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dimanche, 28 janvier 2007

privée de sens

Un élan invisible invincible
En congé de tout perceptible

Les yeux ne voient plus le jour
obnubilés qu'ils sont
par l'incandescence intérieure

Les bruits de l'existence s'assourdissent
Dans le vacarme mélodieux
Du silence intérieur

Les nerfs s'anesthésient
En overload orgasmique
De la caresse intérieure

Dans la contemplation privée de sens
Le coeur fond de perpétuelle jouissance

métamorphose

Tu ne le sais pas
Tu ne le sauras pas
Tu le sais
Et peu importe
L'instant est tout le temps
L'absence toute présence
L'existence une illusion d'optique
Seule, dans la plus virginale ignorance
L'incandescence pourrait être signifiante
Mais pourquoi faire?
Il suffit de compter jusqu'à trois
Il suffit de fermer les yeux
Il suffit de se laisser valser
Et la douceur est tout l'univers
L'Homme brûle le coeur de la Femme
La Femme incendie le coeur de l'Homme
Pour fusioner la terre, le feu, l'eau et l'air
Dans le sens, unique à toute chose
Dans l'ivresse et son pouvoir d'oubli
De l'Amour métamorphose

samedi, 27 janvier 2007

Le cycle de l'eau

Chaque son
chaque soupir
chaque murmure
chaque gémissement
chaque inspiration
le moindre souffle de silence
ruissèle
comme un orage d'été sur la montagne
qui vient grossir le torrent
qui rugit
jusqu'au fleuve

qui avance
de toute la puissance de son flot
irrésistible
jusqu'à se perdre
dans un océan de calme
à peine voilé
des vaguelettes d'une risée
qui s'évaporent
dans l'irradiation tendre
de l'astre majestueux
pour s'élever
jusqu'aux sanglots de jouissance
qui s'enroulent
en écharpe vaporeuse
autour du pic triomphant
pour éclater
en ondée malicieuse
et ruisseler encore.



vendredi, 26 janvier 2007

Irréel

Il est réalité que l’on est pas

Cette absence de soi

Comme une douleur

Comme un soulagement

La chute et l’envol

La folie et la sagesse

La mélancolie et la joie

Et dans l’impossible équilibre

Le balancier

D’un mot d’amour

émail diamant

Le paysage imaginaire se couvre d’un duvet de porcelaine qui scintille dans le regard amoureux du soleil et s’évapore dans un nuage de tendresse aphone. La force régulière diffuse sa stabilité, détachée et seule, livrée au vide éblouissant. Les mots se noient dans l’absence de sens, envahissants. Sans but, sans fonction, sans attente, sans espoir, le gouffre lumineux sculpte l’épicentre d’une rose des sables dans la poussière des étoiles inanimées. L’esprit de l’Amour est pure essence de feu dans la vibration distordue d’un accord de Blues aux perles larmes de mythes putréfiés. La brillance métallique du miroir tranche à vif dans le flot continu de la douceur. Garder les yeux écarquillés malgré le vertige et se désaltérer de la sècheresse de son insignifiante laideur. Sous la neige, le deuil se consume dans les sanglots d’un éclat de rire émail diamant.

jeudi, 25 janvier 2007

"There is only one kind of Blues, male & female is in love" Son House

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désaccumulation

démystification

désintoxication

décomposition



Under the dead ashes

The Blues sparkles





mercredi, 24 janvier 2007

Sismique

Le séisme apaisant prend sa source au berceau infertile de la vie et se déploie en puissante onde de douceur, pulvérisant l’échelle de Richter en étincelles de nacre. La secousse tellurique perpétuelle amplifie une lame de fond d’or en fusion qui enfle à mesure de sa progression pour revenir encore et encore à l’épicentre écumer une nouvelle profondeur de magnitude météorique. L’axe galactique s’ajuste à l’acuité du rythme vital anéantissant l’ultime souffle.

L’extinction est totale, paisible.

mardi, 23 janvier 2007

Au temps des apprivoisés

Une étoile soupire

Comme la voix attire  

 

L’horizon blanchit

De douceur épanouie  

 

Au temps des apprivoisés

Le plaisir est partagé  

 

Et d’une caresse à l’âme

Les coeurs enflamme  

 

Sur l’épaule du réconfort

Se réverbèrent les Encore

lundi, 22 janvier 2007

Vénus

Une caresse de paresse fait frissonner l’immobilité du temps. La lumière devient liquide, magma fluide de nacre rayonnante, charme idéal qui harmonise les parfums aux couleurs de la grâce. Quelques idées  insoumises nichées dans un sombre recoin tentent de faire surface pour s’oxygéner, mais la matière brute du plaisir est trop dense et elles s’asphyxient dans un soubresaut d’étincelles, berceau où la Paix voit le jour, telle Venus sortant des eaux. Son souffle de chaudes paillettes de sable d’or éveille doucement les hibernés qui émergent de leur long sommeil en s’étirant, félins, pour aussitôt plonger dans la source d’Amour. Ils y rincent les résidus de l’hiver, se purifiant afin de s’envelopper du précieux voile du Printemps éternel des Poètes. La douce colline s’embaume d’une délicate averse de fleurs de cerisiers en arabesques de tendresse jusqu’à l’évanouissement dans un soupir d’aise. Ils aiment.

pour...

Pour le feu qui monte en folie

Quand tu contemples mes nuits  

 

Pour le vent qui se retire galamment

Quand se révèle le vide innocent  

 

Pour la paix nue, triomphante

Quand s’embrase l’orgasmique déferlante  

 

Pour ceux que la peur sclérose

Quand l’envie les robotise  

 

Pour les étoiles allumées une à une

Quand nous renonçons à un nous de fortune    

 

Des larmes de joie,

Diamants d’un instant,

En source de jouvence éternelle.