lundi, 02 avril 2007
clandestinité
La poésie vient sans intention, sans construction, effluve d’un souffle qui dépasse les capacités pulmonaires des poètes et surtout leur entendement. Ils ne font que surfer son univers, délicatement enlacés à la traîne de lumière des comètes pour se laisser porter au delà de l’imagination la plus fertile dans les vallées vertes et vertigineuses du néant prolifique. Passagers clandestins, ils se font le plus discrets possible, n’osant souvent qu’un œil intérieur timide en retenant leur respiration d’émerveillement, si humbles devant la beauté surréelle exposée à leur contemplation flibustière. Du vide intense de ces voyages, ils ne ramènent que de pâles ébauches, pauvres représentations bidimensionnelles de la multitude des profondeurs multidirectionnelles qu’ils découvrent. Alors sans relâche, effacés jusqu’à la transparence par la reconnaissance de l’immensité du privilège qu’il leur est accordé, ils s’offrent à la tache ingrate et fructueuse de révéler la splendeur, repoussant juste un soupir plus loin les limites de la perception, en modestes serviteurs de desseins qui les submergent de grâce.
16:06 Publié dans L'intimité de la béatitude | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie, poème, extase, béatitude, amour, songe, spiritualité
Opening Day
La déferlante de sang tout neuf envahit les artères de la ville pompée par les fanfares. Eclectisme au fil des pulsations du Printemps entre l’équipe de mono-cyclistes et les sauteurs à la corde, entre les croulants Purple Hearts et les rappeurs bondissants, entre la collection de Prowlers , les diligences et les hurlements des anciennes voitures de pompiers jalousement entretenues pour cette sortie annuelle. Toute la démesure de ce peuple qui faute de racines glorifie tout et n’importe quoi, défilant au pas pour le début de saison de Baseball puis déversant son hémoglobine bien disciplinée dans les rues perpendiculaires en direction de la rivière sur les bords de laquelle le cœur de la cité bat à présent au rythme des Home Runs. Fascinant.
Choix musical courtesy PBE:
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déliraude #60
Un doigt de soleil malin
Porté par le vent mutin
Frôle le voile délicat
Qui couve les braises de froid
Les atomes doucement bousculés
Activent leurs électrons saturés
Échangent dans le gai chaos
Ces particules sans ego
L'homme rayonne de féminin
La femme s'embrase de masculin
Un devient deux dans l'âtre
Et un plus un font quatre
Comme l'histoire n'a pas de fin
Et que bien d'autres deux naissent d'un
L'amour conjugue à l'infini
Le coeur des créatures éblouies
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