Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 06 septembre 2008

ombre solaire

le souffle se meurt dans la bouche
chaque courbe se cintre sous la main
volute de flamme au fil des cils
juste à la dernière extrémité de la langue
là où les mots s’éteignent
sous le fouet inflexible de la lumière
simple restitution d’ombre
solaire comme un poème d’amour

jeudi, 04 septembre 2008

confidence au vent

est-ce le silence qui chuchote ainsi droit au cœur
les preuves criantes que la raison refuse d’admettre ?

intuition ou illusion
clairvoyance ou projection
désir ou évidence

qui croire ?

le clamé ou le non-dit ?
l’écrit ou l’écho ?

qu’importe

s’il n’est rien à perdre
il n’est rien à investir

s’il n’est rien à gagner
il n’est rien à vendre

reste un soupir en confidence au vent
qui l’entraine à la couronne de l’astre scintillant

le feu n’en resplendit pas moins intransigeant
pas moins merveilleusement aveuglant

marée

la danse se dérobe encore
effarouchée par la promiscuité
soudain trop cuisante
et l’
abîme s’entre-ouvre
sur un cortège d’ivres ellipses
aux corsages de jasmin

les aiguilles ramollissent
emportant les repères
dans des tourbillons de saveurs pourpres
où neutralisant la chimère
la brèche est ensemencée
avant même sa conception

alors la poésie revient
comme une marée originelle
dépose la nacre sur les charbons ardents
efface les traces sur les brisures incrustées
ravage les certitudes aux lèvres fruitées
et lâche les rênes de la douceur

mercredi, 03 septembre 2008

égyptologie

brûlure d’éternité
sous la silice étincelante
entre or rouge et barque solaire
la poussière sacrée afflue au firmament
en géométries liquides
foudroyées par les volutes ambrées
éclats d’albâtre et de pomme
essences de musc et de granit
sensualité minérale ruisselante
entre les voiles claires-obscures
de la dévotion solennelle d’une voix momifiée
sous les bandelettes de cœur
comme une bénédiction d’outre-tombe
émancipée à perte de vie
aussi étrangement intime
qu’une énigme illuminée

 

pseudonymes1 sur le même thème ici

mardi, 02 septembre 2008

texture

la texture du silence
intensifie le sens
parade de mots omis
soustraits aux mais amis

saturation de pur refoulé
aux ivresses de mouillage
sous l’encre desséchée
par les ras-de-chicorée

dissipée aux plumetis solaires
des volutes anthracites
de la reconnaissance détrempée
d’une
éclipse de source