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mercredi, 21 novembre 2007

grâce


des cascades de je t'aime
imprègnent les roches quotidiennes

des myriades de papillons dorés
s'évadent des sortilèges arithmétiques

de flamboyantes inflexions de ténor
s'échappent de l'isolement  citadin

tressée aux crinières des étalons du manège pétrifié
la grâce fleurit

mardi, 20 novembre 2007

acuité


acuité lascive
à l'apogée des sens
écrin impossible
en fuite de sens

hors voeux
hors avenir
l'aria critallin
file l'échine
en bulles de feu
livrées à l'instant

folie d'aimer

lundi, 19 novembre 2007

cyclone


l'oeil du cyclone
tourbillonne immobile
lucidité aiguë
de l'insouciance involontaire

un pétale de rose
se détache
dans un bruissement de saveurs
puis un autre
puis un autre
pluie d'or sur les rivages veloutés
gestes tendres
battements de cils au creux de l'ensellure
volupté insensée

samedi, 17 novembre 2007

exhumé


des flots rugissant s'émeut l'insouciance
influx paisible infiltrant la source
éruptions délicieuses d'impudique candeur
transparence du feu au chevet du satin

à la confluence des opposés
naît un nouveau gréement
chaque instant

l'unis
vers
souffle
dans les voiles de l'impensable
épopées émerveillées
au sein de la légende vivante
du féminin exhumé

vendredi, 16 novembre 2007

atomic


l'atome de douceur jouit
de propriétés inimaginables

d'une flexion de cils
il absorbe
tout l'univers perceptible
en de pétillantes farandoles d'éclats diffractés
et s'efface
ainsi
au point sans frontières
de contemplation absolue
le regard humide
de reconnaissance
fasciné
ému
sans retour
dans une gerbe de derniers soupirs

mercredi, 14 novembre 2007

Flocon et Etoile

Flocon 
par le petit prince étoilé

naître
du fond de la maison vide
comme un fruit sans silence
comme une aube sans pas

naître
il y a alors
dans le reflet bleu de la rose
cette attention réinventée
cette simplicité incompréhensible
que le jour décline

tous les matins du monde
j'ai dansé le crépuscule
accroupi dans mes mains
parmi les cordes tendues des arcs-en-ciel

il s'agit dans l'immersion
dans l'étui vert du bois
de ce murmure incessant qui vous accuse
qui vous extirpe de vous-même
qui vous rompt

il s'agit de cette planète
de l'oiseau
tendu vers la lumière

tendu vers l'univers qui lentement éclot

 

 


Étoile

mourir
au bord du néant
comme une feuille sans arbre
comme un crépuscule capturé

 

mourir
il n'est pas
dans l'ombre sang de la pierre
cette distraction constante
cette complexité transparente
que la nuit relève

 

tous les soirs du monde
je m'assoupis dans l'aube
élevée à bout de bras
parmi les rubans souples des plaines

 

il est une poussière
de cannelle
irradiant les ténèbres

 

irradiant la vie qui simplement respire

 

 

fluorescence


dans la fluorescence du regard
naissent buées de grâce
nuées d'harmonie
incantations candides
en bulles de rires
en baumes d'étincelles
en velours d'éblouissement

derrière le ressac du quotidien
paraissent vibrations subtiles
infimes miroitements
perles de soupirs
aux fronts abandonnés
aux silences fredonnés
aux frissons anéantis

dimanche, 11 novembre 2007

ultime accord


Dans l'encadrement,  l'absolu aimante le regard, comblant les rides, le mot d'amour sur la proue de la langue, pétillement d'abandon. L'ouverture vertébrale submerge le spectre cérébral noyant les remous de son aubade arboréale. L'éclat fourmille, enflammant les degrés d'exaltation, foudroyant les automatismes, irradiant les conversations de détails effeuillés sans intention, juste pour effleurer l'essentiel. Les sens, grands fermés, se symbiosent tendrement, écarquillés par l'exubérance de la vie, partenaires de l'accord ultime.

jeudi, 08 novembre 2007

Miroir de Rimbaud


L'original:

 

Les chars d'argent et de cuivre -

Les proues d'acier et d'argent -

Battent l'écume, -

Soulèvent les souches des ronces.

Les courants de la lande,

Et les ornières immenses du reflux

Filent circulairement vers l'est,

Vers les piliers de la forêt, -

Vers les fûts de la jetée,

Dont l'angle est heurté par des Tourbillons de lumière.

 

 

 

Le miroir:

 

Les enclumes de plumes et de verre -

Les moulins de cristal et de plumes -

Flambent les broussailles, -

Couvent les cimes des arbres.

Les ravins de la montagne,

Et les monticules flétris d'élan

Serpentent droit contre l'ouest,

Contre l'abîme de l'océan, -

Contre les lagunes du désert,

Dont les courbes sont léchées par des Vagues de cécité.

 

 

mercredi, 07 novembre 2007

Singing in the rain


Les mots dévalent en mousson de pétales, froufroutant les idées enrubannées pour révéler senteurs anisés, saveurs ambrées. Singing in the rain, just singing in the rain, what a joyous feeling...trempés de dentelles de souffle, tourbillonnants, irrésolus, les yeux aux cieux intimes, une rosée de feu ruisselant des paupières, la gorge bouillonnante de perles de rire...irrémissiblement ravis par le divin délire...

lundi, 05 novembre 2007

réfléchissante


préface de lumière sub-épidermique


la pensée sinue sur la membrane vitreuse
sans parvenir à maculer l'innocence

les ego incrédules s'égosillent
sans troubler la surface réfléchissante

 

épilogue d'abandon béant

unicité amoureuse pour seule foi

vendredi, 02 novembre 2007

extraction


extraction jusqu'à l'abstraction
volutes vertigineuses

 

éviction jusqu'à la combustion

incandescence indécente

 

extinction jusqu'à l'oblitération

blottis au paroxysme

 

connexion jusqu'à la dévotion

unicité extatique

jeudi, 01 novembre 2007

sur soir


infini sursis de soi
sur la voix de soie
la langueur s'incurve

intermittence incubée
à l'abrupte béance
l'hébétude balbutie

le mot se prélasse
en poème épitaphe
puisque l'amour suffit

mardi, 30 octobre 2007

échos d'émaux


les désirs se déchirent
sur les écueils de l'orgueil

les angoisses passent
quand abonde l'abandon

les souffrances se pansent
à la mémoire passoire

et les émaux de mots
se partagent pas sages

entre les coeurs sans aigreur
des éblouis ébahis

dimanche, 28 octobre 2007

catapultés


Les visages se défont au sommet des catapultes, habits d'impotence fantomatiques. La brise voluptueuse esclaffe la fenêtre, arasant les ivoires, les corrompant de notes légères agglutinées en symphonies de couleurs ultra-réelles aux saveurs époustouflantes. L'aube s'enlune d'un crépuscule de nacre où l'or s'attendrit des iridescences de l'azur. Il n'est plus qu'un frémissement tellurique, subjugué à la première larme, par l'insondable source.