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dimanche, 26 août 2007

dans la plaine


Dans un champ de dogmes flétris, jougs de verre que même leurs fidèles fuient, une corolle unique s'épanouit sous la caresse d'une plume sauvage. L'obscurité embrasse ses pétales de lumière pour l'entraîner dans une ronde de délices,  cette étreinte troublante des ressemblances improbables. L'amertume s'édulcore , la tristesse se réjouit et l'existence meurt enfin pour vivre. Dans la plaine embrasée des coeurs béants, sous les cendres dévoilées des apparences, la flamme éternelle mobilise les étincelles assouvies et l'amour luit.

vendredi, 24 août 2007

endurance


seuls sous la dune endurons la douceur
d'une caresse aux innocences bancales
offrons un peu de nous un peu de rien
épopée de calme aux frontières du cru
sur les pâturages de l'inexistence

glaçons l'image au frémir des yeux
saturons le mirage au plaisir sacrifié
ivres de la liberté des ailleurs intérieurs
vibrons l'amour sous l'aile de la fureur
en ses perles de lune toujours ressuscités

mardi, 21 août 2007

d'un regard


regarde-moi
semble-t-elle dire
pas ces chairs provocantes
aux rondeurs sans pudeur
pas ces échancrures indécentes
murmures de luxure
ni même ces éclats de bengal
dans les yeux scandale

regarde-moi
semble-t-elle dire
un sourire muet
humectant la pulpe de ses lèvres

regarde-moi
je nais et meurs dans chaque regard
nouvelle et inchangée

regarde
le savoir emprisonne les horizons
empoisonne la déraison

regarde et vois
vois comme dans le miroir
l'insoutenable invisibilité de l'être
regarde

MIROIR MUET

En miroir à LE DIRE EN UN BAISER de gmc

 

Il ne dit rien

Elle écoute en soupirant

Dans l'ombre de ses épaules

Les hommes apprivoisent la sourde oreille

Elle entend l'indicible et voit

Ce qui se crée et ce qui meurt

Ce qui flambe et ce qui pleure

Oeuvres de velours dévoré

Qui caressent imperceptibles

L'épiderme du chemin

Il ne dit rien

Et souffle le parfum de l'acuité

Toutes les larmes

Tous les rires

Dans sa poitrine

Un seul trésor

Tout au plus

La fureur d'une plume

 

lundi, 20 août 2007

inoculés


aux rivages de l'âme
se prosterne l'esprit
sous le puissant vacarme
du silence attendri

sous l'onde qui s'efface
en vapeurs extatiques
les tentations embrassent
une peste onirique

inoculés de mots
les vers s'enivrent
de poisons en défauts
se contentent de vivre

vaincue


allongé le coeur en brèche
siphon sylphide d'amour placide
brûle toujours le feu folie
pierre philosophale oubliée
sous les cendres de l'alchimie ordinaire

sur les rivages des volutes tendres
les nuages fondent en soleils
déflétrissent les teintes infidèles
épanouissent la langueur abandonnée
pour bouleverser encore la raison vaincue