
pour quel entichement
à la faveur de l’indifférence ?

la vie ne se donne pas

sans faim

Les contenances dégringolent décontenancées par leur rechute perpétuelle. Les brèches s’ouvrent de toute chair, enchères en fusion béantes où s’émèchent les entrechats. Les camouflages duellent jusqu’à la dernière goutte, cruels renversements d’inhibitions imbibées à ras, jeux d’ombres et de chimères plombées. Mise à muse et même pas, plus livide qu’une indigestion, plaie impalpable, grouillante, vidée de couleur. Un dernier soubresaut et RAS en SOS, fine poussière dispersée comme un pieu en pleine cible et le sang qui s’ecchymose au point d’impact, voile scintillant sur le vil en proie à la vie. Ni femme, ni poète.

mercredi, 06 mai 2009

superlatif

egomorphisme latent
en laitance de soi
au soir chamarré
des embruns de narcisse
un reflet dans l’iris
flamme d’autre ou feu de je
androgynie géniale
des questions irrésolues
qui claquent les unes contre les autres

chamade ardente où s’échoue
une larme de féminité

mardi, 05 mai 2009

conjonctif

tant de paradoxes à tisser
pour dégrafer la vulnérabilité
tant de connaissance à exciser
pour une palpitation étourdie
tant de douleur à trahir
pour un seul instant ébloui

le tintement du silence
brûle encore plus blanc
au bord des voltiges
et la fragile tessiture
enfle d’une brume saturée
où s’estompe le dernier refrain