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dimanche, 25 mai 2008

andelach

arbre chante les cieux frais
eau dorée erre de flamme en nuit
sans jamais refermer la mer
ombre de neige s'enracine
comme un pont de gloire
seul seigneur des collines
reluisantes

sur le scénario d'un petit prince étoilé

vendredi, 23 mai 2008

fourmillement

un éclair au seuil des reins
trait de douceur infinie
combustion consensuelle
sur les rivages ravagés

le pas de la statue
saisie à l’ombre du piédestal
silhouette affranchie
cinglante de lumière

séquence interminable
renouvellement endémique
comme des volutes de carmin
étreignant l’azur au zénith

apnée intime
subjuguée de facettes
dans les abysses de luxuriance
où fourmille l’amour

mercredi, 21 mai 2008

présence


une présence comme un soupir
narguant la distance
une intimité plus vibrante
voile dans l'ouragan
pure étoffe d'insensé
quand les sens s'insensibilisent
ni comptes
ni légendes
ni perte ni profit
pour l'aveugle confiance

lundi, 19 mai 2008

vibes

le corps des phrases ondule
la chair des mots s'émeut
la substance s'entrelace éperdue
le verbe enlace le superlatif
les lèvres ont fondu sur le papier glacé
la pulpe s'est doucement mêlée à l'encre
qui aurait pu différencier le ciel de la terre
le soleil des ténèbres?
qui sacrifierait le temps au creux
la vertu à la folie?
seuls les enfants vont en riant
sous les longs cheveux des étoiles