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lundi, 13 avril 2009

abjuration

L’amplitude de la déchirure ne se résorbe pas avec la résignation, elle devient juste plus incandescente comme le rêve familier s’harnache à la tessiture du silence pour ne pas s’écouler. L’insuffisance ne peut étrangler le geyser, elle se confond jusqu’à la verticale des facettes comme la résolution à l’impuissance se pare de flaques de sourires pour mieux s’interloquer. L’ivresse s’acharne, la douceur se parachève, saillie corrosive où s’engloutit l’existence à tous crins. Le rivage se fond à l’horizon, mirage de la source au zénith de fraîcheur, filet d’innocence suivant la ride d’un cheveu blanc. Reste le papillon d’un baiser à la commissure du cœur, là d’où il ne peut s’abjurer.