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samedi, 27 septembre 2008

suture

les paupières se plombent
une minuscule flamme bleue
tourbillonne en un envol vertical
étreint l’axe vertébral
perforant le long de son ascension
des sas aux éléments

le souffle soulève la terre
le feu enrubanne l’eau
tout fond en un lac pétrifié
lisse comme un flocon d’obsidienne
chaud comme la matrice originelle
tendre comme l’amant illuminé

au passage des cervicales
la lumière devient or d’azur
fission neuronale étincelante
festival d’états omnipotents
accélérant le rythme symbiotique
de l’hymen essentiel

vendredi, 26 septembre 2008

sublime absurde

l’instant convalescent ne traverse jamais
le royaume sacré que nos morts ont déserté
il imprègne la profusion de songes purs
de cohortes d’impulsions récidivistes
ronge les boiseries de l’empirisme feutré
jusqu’au despotisme  pleinement irréfragable
excave le silence d’hymnes enchantés
de parfums de sous-bois de brumes enlacées
désagrège les fantômes de sentiments
d’une nitescence naïve et nonchalante


l’instant coalescent ignore la possession
l’exclusivité ou la réciprocité
il se prostitue au gré à gré du courant
là où l’objectif se morfond introuvable
embaume les résolutions dans leurs vestiges
salves d’étincelles en iris incolores
enivre les transferts d’aspirants insensés
du chaos presque cruel de sa cécité
surchauffe les armures qui fuient enfin
le délaissant à sa sublime absurdité

jeudi, 25 septembre 2008

coalescence

de fractures en expansion
de transpercements en étourdissements
d’un fond aux escarpements
où tout s’embrase encore

pulsation des cils baissés
étreinte des embruns blessés
ravages d’ombres reportées
balbutiements d’âmes coalescentes

lundi, 22 septembre 2008

mot de deux

le baiser plane toujours entre les lèvres
rai de foudre en connexion instantanée
unissant les cœurs à la pulsation
temps et distance s’éventent

éclosions en teintes inédites
saveurs inassouvies
parfums ineffables
textures intoxiquées

l’atmosphère revêt la robe d’irréel
là où le ciel et la mer se confondent
là où les grains de sable sont autant de lumières
feux follets extravagants du discours amoureux

mot de deux en étendard
flottant à même la peau
offrande à l’écho
réverbération dissolue

la voix pénètre au plus profond
définit le flou des contours
sculpte l’essence dans les chairs
ravit l’innocence en toute ingénuité