mardi, 22 décembre 2009

sacrée saga

je l'ai attendue toute la vie
la vie
comme une excuse mensuelle
au ralenti

je l'ai désirée autant que son écho
il aurait sonné si pur
et pour un autre futur
il aurait fondu l'étau

il faisait rêver comme un matin
il était vibrant
sacre du féminin
sourire d'enfant

je lui ai concèdé
toute prétention d'être
blanchie appaisée
dans le flux disparaitre

 

chez Cribas

mercredi, 16 décembre 2009

vain

aucun sang ne coule dans cette vaine
la dernière trace d'imposture en étendard
rompt l'ultime fil d'existence auquel se raccrocher
l'effacement peut-il déchainer?

samedi, 12 décembre 2009

insensible

en brèche sous les salves sauvages
l'afflux reste irrémédiablement creux
à peine teinté
par les balbutiements intimes
insensibilité à fleur d'étaux
moulue en reddition suave
décharnement thérapeutique
jusqu'à cessation de cécité

jeudi, 10 décembre 2009

omnipotenciel

le rêve en convergence dans la clarté  des alcôves
arcanes en volupté d'ombrelles d'un tue trompeur
amis amants amoureux
confondus
comme en sang
ravages omnipotenciel

la patience de ne rien faire
de ne rien attendre
pour la caresse d'un écho
nommé au détour d'un blâme

le brame de l'hallali
à l'orée du non-retour
le calme en constante clameur
dans le lit de tes armes

dimanche, 06 décembre 2009

lunaire

la douceur ébroue la parure d'indifférence
ne restent que les heures tendres de la nuit
sous les cils givrés de la lune vacante
toute blanche et pure
dans un berceau d'azur
plaquée là intouchable
son halo de cendres
imbibe les replis du songe
et la rage du soleil
l'illumine sans y croire

dimanche, 22 novembre 2009

incarnation

 

L'Homme.jpg
merci à pendantce pour cette interprétation visuelle

 

en pire perte
la résurgence se cabre
mille et un rêve
toujours même
aux bals cons des météores

l'effluve s'entête
et son sillage
trop plein de corolles
noue les cœurs choux-fleurs
en déperditions torrides

la carnation fluctue
sans jamais influer
sur le ton essentiel
la tessiture immuable
de l'éblouissement

dimanche, 08 novembre 2009

étalage

le sang s’étale à pleine langue
des ganglions de rêves éruptant de toute part
trop content d’épingler ailleurs un peu d’absence

le badge s’érige en victoire
pour prétendre ne pas se perdre
sans jamais pour temps se trouver

et le monde fiché dans la poitrine
comme une larme sourde
pèse de toute sa mort sur la solitude

du pouvoir

ils sont bleus
bleus comme l’enveloppement acide du soleil
bleus comme leur vit à la commissure
bleus comme tous les coups de cœur

ils sont battus
d’avance
roués de charisme
floués des autres

ils sont bruts
impitoyables
leurs silences plus létaux que leur verve
et ils ne peuvent rien

vitriol

la brûlure se vitriole
comme si chaque peine
ravivait la flamme
sa douceur insoutenable
son écume déraison
ses douleurs de saison

l’amour s’affale
toujours au bout du souffle
broyé encore et encore
réduit en pluie de cristal
qu’une dernière bouffée disperse
aux azimuts absurdes

tout disparaît

sauf cet éclat incontinent

lundi, 02 novembre 2009

peu importe

je m’importe peu
toujours la perspective s’échine
sans matérialiser un signe

au commencement des innocences
à la saillie des bois de chauffe
en mille lieux comme en sang

tu étires ton art maniaque
en plein contre les parallèles
au plus prêt des feintes accords

scellant la mort encore
dans les éclats d’amour
qui importent si peu

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