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dimanche, 04 janvier 2009

autre rive

autre rive du miroir
juste le satin glissant sur le velours
le froissement de l'églantine sous l'ondée
un chaton de noisetier cajolant une fleur de chèvrefeuille
 
autre rive d'albâtre
douce lueur exacerbée
éblouissante comme la diffraction
des émotions transgressées
 
autre rive translucide
les vagues de mots
s'échouent infertiles
à la conjonction des essences

samedi, 03 janvier 2009

soupirail

assailli aux azimuts
en saillies fécondantes
le poème ne peut défaillir
lorsque l'oubli jaillit
 
tressaille le trait
en l'union des failles
et braille l'ivresse
des feux de rocaille

vendredi, 02 janvier 2009

clair-obscur

sur le cheminement de la caresse
se sont égarés songes et légendes
sous la houle battant en brèches
des fissures convergeant aux lèvres
 
les écumes peuvent bien rugir
les manèges s'emballer
les attractions pleuvoir
tout revient comme rien
à cet instant d'obscurité claire
où le baiser foudroie l'envers
gravant l'être en l'atmosphère
de cet accord secret

jeudi, 01 janvier 2009

en poésie

voeux 2009.jpg

front clair

 
vous êtes arrivé  comme un grand vent d'orage
enveloppé dans un long manteau de foudre
vous aviez le front clair des cavaliers du néant
et la voix attendrissante d'un enfant
 
d'emblée tout se cale sur le premier temps
sans pose ni masque ni fuite
juste deux paumes qui se frôlent
lorsque la nuit est invitation
 
le deuxième temps est enlacement
les candeurs qui s'enchevêtrent au fil de l'eau
suivant naturellement le courant symbiotique
et au troisième temps...la valse est lancée...

mardi, 30 décembre 2008

regards papillons


il est des visions sans mots
qui s'élancent dans la stratosphère
comme des brasiers d'incompréhension
des plaisirs sans corps
qui tordent les conditions
jusqu'au hurlement de saturation
un amour sans désir
qui illumine les cœurs invertis
comme des papillons de regards
 
il est la tendresse de l'éclair
le temps abrogé de la poésie
la folie d'être - par devers soi


lundi, 29 décembre 2008

culture d'étincelles

En un instant impeccable, le chant se pose tout frémissant, même s'ils ne comprennent pas. Ils perçoivent pourtant, dans l'anfractuosité d'un autre espace, instinctivement, mais sitôt la mécanique s'empare de la mémoire de la foudre pour construire les palais de mirages et ne subsiste bientôt que la galerie des glaces, cambrée jusqu'à l'indécence. Ils s'y font la révérence, trop contents de croire se retrouver dans ces odes mielleuses. Simultanément, les enfants suivent les espiègleries du verbe comme des papillons, sans se soucier de saisir.