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mardi, 27 mars 2007

Déliraude #55

Les yeux grands ouverts
Rougis des larmes de défiance
Contre toute logique de sens
La vague morte inattendue
Surprend d'un soufflet purificateur

La vie entre en ébullition euphorique

Ses bulles multicolores de joie monochrome
S'échappent des trèshauts de la source
Pour éclater en grandioses microcosmes
Risées de fraîcheur profonde et subtile
Sur la surface de l'épiderme d'albâtre

L'autoroute de lumière convole dans les voussures
Pour se frayer une voie ascensionnelle délirante
Consentant dernier obstacle, le bouchon saute
Laissant affluer la conscience de toute chose
Enflant en boucles d'orgasmes sans fin

L'essence de l'univers est reconnue
L'univers reconnaît l'essence de l'être
Amalgame de femme et d'homme
Perpétuel plaisir hermaphrodite
Dans un jaillissement de transparence

Ivresse de la danse de Shiva

Ultime liberté de servir l'amour désaltérisé

Qui fond les ailes de plombs
Les seules capables d'arrimer
A l'extase transcendée

 

 

Miroir de l'oeil du cyclone

Chez riddims 

 

Dans l’œil du cyclone

éveillés et lucides

au loin gronde l’illusion de l’orage

nous ! Immunisés des paillettes.

Nous contemplons sans fin

Posés à l’ombre du chemin

envahis de lumière

vaccinés du superflu

Emplis du nécessaire

Laisse les mots de la nuit, ces paroles

effilées , atemporelles

infuser les coups de vent

Offre à tout venant

les harmonies et les poèmes

expose les au froid

pour avoir toujours chaud.

Soit comme l’enfant,

découvrant le sucre d’orge,

ou comme le lion siestant

repu après le festin

Songe que nous ne sommes rien

comme cet incendie

qui ne consume pas

qui ne s’éteint pas.