lundi, 05 février 2007
smiling in the purple rain
N'être que l'instant
Cet instant
L'instant de la vie
L'instant de la mort
Un instant d' au-delà
L'espace d'un instant
Instant de love symbol
Une goutte de temps
Dans l'inétendue désertique
Un ultime conditionnement
Rendant l'âme
Dans un râle
Agonies de joie primitive
Chuchotis de plaisir sublime
Libres
Soumis
Abdiqués
Abandonnés
Épanouis
Repus
Absolus
Relatifs
Spontanés
Respectueux
Éblouis
Foisonnement luxuriant
Fermeture de la quadrature du cercle
Vision de perfection insaisissable transcendée de vices
Orage de glace à la foudre de verre mauve
Banquet de pervenches frémissantes
Doigt frôlant la surface de jade de l'eau qui tremble en prenant feu
Miel du soupir aux bulles irradiées pétillant dans les myosotis
Vent de délectable impuissance dont la turquoise ruisselle le long du fuselage des nuages de félicité
Draperie enveloppante de pluie violette qui illumine le sourire
23:15 Publié dans L'intimité de la béatitude | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : extase, béatitude, amour, songe, espérance, solitude, jouissance
déliraude #4
L’Amour est en crue, il dépasse allégrement la cote d’alerte, déborde de toute part en emportant les films romantiques et leur princes décharmés. Irrésistiblement, la montée des eaux recouvre le paysage tout entier le métamorphosant en paisible miroir. La douceur prend alors possession des méandres, creusant le galbe d’une hanche ici, soufflant une chair de poule sur la soie d’un sein là, paressant au creux d’une émouvante fossette de velours nulle part. L’horizon ondule de plénitude, courbant les arêtes et les angles aigus de sa volupté alanguie. Le temps se dissout dans l’environnement liquide. Le battement d’un cœur impose son tempo à la vie qui s’y soumet en se prélassant d’aise dans son auréole de grâce. La bouche de la tendresse se charnellise d’abondance aquatique en glorifiant la brûlure érectile. Les liqueurs se mélangent en savants philtres bouillonnant d’exotisme qui s’évaporent en volutes d’Esplendidos luxuriants. Les silex se trémoussent sous le charme de la fée électricité qui, pugnace, ravive encore la permanence des braises. Les rôles confondus s’émancipent au rythme délicieux qui hante, enfle et se déroule en clapotis fondants de délicatesse. Oui, l’Amour est en crue, inutile de prétendre résister à la gravité du flux qui coule…
09:40 Publié dans L'intimité de la béatitude | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : extase, béatitude, amour, songe, espérance, solitude, jouissance




