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vendredi, 13 avril 2007

Skyline

Une fois de plus, le lourd couvercle gris préfère suivre langoureusement les larges courbes de la rivière et reste figé au dessus du Kentucky sans oser pénétrer l’Ohio comme si la frontière géographique entre les états constituait une barrière infranchissable. Rebondissant sur le socle compact comme sur une tôle, la lumière cascade pour déverser une symphonie de vie sur le Skyline, venant lécher les pointes des érections de béton morne, surprises et intimidées par cette caresse inattendue. La beauté est toujours dans le regard, seul capable de percevoir la sensualité torride des arêtes d’acier aiguisées et la douceur infinie des reflets métalliques glacés des tours.

Commentaires

En voilà de la jolie géographie
pas asseptisée
plus scientifique que la vraie, parce qu'elle apprend aussi à l'âme

merci

Écrit par : le bateleur | samedi, 14 avril 2007

Merci le bateleur, la nature trouve toujours le parfait équilibre, la main de l'homme aussi brutale puisse-elle être reste impuissante :-)

Écrit par : Aude | samedi, 14 avril 2007

Les commentaires sont fermés.