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jeudi, 23 avril 2009

transie

la fièvre sombre imperceptiblement
elle s’enfonce dans la chair comme dans un sable émouvant
érosion ralentie des effluves du silence
en silence

plus forte que la gravité
la connivence se gausse
petite comptine enfantine
tintinnabule sous les bulles

supplément d’âme seule
abandonne les ailes elles aussi
flotte entre mesure et insensé
dérive de folie transie

mardi, 21 avril 2009

à la mitraillette

le cœur s’enraille
railleries d’étincelles
déraillements liminaires
aux ras bords préliminaires

rameaux de mots en mitraille
les rails s’emballent
chevaux de trop tiraillent
à cris perdus

insémination stérile
braille en sourdine
décomposition sans faille
réfractée de ferveur

lundi, 20 avril 2009

rouge glace

tu délaces des carcans
en signe de soumission
opacité du grave
pour aveugles clairvoyants

combien de désert
combien de statue
debout face au vent
un chêne se courbe

et la pluie se fige
en rideau de lumière
apocalypse cinglant
de la lessive mentale

goût des tons
odeurs pleins les oreilles
un miroir sous les cils
et des perles de jouvence
résonnant dans la voix

et lui éphémère à l’affût
cet éclat dans l’œil
sait-il qui danse et qui voit
ce ballet aérien

un chevalier aux couleurs arc-en-ciel
défriche l’atmosphère
de ces illusions confortables
saccage d’un hier
où le circulaire n’a de sortie

laisse douceur
les armes rient
la blessure apaise
les iris survoltés




miroir de feu vert de gmc

renaissance

au berceau des mots
la berceuse tangue
feu de langue
tendre du sein maternel

le tango harangue
sous ses airs de duo
coquelicot solitaire
tout flétri d’ivoire

hors des gangues
infections affectives
éprouvées en pleine chair
naissance de l’évanescence