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dimanche, 18 janvier 2009

luxe

L’haleine de l’inexprimable se patine de réglisse puis s’écoule et glisse lorsque l’arrêt sur pensée froisse les sérénades anodines sur les épaules soumises. Les couleurs de l’innocence envahissent les capitons capiteux des petites manigances et soulignent le partage d’une ligne d’antimoine liquide qui se moule toujours aux formes extravagantes des forges de l’impromptu, stance de tendresse toute nue, juste pour le plaisir de sentir s’accélérer le vrombissement jusqu’à la foudre. Alors, à l’extrême de la perdition, s’offrir encore le luxe de le dire ou de le taire, puisque la tessiture du chant comme celle du silence n’est jamais qu’une page blanche au gué de l’autodafé. Les feuilles noircissent et l’éclat ne flanche pas. Il continue de tisser des larmes entre les cils pour exaucer la cécité. Et si par résignation les ailes ploient, c’est seulement pour mieux dilapider leur soupçon d’envergure à la semée du zéphyr.

vendredi, 16 janvier 2009

infemme

la main la main
sur les seins d’airain
enveloppe de noir
à la lueur de la flamme

encore encore
encense les sens
le cœur s’effondre
dans les glaces de l’infemme

vif

alangui
comme cet air
constellé de givre
scintillant sous les caresses
de l’astre indolent

à vif
comme l’hiver
au bord du serein
grisant sous l’ivresse
désastre embué

ombre pourpre
du déversement infertile
en fécondation in vivo
des arabesques des poètes
saturés de leurs reflets

mercredi, 14 janvier 2009

brísingar

qu’il est long le collier d’étincelles
qui embrase le sein

il étire langoureux chaque joyaux
jusqu’au fin fond de l’insondable charnel

s’enroule vivement à la perpendiculaire
en effleurant facétieux les cils

s’allonge voluptueux encore un peu
à l’ombre des étamines

mais ne laisse jamais miroiter
que son unique chaînon de platine

mardi, 13 janvier 2009

altruisme

un tu qui n’est pas autre
prélude un je qui lui est autre
virtuel support de l’échancrure vitale

un nous indocile
germe de zestes du vide
respire des mots dans la chevelure du vent

entrebâillement du temps
sur le velouté des senteurs ambrées
en écho aux éclaboussures d’ordinaire