Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 10 mars 2008

l'or des fous

 

un filon de pyrite

entre deux rives

un même rivage

d'où ruissellent

ces torrents de fleurs

soupirs d'un seul coeur

celui du silence

 

le passage s'embaume

de pétales de voix

immolés

à la déchirure du vent

 

la commissure est aussi imperceptible

qu'inéluctable

 

sa dissolution resplendit

sous la caresse aléatoire

 

la larme s'oublie

dans les murmures de sa béance

 

pas de mur

pas de grille

juste l'or

le pourpre et le violet

enfiévrant les flancs poussiéreux

de la garrigue

 

comme des enfants

absorbés par l'onde

qu'une aile de libellule

abandonne

sur le derme liquide

 

être le plus clair de l'instant

 

dimanche, 09 mars 2008

cinquante huit

 

le regard en taille d'imaginaire

en symphonie de bulles d'hématite

drape l'écume des étincelles

sur les hanches de la pureté

 

les flammèches bondissent de griffe en griffe

exfoliant les éclairs derrière l'horizon

éclat de pistils en immersion d'azur

facettes adamantines en flèche et coeurs 

 

samedi, 08 mars 2008

la crise de l'énergie

 

Il ne reste plus une larme d'énergie. Même les électrons en oublient leurs révolutions, tout émus. Le pulsar se tait aussi plongeant la nuit dans le profond chaos blanc. Le vent lui-même égare ses couleurs, emportées par quelque semelle ébouriffée. Le temps déserte la vieille horloge, définitivement. Son balancier, ainsi libéré, pointe, hilare, vers les constellations en mal de scintillements. La douceur s'engourdit encore au creux des virgules. Et là , comme le chaînon retrouvé qui épure l'univers, la poésie se pose, avec la grâce ingénue d'un éclat de rosée.

 

paru dans:

Ecrits...vains ? Sélection de l'Automne 2008

Portulan Bleu No 8 Automne 2008

 

 

jeudi, 06 mars 2008

émoglobine

 

goût du sang

sève de l'univers

fourmillant d'étoiles

épice enfiévrée

au soyeux d'arc-en-ciel

sourire élancé

dans l'insolence du vent

 

épaisseur du sang

cycle perpétué

en foison d'éclats

incrustation matricielle

de mosaïques repues

fission innocente

sous le miroir aux apparences

 

mercredi, 05 mars 2008

such a gentleman

 

l'homme au yeux d'or

couvre de rivières

les mains de poussière

de créatures fantasmagoriques

qu'il croit reconnaître

 

quand sur le ton définitif

des échos qui se meurent

retentit  l'ordre intime

 

le myosotis déflagre enfin

en s'esclaffant

 

 

chez gmc

finitions

 

par l'élan ankylosé

d'automates taris

la satiété délurée

suinte en vers enlevés

 

coup de foi sur les extrémités

en finition de reddition

songe en vie

aux fonds écarlates

 

mardi, 04 mars 2008

point final

 

pur délice du ruissellement

australs pétales à la verticale

hymnes intimes exorcisés

sur les rivages vitrifiés

vestiges d'impossible si flagrants

vertiges d'indicible lettre à lettre

l'être en lisière des lèvres

juste au point final