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dimanche, 21 octobre 2007

apparences


saturant le vide

dans les bouffées de silence
dans le cosmos entre les mots
dans le moindre interstice
vibre une sensation
une impression
la réminiscence à peine perceptible
d'une vanité illusoire
parfois habilement masquée
souvent purulente d'auto-complaisance
rarement
plus innocente que le rire d'une étoile naissante

gonflée de doutes
de peurs
de frustrations et d'amertume
ou soumise
abandonnée
contemplative et amoureuse
elle trace des empreintes
plus persistantes que le musc
plus indélébiles que les manipulations
plus intenses que les apparences

limpides pour le coeur

vendredi, 19 octobre 2007

éclaireurs

 

le vent doux liquide les frontières organiques

dissolution de l'épiderme offert aux zébrures d'argent

dilapidation des particules fondues aux scintillements

 

les atomes dispersés tels les cavaliers de l'apocalypse

deviennent éclaireurs de mystères

moissonneurs de brassées pétillantes d'émerveillement

 

le flux s'intensifie jusqu'à l'étincelle de néant

vie et mort copulent

l'instant naît

mercredi, 17 octobre 2007

Débranché

En miroir à Connecté de DeniH sur Signes

Débranché
du calme du vide
avec calme, en silence
souvent avec éclat
couver
le crépuscule lunaire
d'une clameur
au familier qui s'enfuit
à se dégriser d'absence

égarer
des néants de sourires
recroquevillés
et des rêves translucides
à la bouche
à l'ouïe
jusqu'à l'ouverture

délié
débranché
à côté.

états



état intransitoire
entre ouverture et éclosion

état fébrile
entre pacification et apaisement

état général
entre dérive et abandon

état d'amour
entre tout et rien

mardi, 16 octobre 2007

cascade


elle enfle comme une vague orgasmique
cascadant de vertèbre en vertèbre
des cervicales jusqu'au coccyx
imprégnant les membres jusqu'à l'extrémité

compagne infaillible et rassurante
souvent discrète
elle impose parfois son avidité omnipotente
comme une furie négligée


souriant à sa puissance brute
se laisser envoûter

épouser la plus fière des amantes
cette indissoluble douleur

lundi, 15 octobre 2007

velouté


le torrent de braise se veloute
fond en grêle aigre de douceur
l'éclat se sature d'essences subtiles
l'horizon se fend  d'une pure caresse
déliquescence des vibrations futiles
au sein même du crépuscule

tu es là les paupière closes
la respiration en sursis
une esquisse aux  lèvres
tu vois sans comprendre
écarquillé par le mysticisme
baigné d'éblouissement

sans question
sans réponse