jeudi, 23 avril 2009
transie
la fièvre sombre imperceptiblement
elle s’enfonce dans la chair comme dans un sable émouvant
érosion ralentie des effluves du silence
en silence
plus forte que la gravité
la connivence se gausse
petite comptine enfantine
tintinnabule sous les bulles
supplément d’âme seule
abandonne les ailes elles aussi
flotte entre mesure et insensé
dérive de folie transie
16:06 Publié dans intégrale volume 5 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poésie, poème, extase, béatitude, amour, écrire, éveil




